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Aboubacar Sylla

Promulgation du Code électoral révisé: Aboubacar Sylla dénonce une violation de la Constitution

Le nouveau Code électoral à peine promulgué,  le président de l’Union des Forces du Changement (UFC), Aboubacar Sylla, crie à la violation de la Constitution et parle d’un manque de respect pour l’Assemblée nationale. Il a fait cette dénonciation ce vendredi 28 juillet, au téléphone de Guinéenews.

Se référant à la Constitution, Aboubacar Sylla a fait remarquer qu’il y avait une possibilité pour convoquer une session extraordinaire parlementaire dès  le 5 août pour que les députés se penchent sur l’adoption du nouveau Code électoral, tout en tenant compte des observations de la Cour Constitutionnelle.

 «D’après la Constitution, un mois  après la clôture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, qui a eu lieu le 5 juillet dernier, donc le 5 août, environ dix jours, on aurait pu convoquer une session extraordinaire pour adopter les nouveaux amendements apportés par la Cour Constitutionnelle, étant donné qu’ils ne vont pas l’objet de polémique. En 24 heures, le nouveau Code électoral aurait pu être expédié et promulgué très rapidement par le chef de l’Etat avant dix jours», a expliqué Aboubacar Sylla.

 Dans la même logique, Aboubacar Sylla a souligné que le sacro-saint principe de séparation des pouvoirs fait que personne ne peut toucher à une loi ou la modifier si ce n’est pas le Parlement. «Le président de la République ne peut pas le faire, la Cour Constitutionnelle n’est pas permise, c’est seulement l’Assemblée nationale qui peut modifier une loi ou introduire des amendements…», a-t-il précisé.

 Plus loin, M. Sylla s’est dit surpris de voir que la loi sur le Code soit promulgué pendant que tout le monde s’attendait qu’il retourne à l’Assemblée nationale, pour la seconde lecture afin d’être amendé et adopté. «Une chose reste certaine : ni le président de l’Assemblée nationale, ni le bureau de l’Assemblée nationale ne peut parler au nom de l’Assemblée nationale», a-t-il précisé.

 

 

UFDG: Dalein confirme le meeting de Kaloum et ne force la main à personne pour y participer

 « Même les militants de l’UFDG qui ne veulent pas manifester, sont libres»

L’opposition compte organiser un meeting géant ce dimanche 16 juillet à Conakry. Cette rencontre se fera sans Jean-Marc Telliano, Mouctar Diallo et Aboubacar Sylla qui ont décidé de ne pas y participer.

A l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), ce samedi 15 juillet, Cellou Dalein Diallo a assuré ses militants de la tenue de ce meeting à Kaloum.

« Notre meeting de Kaloum aura lieu », a-t-il confirmé, avant d’inviter ses militants à la discipline durant toute la période du meeting. « Lorsque le gouvernement accepte de se référer à la loi et aux principes républicains, nous restons toujours républicains. Nous invitons tous nos militants de faire preuve de retenue et de discipline. Vous savez que nous n’avons jamais voulu qu’un usager de route ou un riverain de la route soient gênés dans leur mobilité, dans leur droit de vaquer à leurs affaires. C’est le pouvoir qui est paniqué. Il a peur », a-t-il déclaré.

Trois membres de l’opposition républicaine ne vont pas participer aux différentes actions que va mener le reste de l’opposition pendant cette semaine. Mais, selon Cellou Dalein, l’UFDG n’est pas isolée, parce qu’elle compte assez de militants : « Ils vont dire qu’aujourd’hui l’UFDG est isolée, mais un parti, c’est la masse qui compte. Vous voyez toutes ces adhésions. Je sais qu’à l’intérieur du pays, depuis mon départ, les adhésions, c’est par centaine. A N’Zérékoré, depuis mon départ, il y a eu la mise en place de 22 comités de base dans les 24 quartiers de la commune urbaine. Trente hauts cadres natifs de la ville ont adhéré à l’UFDG.»

Revenant sur le retrait de certains membres de l’opposition de l’organisation des manifestations, le président de l’UFDG réitère que même la liberté, le droit des militants de son parti qui ne veulent pas manifester sont respectés : « je rappelle que c’est une manifestation de l’opposition républicaine. Il y a des partis de cette opposition qui ne veulent pas participer à la manifestation. On a traité ça. Il n’y a pas de problème. J’ai dit, même les militants de l’UFDG qui ne veulent pas manifester, on respecte leur liberté, leur droit de choisir. »

