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Aboubacar Soumah

Suspension de la grève des enseignants: la corde au cou de toutes les parties

Enfin Aboubacar Soumah sur tous les toits pour se faire entendre librement. Le bras de fer, qui n’en valait aucunement toutes ces menaces et tractations inutiles, ont atterri sur la table des religieux. Ceux-ci ont pris l’assurance de porter et de faire accepter toutes les revendications des syndicalistes au président de la République qui, à son tour, les charge de faire ramener Aboubacar Soumah à s’entendre avec les autres syndicalistes restés « loyaux ».

On verra les religieux faire la navette et la noria incessante dans ce triangle, surtout en février, pendant les empoignades électorales qui s’annoncent déjà turbulentes.

Certains voient les difficultés dans tous les camps, tous les protagonistes se sont mis la corde au cou. D’abord, les syndicalistes qui étaient complètement en déphasage avec la base, c’est-à-dire avec la majorité des travailleurs et qui avaient juré d’avoir la peau de Soumah en le jetant aux gémonies, vont ronger leur frein en acceptant d’avaler la couleuvre de palabrer avec le « rebelle » qui a, pour l’intérêt collectif, renoncé à des privilèges sordides et égoïstes qu’aucun autre n’aurait refusés.

Une atmosphère de suspicion lourde va régner au sein des syndicats de Guinée. Et comme ils sont les plus nombreux, lors des prochaines adoptions des résolutions syndicales, le groupe des Soumah minoritaire, risque d’être évincé de la structure par un vote télécommandé. Si tel est le calcul machiavélique des « nains politiques » du gouvernement, c’est un très mauvais calcul, on se garde d’être alarmiste, mais les enseignants, à entendre certains, restent vigilants. «K au carré » ou « Cas au carré », que l’on a élevé au cube, il n’y a pas longtemps, doit faire gaffe à ses vieux os. Rien de stable ne peut être construit sur du sable mouvant.

Au vu de ce qui se passe de louche dans cette affaire autour de l’argent, de beaucoup d’argent jeté par les fenêtres, puisque ceux qui l’ont ramassé n’ont été d’aucune utilité pratique à ceux qui l’ont balancé généreusement. Ils devraient exiger le remboursement pour manque de résultat et pour la perte de la face que ce bras de fer à la noix a causé. L’image du président de l’UA a pris un coup de vieux, parce qu’il a avalé la plus gluante des couleuvres. L’imam aurait dit « haram », l’homme d’Eglise dirait : « les parents ne doivent pas manger les raisins verts pour éviter que leurs enfants aient des dents cariées.»  Ils ont coltiné toutes les revendications des syndicalistes à cœur joie chez Alpha, mais si ce dernier ne les accepte pas tous dans les deux mois qui ont commencé de courir et si l’entente entre les syndicalistes était impossible ? Les religieux se sont mis ces deux cordes au cou, il y en a une pour chacun.

Alpha Condé aussi s’est mis la corde au cou de prendre deux paris au même moment. Dans deux mois, il y a élections de base, il faut de l’argent supplémentaire à la CENI pour faire des extensions et multiplications des bureaux de vote pour éviter que des électeurs en zones rurales aient plus de combien de kilomètres à parcourir pour voter. Voilà en sus les revendications syndicales qui vont peser tant soit peu sur les prévisions budgétaires élaborées bien avant  ces remous, donc pas forcément pris en compte, au moment de leur mise au propre. Où va-t-on piocher pour combler ces deux gaps, sans compter les impondérables ?

Gouverner, c’est prévoir, mais avec des marins d’eau douce derrière un capitaine qui navigue à vue, il faut attendre de voir comment le film va se terminer.

Chronique-fiction : professeur Alpha et ses élèves ministres en oral au Bac

Votre quotidien électronique Guinéenews© continue à plonger ses lecteurs dans le thriller de la politique- fiction. Dans ce numéro, le président Alpha Condé dirige une session toute particulière du conseil des ministres. Au lieu d’aborder les questions de l’heure, il soumet ses ministres à un oral de rattrapage au BAC.

 Il est 13h, l’heure du conseil des ministres. Le président de la république, Alpha Condé, fait son entrée dans la salle de réunion. Le chef de classe, Mamadi Youla, se lève comme un bon soldat, croise les bras, rafraîchit sa voix et salue, très respectueusement, le professeur, visiblement en forme.

