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Accidents de circulation

Labé : bilan des accidents le jour et le lendemain de la fête de ramadan

Cette année, dans la ville de Labé, plus de dix accidents de circulation ont été enregistré en moins de 48 heures, le jour et le lendemain de la fête de l’Aid El Fitr marquant la fin du mois de ramadan.

Au commissariat spécial de la sécurité routière de Labé, le commandant Tidiane Sano fait le bilan. « Le lendemain de la fête, nous avons enregistré six cas d’accidents dont un cas impliquant une voiture et un motard. Il y a eu un blessé grave car le motocycliste a eu une fracture. Le second cas c’est encore une collision auto-moto avec des blessures légères mais des dégâts matériels considérable suivi de délit de fuite. Mais comme il y a une organisation sur pied, nous ferons tout pour mettre main sur lui », a-t-il expliqué.
A l’hôpital régional de Labé où les victimes ont été directement orientées, le directeur général, Dr Attaoulaye Sall, parle d’une dizaine de blessés dont l’un d’entre eux a succombé quelque temps après son évacuation : « on a eu une jeune fille qui a été victime d’un accident de la voie publique, qui est arrivée ici et qui est décédée moins d’une heure après son admission. Ensuite, on a enregistré six cas de fractures fermées et des fractures ouvertes qui sont associées à des plaies. Il y a également eu six cas de légions qu’on peut dire bénignes plus deux cas de traumatisme crânien qui ont nécessités des mises en observation », a-t-il précisé.

Trouvé dans son lit de malade, Mamadou Saliou Diallo conducteur de taxi-moto qui a été victime d’accident de la circulation le lendemain de la fête de ramadan, raconte sa mésaventure: « j’ai pris des passagers pour Safatou à la devanture de l’hôpital, arrivé au carrefour Tinkisso, une personne qui venait dans une Mercedes au sens inverse et qui aurait commis beaucoup de dégâts vers Safatou et tentait de s’échapper est venue nous renverser. J’ai eu la chance je ne suis pas mort. J’ai eu des blessures au pied gauche et à la tête » affirme-t-il.

Selon le responsable de la sécurité routière de Labé, les accidents sont occasionnés par quatre choses : « premièrement, il y a l’excès de vitesse, le changement de direction sans précaution, manque de maîtrise ; mais qu’est-ce qui est à la base de tout cela c’est l’alcool » conclut le commandant Tidiane Sano.

L’artiste Dioumessy et son manager tués dans un accident à Kouroussa (de notre correspondant)

Un grave accident de circulation s’est produit ce mercredi à 18 heures sur la nationale Conakry – Kankan, précisément dans le district de Saraya situé à 60 Km du centre de Kouroussa.

A l’origine, c’est un camion qui a fait une collusion avec une voiture de marque Volvagen immatriculée RC 9363 A. A bord du véhicule six passagers en provenance de Conakry pour Kankan.

Selon des informations recueillis sur les lieux du drame, le camion remorque en provenance de Kankan a perdu son contrôle. En voulant éviter un bœuf, il est entré en collusion avec la voiture Volvagen. Au total, les six passagers, tous âgés de  moins de 20 ans, y ont trouvé la mort sur place.

Le véhicule des victimes  était à  vive allure quand brusquement le chauffeur a perdu  le  contrôle de son véhicule. Les habitants qui ont accouru sur les lieux pour savoir ce qui s’est passé sont tombés sur l’horreur, celui des corps sans vie gisant dans une mare de sang sur le bitume, la Volvagen entièrement froissée. Des images insupportables pour bien de curieux.

Informé, le préfet Souleymane Keïta et le syndicat se sont rendus sur les lieux du drame, pour l’instant  des dispositions sont en train d’être prises pour identifier les corps. Les corps des victimes sont actuellement à la morgue à l’hôpital préfectoral de Kouroussa.

Le chauffeur est actuellement dans les locaux de la gendarmerie pour des faits d’enquête. Les corps des victimes sont attendus à Conakry  le jeudi 22 juin 2017 pour l’enterrement.

Aux dernières nouvelles, il semble que parmi les victimes, il y aurait l’artiste Dioumsessy et son manager. Le groupe de jeunes se rendait à Kankan où il devait tenir un concert.

Accident tragique de Dubréka : le témoignage émouvant et poignant de la croix rouge de Kaback

En séjour à Kaback, votre quotidien électronique, Guinéenews, a tendu le micro au président de la commission sous-préfectorale de la croix rouge de Kaback, Mamady Guilavogui, qui fait un témoignage émouvant.

Depuis samedi, tout Kaback était en mouvement. Cela fait suite à l’accident terrible qui s’est produit à Dubréka. Tout est parti des préparatifs d’un mariage qui devait se tenir à Koba. 33 passagers étaient concernés par ce voyage dans un car appelé Bambanyi. A mi-chemin, le véhicule prenait des passagers. De Kaback jusqu’au marché, ils ont dépassé Manfrinyah, ils sont partis jusqu’à une cinquantaine de passagers. De Mafrinyah à Coyah, ils ont atteint la soixantaine. Arrié à Dubréka, l’accident a eu lieu. Le samedi à 20h, nous avons reçu 18 corps. On avait annoncé 19 corps. Mais moi, personnellement, j’ai recensé, avec la population et les parents des victimes, 18 corps, dont 11 femmes. Parmis ces femmes, il y avait un bébé recouvert par sa maman lorsqu’on prenait les corps. Malheureusement, la maman, Yarie Sylla, était morte tout comme son bébé, M’mah Soumah. Depuis samedi nuit, on était dans les démarches. On a identifié les corps. On a enterré trois corps, qui ne pouvaient attendre le matin. Parmi les 18 corps, il y avait deux corps qui n’étaient pas des ressortissants de Kaback. L’un était le fils d’un cadre, qui s’était embarqué à Coyah. Celui-ci devait voyager sur sa moto, selon son père, mais il a préféré s’embarquer dans le minibus comme le transport était gratuit. En Guinée, quand on dit gratuit, tout le monde veut en profiter sans regarder la norme. C’est ce qui explique la hausse des passagers. Le père de cette victime-là est venu chercher le corps de son enfant. Le chauffeur du véhicule n’était pas de Kaback. Son corps a été transféré à Forécariah pour l’enterrement. Lorsqu’on a enterré les trois, ce dimanche matin, on a eu à enterrer treize autres corps derrière la mosquée de Kaback, soit 16 corps. On vient d’enterrer trois encore. Parmi ces victimes il y a une fille, qui était mon élève. Elle devait faire la neuvième année, Mama Aissata Youla. Elle était du convoi. Je l’ai enseigné au primaire. Elle faisait la 8e année, plus deux autres garçons. Dans ce lot, le corps enseignant est en deuil. Il n’y a que mes élèves. C’est ma promotion, qui a trouvé la catastrophe. Les trois sont là. On est prêt pour aller les enterrer.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial à Kaback, pour Guinéenews

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