Plus loin, il rappelle que la manifestation est un droit constitutionnel que personne, qui qu’il soit, ne devait empêcher : « Il ne faut pas qu’on considère que l’organisation d’une manifestation comme une provocation. La Constitution donne le droit à ceux qui le veulent, d’aller manifester sur les voies et places publiques. Celui qui ne veut pas, c’est un droit. Celui qui veut violer ce droit, c’est lorsque le maire avait tendance à refuser tout regroupement à Kaloum, c’est lorsque des gens disent qu’ils vont empêcher. C’est de la violation de la Constitution. Ils doivent répondre devant la justice. La Constitution ne peut pas donner un droit et qu’un simple citoyen se lève pour dire qu’il va l’empêcher ou faire des contremanifestations. Il faut que l’Etat prenne des dispositions pour faire savoir à ces individus que ce n’est pas de leur responsabilité de refuser par la force physique l’organisation d’une manifestation. Restons mobilisés et unis. »

Pour la tenue de ce meeting dans des meilleures conditions, les organisateurs et le gouvernorat de la ville de Conakry se sont réunis pour prendre les dispositions nécessaires. Les forces de sécurité assureront la sécurité des militants jusqu’à la fin du meeting, rassure le chef de file de l’opposition.

 

Paysage politique guinéen : Le FAD à l’abordage de l’UFDG

Championne en inconstance politique, la Guinée vient de voir émerger un autre îlot politique constitué et composé d’éléments issus de l’effritement du principal parti de l’opposition, l’UFDG. Comme celui au Pouvoir qui ne finit pas de tanguer, cette dernière est aussi entrée dans la zone de turbulence où le roulis est impétueux.

Le spectacle d’ensemble est haut en couleur. Comme ceux qui ne savent pas choisir leurs jeux et leur camp pour les changer à tout bout de champ, les politicards guinéens font voir de toutes les couleurs à leurs militants et partisans qui sont obligés d’abhorrer une couleur puis de l’arborer ou de l’arborer avant de l’abhorrer suivant les rumeurs et orientations capricieuses de leurs leaders.

L’UFDG n’a plus rien à envier de piteux au RPG et vice-versa. Le Front pour l’Alternance Démocratique, FAD,  ça a un air du presque déjà entendu dans un autre rêve, mais là n’est pas la principale question, qui est de savoir si ce FAD est assez salé pour ne pas affadir la sauce de l’UFDG, même si dans le camp de Cellou Dalein Diallo l’on fait semblant d’être de marbre alors que la lame de fond cisaille mal. Puisque même sans véritable poids politique trop prépondérant, les partants pesaient ‘’cosmétiquement’’ pour donner une certaine apparence de beau et de grand.

Dans le camp du FAD des lâchés qui ne peuvent rassembler que les mécontents de l’UFDG, il faut aller dans le sens du mécontentement et l’accentuer en faisant des révélations croustillantes. On va en entendre plus que souvent, ce serait le leitmotiv et la substantive moelle de survie du FAD, dans les prochaines échéances. Chanter la palinodie, les maîtres chanteurs sont les plus qualifiés mais tous n’ont pas l’étoffe ni la voix. On entendrait mal Aboubacar Sylla retourner encore une fois veste et langue, lui qui a été le digne et l’inamovible porte-parole de l’opposition pendant toutes ces années de turbulences et de joutes verbales où il a souvent confondu Amara Damaro. S’il se hasardait à faire cocorico dans le sens inverse, Damaro va rire sous cape et dans sa barbe…

Du coup, les lâchés-frustrés du RPG qui commençaient à se faire une place au soleil, ne savent plus sur quel pied danser. Dans cette déliquescence, quel camp vont-ils choisir ou vont-ils créer une autre formation politique hétéroclite ?

En attendant, qui est le leader pas trop en porte-à-faux avec la logique pour faire démarrer ce FAD ?

 

Paysage politique guinéen : Le FAD à l’abordage de l’UFDG

Championne en inconstance politique, la Guinée vient de voir émerger un autre îlot politique constitué et composé d’éléments issus de l’effritement du principal parti de l’opposition, l’UFDG. Comme celui au Pouvoir qui ne finit pas de tanguer, cette dernière est aussi entrée dans la zone de turbulence où le roulis est impétueux.

Le spectacle d’ensemble est haut en couleur. Comme ceux qui ne savent pas choisir leurs jeux et leur camp pour les changer à tout bout de champ, les politicards guinéens font voir de toutes les couleurs à leurs militants et partisans qui sont obligés d’abhorrer une couleur puis de l’arborer ou de l’arborer avant de l’abhorrer suivant les rumeurs et orientations capricieuses de leurs leaders.

L’UFDG n’a plus rien à envier de piteux au RPG et vice-versa. Le Front pour l’Alternance Démocratique, FAD,  ça a un air du presque déjà entendu dans un autre rêve, mais là n’est pas la principale question, qui est de savoir si ce FAD est assez salé pour ne pas affadir la sauce de l’UFDG, même si dans le camp de Cellou Dalein Diallo l’on fait semblant d’être de marbre alors que la lame de fond cisaille mal. Puisque même sans véritable poids politique trop prépondérant, les partants pesaient ‘’cosmétiquement’’ pour donner une certaine apparence de beau et de grand.