Mamadi Youla : bonjour monsieur le président de la république, professeur Alpha Condé, président de l’Union Africaine, commandant en chef des forces armées, premier président démocratiquement élu.

Alpha Condé : bonjour tout le monde, asseyez-vous s’il vous plaît !

Mamadi Youla : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : débout tout le monde !

Gouvernement Youla (en chœur) : je me lève

Alpha Condé : assis !

Gouvernement Youla (en chœur) : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : débout !

Gouvernement Youla (en chœur) : je me lève

Alpha Condé : assis !

Gouvernement Youla (en chœur) : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : croisez les bras !

Gouvernement Youla (en chœur) : je croise les bras et je regarde le tableau noir

Alpha Condé : bien, fermez vos cahiers et rappelez-moi la dernière leçon ?

Ibrahima Kalil Konaté : notre dernière leçon portait sur la grève du syndicat

Alpha Condé : très bien ! Qui peut résumer pour nous notre dernière leçon ?

Kabélé Camara : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui, Kabélé, là-bas au fond

Kabélé Camara : nous avions dit : quand la Guinée récolte 20 milliards de dollars en Chine, 21 milliards de dollars à Paris, nous ne permettrons pas les jaloux de semer la pagaille, de chasser les investisseurs.

Alpha Condé : très bien Kabélé, je vois que la leçon est bien assimilée. Alors, aujourd’hui, je vous demande de ranger vos cahiers. Je vous propose un cours particulier. Il est axé sur des questions- réponses comme au Bac. Ceux qui auront la moyenne seront reconduits. Compris ?

Gouvernement Youla (en chœur) : c’est compris, monsieur le président de la république.

Alpha Condé : alors, première question notée sur dix. Qui peut me donner le nom d’un terroriste ?

Bantama Sow : moi monsieur ! Moi monsieur ! Moi monsieur !

Alpha Condé : rectificatif Petit Sow ! On dit moi professeur !

Mamadi Youla : tout le monde, ensemble : Moi professeur ! Moi professeur ! Moi Professeur !

Gouvernement Youla (en chœur) : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Mamadi Youla : merci les gars !

Alpha Condé : alors je répète, qui peut me donner le nom d’un terroriste.

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, tu es bien coiffé ce matin !

Bantama Sow : Oussama Ben Laden, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bravo petit Sow, mais un terroriste vivant ? Oui là-bas Marc !

Jean Marc Yombouno : l’État Islamique, monsieur le président de la république

Alpha Condé : d’accord Marc, mais un Terroriste Noir

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, toujours le seul ?

Bantama Sow : Thierno Monenembo, qui a écrit le « Terroriste Noir »

Alpha Condé : non petit Sow, pas un roman mais un terroriste africain

Bantama Sow : Boko Haram, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bien Petit Sow, tu es fort en cultures générales mais je veux un terroriste africain, pas trop loin.

Boureima Condé : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Boureima Condé mais élève ta voix !

Boureima Condé : les chasseurs guinéens qui sont allés tuer cinq gendarmes maliens au Mali

Alpha Condé : non Boureima, prends tes effets et sors. Voilà un ministre incapable de gérer un incident à la frontière malienne et qui veut créer un incident diplomatique avec mon ami IBK.

Maladho Kaba : l’AZAWAD, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bravo Maladho, qui encore ? Oui, Touré là-bas

Mamadi Touré : les libyens qui vendent les africains aux enchères

Alpha Condé : pas mal les libyens, mais des terroristes tout près de nous !

Me Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : Aboubacar Soumah, monsieur le président de la république

Alpha Condé : voilà ce que je voulais entendre.

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble, Aboubacar Soumah est un terroriste.

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un terroriste.

Mamadi Youla : répétez encore. Tous, ensemble, Aboubacar Soumah est un rebelle.

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un rebelle.

Mamadi Youla : merci les gars !

Alpha Condé : sortez vos cahiers et notez en gras : Aboubacar Soumah est un terroriste, un rebelle.

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à recopier la phrase)

Alpha Condé : fermez vos cahiers et dites-moi, qui finance Aboubacar Soumah ?

Me Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : Soriya Bangoura, le fédéral de l’UFDG de Matam !

Alpha Condé : est-ce que tu as les preuves de ce que je dis ?