Dans le camp du FAD des lâchés qui ne peuvent rassembler que les mécontents de l’UFDG, il faut aller dans le sens du mécontentement et l’accentuer en faisant des révélations croustillantes. On va en entendre plus que souvent, ce serait le leitmotiv et la substantive moelle de survie du FAD, dans les prochaines échéances. Chanter la palinodie, les maîtres chanteurs sont les plus qualifiés mais tous n’ont pas l’étoffe ni la voix. On entendrait mal Aboubacar Sylla retourner encore une fois veste et langue, lui qui a été le digne et l’inamovible porte-parole de l’opposition pendant toutes ces années de turbulences et de joutes verbales où il a souvent confondu Amara Damaro. S’il se hasardait à faire cocorico dans le sens inverse, Damaro va rire sous cape et dans sa barbe…

Du coup, les lâchés-frustrés du RPG qui commençaient à se faire une place au soleil, ne savent plus sur quel pied danser. Dans cette déliquescence, quel camp vont-ils choisir ou vont-ils créer une autre formation politique hétéroclite ?

En attendant, qui est le leader pas trop en porte-à-faux avec la logique pour faire démarrer ce FAD ?

 

Crise politique: l’agenda des manifs de l’opposition dévoilé en l’absence des leaders du FAD

Lors de sa réunion tenue ce jeudi 6 juillet au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à Hamdallaye-CBG, l’opposition a dévoilé son calendrier de manifestations.

A l’absence d’Aboubacar Sylla, c’est Alhouseine Makanera Kaké qui a été désigné porte-parole du jour.

Dans son compte rendu, M. Kaké a fait savoir que l’opposition a décidé d’organiser le premier meeting de sensibilisation le 16 juillet à Kaloum, un autre à Matoto le 22 juillet puis un troisième meeting le 23 juillet à Ratoma.

Quant à la manifestation, elle est prévue pour le 2 août 2017. L’itinéraire de cette marche n’a pas été dévoilé. Selon l’opposition, elle a décidé de faire ces meetings et manifestations pour dénoncer la « mauvaise foi » du gouvernement à appliquer l’accord politique du 12 octobre 2016. A date, souligne Makanera, seul un point a été appliqué, c’est celui concernant la libération des militants arrêtés lors des violences électorales.

Aboubacar Sylla de l’UFC, Mouctar Diallo et Jean Marc Telliano du RDIG se sont fait représentés à cette rencontre. Il faut rappeler que ces derniers ont créé une alliance politique et électorale dénommée Front pour l’alternance démocratique (FAD). Ces leaders avaient déclaré récemment qu’ils restent toujours membres de l’opposition républicaine, mais qu’ils n’approuvaient pas la tenue des manifestations.

 

Crise politique: l’agenda des manifs de l’opposition dévoilé en l’absence des leaders du FAD

Lors de sa réunion tenue ce jeudi 6 juillet au QG de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à Hamdallaye-CBG, l’opposition a dévoilé son calendrier de manifestations.

A l’absence d’Aboubacar Sylla, c’est Alhouseine Makanera Kaké qui a été désigné porte-parole du jour.

Dans son compte rendu, M. Kaké a fait savoir que l’opposition a décidé d’organiser le premier meeting de sensibilisation le 16 juillet à Kaloum, un autre à Matoto le 22 juillet puis un troisième meeting le 23 juillet à Ratoma.

Quant à la manifestation, elle est prévue pour le 2 août 2017. L’itinéraire de cette marche n’a pas été dévoilé. Selon l’opposition, elle a décidé de faire ces meetings et manifestations pour dénoncer la « mauvaise foi » du gouvernement à appliquer l’accord politique du 12 octobre 2016. A date, souligne Makanera, seul un point a été appliqué, c’est celui concernant la libération des militants arrêtés lors des violences électorales.

Aboubacar Sylla de l’UFC, Mouctar Diallo et Jean Marc Telliano du RDIG se sont fait représentés à cette rencontre. Il faut rappeler que ces derniers ont créé une alliance politique et électorale dénommée Front pour l’alternance démocratique (FAD). Ces leaders avaient déclaré récemment qu’ils restent toujours membres de l’opposition républicaine, mais qu’ils n’approuvaient pas la tenue des manifestations.

 

Elections communales: trois partis d’opposition créent un front électoral

Le calendrier des élections communales n’est pas encore dévoilé, mais déjà, les partis politiques commencent à affuter leurs armes. Les partis ‘’Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, l’Union des Forces du changement (UFC) d’Aboubacar Sylla et le Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG) de Jean-Marc Telliano affinent leur stratégie en vue de ces prochaines échéances électorales.

En vue de réaliser une belle performance lors de ces élections communales, puis les législatives et la présidentielle, ces partis viennent de créer le Front pour l’Alternance Démocratique (FAD).

«Les partis politiques ont décidé de renforcer leur union, d’unir leurs efforts et de prendre ensemble leurs responsabilités historiques pour sceller une alliance durable dans l’esprit de convivialité et de fraternité capable de provoquer une véritable alternance en Guinée. Par ce rassemblement, les partis politiques membres de cette alliance entendent construire et entretenir une alliance politique solide fondée sur des principes démocratiques et de l’Etat de droit ainsi que sur des valeurs de tolérance, de dialogue, de recherche constante du compromis et de paix », a déclaré Aboubacar Sylla, président de l’UFC à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont tenue ce lundi 3 juillet à Conakry.

Parlant des actions que mèneront les membres du FAD, Aboubacar Sylla explique : «les partis alliés sont convenus de la mise en œuvre des mesures suivantes :  développer ensemble une stratégie efficace pour la prochaine victoire aux élections locales, aux élections législatives de 2018 ainsi qu’à la présidentielle en 2020 ; développer des candidatures concertées pour les élections à venir ; présenter des listes communes et de mettre en œuvre des stratégies désistement réciproque pour maximiser leur chance de victoire ; créer ensemble des structures de coordination des élections par el suivi des processus électoraux jusqu’à la proclamation des résultats ; coordonner ensemble les différentes campagnes électorales dans un esprit d’équité et de compréhension mutuelle ; procéder à l’élaboration d’un programme commun de gouvernement en cas de victoire à l’élection présidentielle. »

Selon les conférenciers, la création de cette alliance n’est pas synonyme à un départ de l’opposition républicaine qui serait une organisation informelle. Cette alliance est également par le fait que l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) veut aller en solo lors des élections communales.

 

Conakry: c’est parti pour les échanges sur les systèmes électoraux sous- régionaux

Avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le gouvernement guinéen a organisé ce mercredi 7 juin un atelier d’imprégnation et de croisement des expériences en matière électorale dans la sous-région. Durant trois jours, les participants échangeront sur les systèmes électoraux, a-t-on constaté sur place.

C’est le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé qui a lancé les travaux dudit atelier. Il était entouré par le ministre Conseiller spécial du président de la République, Tibou Kamara, le ministre Thierno Ousmane Diallo de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat et celui du Commerce, Marc Yombouno.

Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo représenté par son porte-parole, le député Aboubacar Sylla, a indiqué qu’ils ont toujours déploré en Guinée le déficit de dialogue qui a généré et amplifié le déficit de confiance entre les acteurs politiques.

«Cette rencontre découle de la nécessité pour notre pays de se doter d’un instrument efficace suscitant la confiance pour l’organisation des élections de manière en sorte à ce que la Guinée rentre dans le cercle restreint des pays où les élections sont passées et les résultats ont été acceptés par tous les compétiteurs électoraux. Nous avons déjà un cadre légal qui est le code électoral et le code des collectivités locales qui n’ont pas fait encore l’objet de promulgation. Nous sommes en train de nous acheminer vers la mise place d’un cadre institutionnel adéquat. Nous avons déjà fait une proposition de loi dans ce cadre à l’Assemblée Nationale. Mais cette proposition peut être certainement enrichie par les expériences acquises par les uns et les autres au terme de cet atelier», a-t-il dit.

Poursuivant son intervention, le leader de l’UFC a fait comprendre que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) présente beaucoup de lacunes. En 2013 lors des élections législatives, M. Sylla a rappelé que l’institution a été entourée par des experts internationaux avant de souhaiter  leur présence pour les échéances à venir afin d’obtenir des élections apaisées dans notre pays.

Dans le même sillage, Aboubacar Sylla a ajouté que la Guinée est vastement en retard en matière  de calendrier électoral. «Les élections communales devraient se ternir il y a 7 ans, les mandats ont expiré sans être renouvelé. Nous avons une administration locale qui n’a  aucune légitimité…», a-t-il fustigé.

Prenant la parole, le président du groupe parlementaire la majorité présidentielle, Amadou Damaro Camara a déclaré qu’aucun processus électoral n’est parfait. Pour preuve, Damaro Camara a indiqué que l’élection présidentielle française qui vient de se tenir, il y a juste un mois, a révélé que 500 mille voix étaient biaisées. «Nos problèmes sont souvent techniques que émotionnels. Rien que le patronyme de quelqu’un, on peut lui déterminer son camp politique. De toutes les façons, nous sommes disposés à doter notre pays d’une structure qui doit prendre en charge des élections», s’est-il engagé.