Cheick Sako : je n’en ai pas mais si Kabélé me l’envoie, j’en trouverai

Alpha Condé : voilà un faux ministre de la justice

Cheick Sako : je retire mon mot et présente mes excuses, monsieur le président

Alpha Condé : je repose ma question : qui finance Aboubacar Soumah ?

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, tu dois avoir la bonne réponse

Bantama Sow : c’est Cellou Dalein Diallo et sa femme, Hadja Halimatou Dalein Diallo

Alpha Condé : voilà la bonne réponse ! Bravo Petit Sow !

Mamadi Youla : tous ensemble, répétez : Cellou Dalein Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo financent Aboubacar Soumah pour déstabiliser le gouvernement.

Alpha Condé : notez ça dans vos cahiers !

Gouvernement Youla (en chœur) : Cellou Dalein Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo financent Aboubacar Soumah pour déstabiliser le gouvernement.

Alpha Condé : malheureusement, ce sont des nains politiques, ils perdent leur….

Gouvernement Youla (en chœur) : ….temps (ovations dans la salle).

Alpha Condé : ouvrez vos cahiers et notez cette phrase encore

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à noter la phrase)

Alpha Condé : combien Cellou et Halimatou ont donné à Soumah ?

Ibrahima Kalil Konaté : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Konaté !

Ibrahima Kalil Konaté : ils ont donné un camion de sacs de riz, deux bidons d’huile et une voiture

Alpha Condé : où Cellou Dalein Diallo a enlevé cet argent ?

Mohamed Doumbouya : c’est dans le budget du chef de file de l’opposition que je lui ai donné.

Alpha Condé : est-ce que Cellou Dalein Diallo est un patriote ?

Gouvernement Youla : non monsieur le président de la république

Alpha Condé : est-ce que quelqu’un qui dit aux enfants des gens : êtes-vous prêts à mourir est un patriote

Gouvernement Youla : non, monsieur le président de la république.

Alpha Condé : comment appelle-t-on celui qui fait cet appel ?

Gouvernement Youla (en choeur) : c’est un kamikaze.

Alpha Condé : écrivez encore dans vos cahiers : Cellou Dalein Diallo est un kamikaze !

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble : Cellou Dalein Diallo est un kamikaze !

Alpha Condé : dites-moi, que fait un kamikaze ?

Aly Jamal Bangoura : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Bangoura, le secrétaire général des affaires religieuses

Aly Jamal Bangoura : un kamikaze envoie ses enfants étudier à l’étranger et fait tuer les enfants des autres au pays

Alpha Condé : pas mal, mais qui dit mieux ?

Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : un kamikaze organise des grèves sauvages.

Alpha Condé : voilà ce que je voulais entendre, très bien !

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble : un kamikaze organise des grèves sauvages

Gouvernement Youla (en chœur) : un kamikaze organise des grèves sauvages

Mamadi Youla : répétez encore, Aboubacar Soumah est un Kamikaze

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un Kamikaze

Alpha Condé : sortez vos cahiers et notez en gras : Aboubacar Soumah est un Kamikaze.

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à noter la phrase)

Alpha Condé : est-ce qu’un média doit donner la parole à un Kamikaze ?

Gouvernement Youma : jamais de la vie, monsieur le président

Alpha Condé : que fait-on à un média qui donne la parole à un Kamikaze ?

Rachid N’diaye : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Rachid !

Rachid N’diaye : tout média qui donne la parole à un kamikaze est à fermer et ses ondes à brouiller

Alpha Condé : très bien, je veux que vous notiez ça dans vos cahiers.

Gouvernement Youla : (tout le monde note la phrase dans les cahiers)

Alpha Condé : Dites-moi, que fait-on d’un terroriste si on le capture vivant ?

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : non Petit Sow, tu n’es pas le seul dans la salle. Oui, Me Sacko !

Me Cheick Sako : il fait cent ans de prison ferme et paie une forte amende.

Alpha Condé : très bien ! A combien s’élève cette amende ? Écris- le montant au tableau !

Me Cheick Sako : (il passe au tableau et écris : 1 133 900 545 000 GNF)

Alpha Condé : qui peut lire ce montant ?

Ibrahima Kalil Konaté (il crie plus fort que tout le monde) : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Konaté !

Ibrahima Kalil Konaté : c’est un million 133 milliards 900 mille 545 mille. Même Fodé Oussou ne dira pas le contraire.