Dans la même logique, Amadou Damaro Camara a déploré le fait que la classe politique a beau incriminé le travail du Comité National de Transition (CNT) qui avait proposé une CENI technique. «Nous sommes à l’orée de faire une loi sur la CENI, celle qui existe, a des insuffisances parce qu’elle a été adoptée dans l’émotion politique et dans la pression. Nous avons toujours fait des lois pour les élections futures et non pour les générations futures», a-t-il dénoncé.

S’exprimant sur la rencontre, Damaro Camara a réitéré qu’ils sont prêts et ouverts au dialogue, à son respect et à toutes les expériences qui viennent d’ailleurs. «Au Burkina, malgré la manière du changement du régime, la CENI a survécu. Il y a eu plusieurs d’élections au Ghana, au Sénégal malgré l’organisation des élections par le ministère de l’Intérieur, cela n’a pas empêché l’alternance», a-t-il fait savoir.

Dans son allocution, l’ancien ministre Malien, Mohamed Salia Sokona qui s’exprimait au nom du Secrétaire Général de la Francophonie, a félicité les acteurs politiques pour ce qu’il appelle la détente observée au cours de ces dix derniers mois. «Cet atelier qui nous rassemble aujourd’hui révèle d’une
importance particulière en ce sens qu’il devra permettre d’aborder
et d’approfondir la réflexion sur un aspect clé de la vie politique
nationale et peut-être susciter au-delà des frontières de la Guinée, un
débat utile sur l’avenir des organes de gestion des élections mises en
place en Guinée et en Afrique
», a-t-il précisé.

Poursuivant, M. Sokona a souligné qu’il n’y a point de modèle parfait d’élection qui puisse être transposé ou imposé en toute circonstance ou à chaque contexte. Mais plutôt une démarche plus crédible pouvant être entreprise dans ce domaine, devrait nécessairement prendre en compte les réalités politiques, sociales économiques et culturelles de chaque pays.

 Au nom du chef de l’Etat Alpha Condé, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé a rappelé que  la rencontre se tient au lendemain du Dialogue politique inter guinéen qui a abouti à l’Accord politique du 12 Octobre 2016, dont l’une des  principales recommandations a permis de mettre en place le Comité de Suivi de la mise en œuvre des points dudit Accord Politique.

Selon Bouréma Condé, cette rencontre est la volonté politique du président Alpha Condé afin de créer les meilleures conditions d’un développement durable à édifier sur un substrat de stabilité sociopolitique, qui engage tous les acteurs de la vie nationale.

 Avec l’avènement de la démocratie pluraliste en Afrique à partir des années 90, le ministre Condé laisse entendre que la République de Guinée a connu plusieurs organes de gestion, de contrôle et de supervision des élections. Il s’agit notamment : De 1991 à 1995 : Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. En 1998 : Le Haut Conseil aux Affaires Electorales. En 2002 : Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et le Haut Conseil aux Affaires Electorales. En 2005 : Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et la Commission Electorale Nationale Autonome. De 2010 à nos jours : la Commission Electorale Nationale Indépendante avec pour partenaire technique, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Prenant son exemple sur certains pays africains, le Général Bouréma Condé la Guinée n’a pas été à l’abri des différentes remarques liées à des imperfections qui ont marqué leurs processus électoraux. Pourtant, précise-t-il, cette situation constitue une source permanente de contestations avant, pendant et après les élections quand les résultats sont proclamés.

«On assiste alors à des manifestations meurtrières accompagnées de dégâts matériels et financiers difficilement quantifiables tant ils sont énormes. Les exemples sont légion à travers le monde. En tout état de cause, les origines de ces anomalies préjudicielles doivent être recherchées dans la fiabilité de nos systèmes électoraux qui n’ont pas atteint les objectifs de crédibilité, de sincérité et de transparence, qu’on attendait d’eux, toutes choses source de paix et de quiétude sociale».

Tirant donc les leçons  des contingences électorales passées, le ministre Condé a affirmé que le Gouvernement, dans sa mission de paix et prenant acte de la volonté des acteurs politiques et sociaux, a jugé nécessaire de réunir des experts de haut niveau, pour nous mettre à l’école  des avantages et inconvénients des différents systèmes électoraux pratiqués dans les mêmes contextes sociopolitiques que notre pays.

 Plus loin, Bouréma Condé a insisté que cette rencontre doit leur amener à échanger sur la gestion électorale de nos pays respectifs, d’en tirer les meilleures expériences et leçons afin de les accommoder à la jurisprudence électorale.

«Aujourd’hui, l’espoir est permis aux guinéennes et guinéens de s’assurer que les facteurs endogènes et exogènes entravant le bon déroulement de nos différents processus électoraux sont identifiés et les solutions possibles, susceptibles d’être trouvées afin que tous les acteurs du processus électoral regardent dans la même direction pour l’organisation parfaite des prochains scrutins», a-t-il expliqué.

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Assemblée nationale: les libéraux démocrates dénoncent les dysfonctionnements de l’institution

Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 31 mai, les députés du groupe parlementaire libéral démocrate a accusé le président de l’Assemblée nationale d’avoir violé l’article 35 de la Constitution relative à la déclaration de ses biens mais aussi beaucoup d’autres lois, dont le Règlement intérieur. Des dysfonctionnements qui, selon eux, empêchent le fonctionnement normal de l’institution.

« Il y a beaucoup de violations et de la Constitution et de la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale… Il faudrait donc que le groupe parlementaire libéral démocrate exprime pourquoi ces dysfonctionnements existent, exprime totalement son désaccord par rapport à la façon dont le parlement est géré. La responsabilité incombe au bureau de l’Assemblée nationale, surtout à la mouvance présidentielle, puisque n’étant pas majoritaires, nous ne pouvons que faire des propositions. Et ces propositions ne suivent pas la procédure normale pour qu’elles fassent l’objet de débats et éventuellement d’adoption », a déclaré au cours de cette conférence Aboubacar Sylla, président de l’Union des forces du changement (UFC).

Quant au président du groupe parlementaire libéral démocrate, le Dr Fodé Oussou Fofana, il a résumé les dysfonctionnements qui minent le parlement en cinq points : « le refus systématique de procéder au renouvellement annuel du bureau  et des commissions générales de l’Assemblée nationale, en violation des articles 14 et 25 du Règlement intérieur. Les propositions de lois initiées par les députés de l’opposition n’ont pas été programmées dans les délais impartis, en violation de la procédure législative. Il en est ainsi des propositions relatives au code électoral et à la CENI. La demande de mise en accusation du président de la République a été ignorée et classée sans suite par le bureau de l’Assemblée nationale. Les nombreuses actions initiées par les députés en termes de résolutions portant mise en place des commissions d’enquête parlementaire ou des questions au gouvernement sont classées sans suite. A ces manquements, s’ajoute la gestion opaque du budget de l’Assemblée nationale et le mutisme coupable de son président dans le débat sur le statut et les avantages du chef de file de l’opposition. »

Autres manquements dénoncés, cette fois, par Ousmane Gaoual Diallo, c’est le ‘’refus’’ de l’Assemblée nationale de désigner ses six membres à Haute Cour de Justice chargée de juger le président de la Républiques et les ministres. A cela, le député uninominal de Gaoual ajoute que les députés ont déposé des résolutions pour des enquêtes parlementaires sur les écoutes téléphoniques dont seraient victimes les populations entre autres, et la proposition de loi sur la règlementation des loyers en Guinée.

Pour sa part, Mouctar Diallo, président des Nouvelles forces démocratiques (NFD), a affirmé que le président de l’Assemblée nationale a violé l’article 35 de la Constitution, en ‘’refusant’’ de faire la déclaration de ses biens.

 

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Affaire 500 millions: Bantama clashe à nouveau Cellou et ses ‘’lieutenants’’

S’exprimant ce samedi 20 mai sur l’affaire des 5 milliards représentant le budget de fonctionnement du chef de file de l’opposition, le ministre-conseiller à la Présidence, Sanoussy Bantama Sow, n’a pas fait de cadeau au président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo. C’était à la faveur de l’Assemblée hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel à Gbessia.  

Introduit par la présidente de séance, Hadja Nantou Chérif, coordinatrice nationale du RPG Arc-en-ciel, Bantama Sow a déclaré que Cellou Dalein Diallo est un opposant de luxe qui aspire à un budget de fonctionnement, un véhicule de commandement, des gardes du corps etc.

Toujours dans son intervention, Bantama Sow s’est exprimé sur la défection enregistrée au sein de l’UFDG, avec le départ de son jeune ‘’Intello’’ pour le RPG Arc-en-ciel. Bantama Sow a affirmé que le député de Gaoual, Ousmane Diallo, a qualifié cette défection d’un échec de l’UFDG. Plus loin, il a rappelé que les portes du RPG Arc-en-ciel sont ouvertes à tous ceux qui se battent pour l’unité de la Guinée.

 «Nous avons appris beaucoup de choses. Je dis merci au porte-parole du PEDN, parce que les gens avaient caché cet argent et ils ne voulaient pas en parler. Je rappelle que ce n’est pas une première. L’habitude est une seconde nature. Nous avons vu ce monsieur, il a fait plus de 11 ans  au sommet de l’Etat, mais le résumé de ces 11 ans, ce sont les rails, l’avion Air Guinée, je m’arrête là. Dans l’opposition, après les évènements du 28 septembre 2009, beaucoup de leaders politiques ont reçu deux milliards chacun pour dédommagement. Je pose la question si un seul militant de l’UFDG avait reçu un franc pour son traitement ou pour rembourser ses biens perdus.  Récemment, mon frère Bah Oury a demandé qu’on audite la gestion de 2010 de l’UFDG. Je ne pense pas si le peuple de Guinée peut être naïf au point de confier la gestion de ce beau pays à des personnes qui ne travaillent que pour elles seules. C’est pourquoi je dis que c’est un opposant de luxe. Budget de fonctionnement, voiture de service, garde du corps, protection du domicile, rang officiel, voilà ses rêves. Cela veut dire que c’est un opposant de luxe. Il veut juste prendre de l’argent et envoyer des gens dans la rue. Est-ce qu’un seul jour, Alpha Condé, quand il était opposant, a pris l’argent de l’Etat. Alpha Condé a fait la prison, il a subi des menaces, ses militants ont été assassinés. C’est pourquoi je dis qu’il y a des opposants parmi les opposants. Alpha Condé a été député, un seul jour, il n’a touché à son salaire. Elhadj Tidiane Traoré, ministre conseiller et Dr. Mohamed Diané ministre à la présidence, chargé de la Défense Nationale  peuvent témoigner. Il a toujours reversé son salaire dans la caisse du parti. Voilà un leader, mais les leaders qui disent que 500 millions mois ne sont pas pour la gestion du parti alors que c’est le parti qui a fait de lui chef de file de l’opposition (…).

Si ce n’est pas à cause du nombre de députés à l’Assemblée Nationale, j’appellerais Aboubacar Sylla, leader de l’opposition, parce que c’est lui qui est au front, parce que c’est lui qui a un ton d’opposant, c’est lui qui discute et maintenant comme il y a l’argent, le fruit du travail, il n’est pas associé. Je lui demande s’il a été informé quand Koto Cellou… je sais qu’il ne l’a pas l’appelé. Combien de personnes ont perdu la vie ? Le fonctionnaire guinéen est payé à combien ? Le ministre guinéen est payé à combien ?… Si une seule personne perçoit 500 millions de francs guinéens par mois, je me demande, est-ce nous serons crédibles devant le peuple de Guinée. Ce n’est pas responsable, il faut que les autres partis revoient la situation, car je ne sais pas comment ça va se passer.

Que mon frère Aboubacar Sylla réfléchisse s’il pourra continuer à crier, à se battre pour une opposition et qu’une seule personne bénéficie de son fruit. C’est pourquoi je demande à mon ami Ousmane Gaoual Diallo qui dit, suite à la démission du jeune ‘’Intello’’, que c’est un échec à l’UFDG. Un parti politique s’organise pour mobiliser des militants, mais chaque fois qu’il perd un militant, c’est parce qu’il a échoué et je suis très heureux de savoir que mon cher frère Gaoual a reconnu l’échec de son leader.

Le jeune ‘’Intello’’ a dit que Cellou ne va pas gagner et le député de Gaoual a reconnu que c’est un échec. Alors, les portes du RPG Arc-en-ciel sont ouvertes à tous ceux qui se battent pour une Guinée unie et prospère. Il y a un mouvement de jeunes de l’axe Hamdallaye-Cimenterie qui vient de reconnaître devant les journalistes à la Maison de la presse qu’ils ont été utilisés pour des fins politiques… Nous les remercions et nous leur disons qu’il n’est plus trop tard pour bien faire. Cet axe est devenu un fonds de commerce. Je n’attaque pas l’UFDG parce que j’ai compris que ce parti est devenu un fonds d’investissement d’une seule personne. Que mes frères et sœurs se réveillent et faire comme le jeune ‘’Intello’’…

Il y a des gens qui salissent tous les politiciens. Imaginez, vous prenez 500 millions par mois et vous les mettez en poche, vous allez à Siguiri, Mandiana, Kéréouné et votre gars ne gagne même pas son petit plat par jour. Qu’est-ce que tu vas lui dire? D’ailleurs, on ne peut pas diriger un pays dans l’esprit de haine et de vengeance.

Qu’on aime Bah Oury ou pas, il est le fondateur de l’UFDG. Quelle que  sa faute, on doit trouver la solution dans le dialogue. Au RPG Arc-en-ciel, on gouverne avec des gens qui nous ont combattus, qui ont emprisonné nos militants, mais nous nous sommes dit qu’il faut que la Guinée soit unie. Celui qui n’a pas pardonné le fondateur de son parti, va pardonner qui ? Quand il a voulu intégrer la politique, son choix était l’UPR, mais à cause de son ambition d’être le président du parti, ce parti  n’a pas accepté. Quand je vois un Dr. Faya Millimono, qui se bat pour l’unité de l’opposition, Aboubacar Sylla qui est au four et au moulin, maintenant y a l’argent, personne ne veut en parler.

Aujourd’hui, Cellou dit qu’ils sont jaloux. Je me demande jaloux de quoi. L’argent de l’Etat (rires) ?. Alpha Condé ne joue pas dans la même division que Cellou. Le premier est le président de la République qui s’est battu plus de 40 ans, dans l’honnêteté sur fonds propres pour financer le RPG. Alors que, le deuxième n’est que président de l’UFDG. Il ne peut se comparer qu’à Hadja Nantou. Il a été ministre, elle a été ministre. Il dirige un parti politique, la brave Nantou dirige la plus grande formation politique de la Guinée.

Les militants de l’UFDG ont beaucoup contribué.  Ils ont confectionné des tee-shirts. Il y en a qui ont beaucoup perdu des biens à Madina et à la Casse. Le président Sidya Touré est passé la veille, rien n’y a été signalé. Cela veut dire qu’il est passé avec un esprit de tout détruire. Au lieu qu’il se batte pour qu’on dédommage les citoyens, il se bat pour avoir de l’argent en coulisses et il ne veut pas qu’on en parle pour qu’il continue à dépenser son argent».        

 

 

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Aboubacar Sylla sur l’affaire 5 milliards: «l’opposition définira la destination réelle de ce montant»

La question relative au budget alloué au chef de file de l’opposition continue à alimenter le débat à Conakry. Ce mardi 16 mai, alors qu’il était l’invité de nos confrères de la radio Lynx fm, le porte-parole de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla, est largement revenu sur cette affaire dite des 5 milliards alloués  au chef de file de l’opposition.

D’entrée de jeu, le député Aboubacar Sylla a affirmé qu’ils attendent l’arrivée du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, pour discuter de l’opportunité d’utiliser ce montant. Pour le président de l’UFC, ce montant n’est pas destiné à un parti politique mais plutôt affecté à l’opposition pour l’animation de la vie publique dans le cadre de la consolidation de la démocratie.

Lisez un extrait de son intervention !        

«C’est un montant qui est affecté à une institution, au chef de file de l’opposition avec des rubriques, avec des services qui doivent être financés pour améliorer la qualité de notre démocratie. Cinq milliards par an n’est pas un montant excessif. Mais si on considère que c’est une indemnité qui est accordée à un individu, évidemment je le disais tantôt, même le président des Etats-Unis peut être payé en ce moment deux fois par le chef de file de l’opposition. Je suis parfaitement d’accord que lorsque l’opposition va se retrouver, on débattra de toutes ces questions. C’est-à-dire, quelle est la destination réelle de ce montant et ensuite est-ce qu’il y a une opportunité d’utiliser ce montant à ce stade, alors qu’il y a des indemnisations qui sont prévues pour des personnes qui sont mortes, pour des personnes qui ont été blessées, des personnes handicapées à vie et pour d’autres qui ont perdu tous leurs biens et que ces indemnisations ne sont pas encore mises à leur disposition. Est-ce que ce serait décent ou loyal de notre part, parce que c’est nous qui appelons ces personnes à manifester. Est-ce que ce serait loyal qu’on utilise une indemnité qu’on aurait reçue alors que ces indemnisations prévues dans les accords de 2016 ne sont pas encore réalisées au profit des intéressés. Tout ceci pourrait être pris en compte dans les décisions finales, qu’on prendrait lors de la réunion de l’opposition.

Nous allons nous retrouver pour définir la destination du budget, l’opportunité d’accepter ou non ce financement ou alors de l’utiliser à tel ou à tel moment par rapport aux différents engagements  que l’Etat a pris vis-à-vis des autres personnes qui sont plus sinistrées  que nous et qui du fait qu’ils ont obéi à nos mots d’ordre de manifestation se retrouvent dans une situation de détresse dont je ne dirais pas que nous sommes responsables mais dont nous devrons être conscients…

Nous attendons le retour d’Elhadj Cellou Dalein Diallo pour nous retrouver afin de trouver une solution. En tout cas, ce serait catastrophique que ce montant nous divise, ce serait ridicule pour l’opposition guinéenne qu’elle se déchire à cause de ce problème pécuniaire sur la base de ce budget alloué au chef de file de l’opposition.

Il n’y a pas un chef de file ou un individu auquel on octroie 50 mille euros par mois, simplement du fait qu’il dirige le parti politique qui est arrivé en tête aux élections. Mais il y a plutôt une institution, qu’est le chef de file de l’opposition, qui doit comprendre un cabinet, des services et qui doit exécuter des prestations de tous ordres qui ne sont pas liées nécessairement à la promotion d’un parti politique mais plutôt à la fortification de l’opposition pour que le processus politique puisse évoluer dans notre pays. Ce montant est donné  pour que l’opposition joue son rôle de contre-pouvoir et d’animation de la vie publique(…).

 

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