Gouvernement Youla : (rire aux éclats dans la salle)

Mamadi Youla : (il prend sa tête)

Alpha Condé : (il pique une colère noire)

Ibrahima Kalil Konaté : moi, je ne connais pas lire ces chiffres

Alpha Condé : Konaté est une honte nationale. Qui peut lire ce montant ?

Damantang Albert Camara : moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Damantang, le porte-parole du gouvernement !

Damantang Albert Camara : 1 133 milliards 900 millions 545 mille GNF

Alpha Condé : bravo Damantang ! Konaté, tu recopies mille fois, 1 133 milliards 900 millions 545 mille, tu viens avec au prochain conseil des ministres. Tu peux disposer, c’est ton devoir.

Ibrahima Kalil Konaté : merci monsieur le président de la république, le professeur Alpha Condé !

Alpha Condé : très bien, qui encore peut me citer un terroriste de chez nous !

Rachid N’diaye : moi professeur ! Moi professeur ! Moi Professeur !

Alpha Condé : oui Rachid !

Rachid N’diaye : les Grandes Gueules d’Espace FM

Alpha Condé : très bien dit, mais je dis un terroriste !

Mohamed Diané : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur

Alpha Condé : oui Diané, le ministre de la défense nationale

Mohamed Diané : Lamine Guirassy est un terroriste

Mamadi Youla : répétez tous ensemble : Lamine Guirassy est un terroriste

Gouvernement Youla : (tout le monde répète en chœur et note la phrase dans le cahier)

Alpha Condé : mais est-ce le seul ?

Gouvernement Youla : non, monsieur le président de la république !

Alpha Condé : qui encore ?

Thierno Ousmane Diallo : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Thierno Ousmane !

Thierno Ousmane Diallo : Moussa Moise Sylla

Mamadi Youla : répétez tous ensemble : Moussa Moise Sylla est un Cheytane

Gouvernement Youla : (tout le monde répète en chœur et note la phrase dans le cahier)

Aly Jamal Bangoura : ne vous approchez pas de Cheytane. Si vous le voyez, il faut le lapider

Bantama Sow : mille mercis pour ce verset du coran

Alpha Condé : aujourd’hui, notre cours s’arrête là. Les autres se préparent la semaine prochaine.

Note de l’auteur : Seuls les personnages sont vrais (Photos crédit). L’entretien est pure fiction et les propos n’engagent nullement leur auteur. Nous osons croire que les lecteurs comprendront le sens de notre inspiration et les autorités nous épargnerons des poursuites judiciaires.

Aboubacar Soumah : « La grève ne sera pas suspendue tant que la base ne l’autorise pas »

Après l’échec des premières négociations entre les syndicalistes « dissidents » et le gouvernement, les religieux s’impliquent dans la résolution de la crise.

Le mardi, le grand imam de la mosquée Fayçal a réuni autour de lui des syndicalistes de l’éducation, notamment Aboubacar Soumah et certains de ses collègues. Et ce mercredi 28 novembre, la même rencontre a eu lieu de 9h à 14h au centre islamique de Donka. Mais cette fois, avec la participation de l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly. La médiation des religieux ne va pas permettre aussitôt la suspension de la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) le 13 novembre dernier. Néanmoins, des propositions ont été faites.

Au sortir de cette rencontre, seul Aboubacar Soumah, a accepté de parler. Il  persiste et signe que les la satisfaction de leurs points de revendication est la condition de la suspension du mouvement de grève. « Nous leur avons dit que nous sommes disposés à suspendre le mot d’ordre de grève mais à condition que les points que nous avons évoqués dans notre plateforme revendicative soit satisfaits. Si ces points là sont satisfaits, nous sommes prêts à suspendre la grève », a-t-il sinsisté.

Pour trouver une solution à la crise, les syndicalistes ont fait des propositions qu’El hadj Mamadou Saliou Camara et Mgr Vincent Coulibaly devront transmettre au président Alpha Condé.

« Pour une solution de sortie de crise, dit-il, on leur a fait des propositions. Ils n’ont qu’à daigner transmettre ça à l’autorité. Si cela est prêt, nous sommes prêts à suspendre la grève même aujourd’hui. […] Je ne peux pas vous livrer ces propositions. C’est entre nous. Le grand imam nous a rassurés que lorsque le président de la République sera là, il va lui transmettre nos propositions. »

Aboubacar Soumah annonce une réunion du SLECG dès vendredi pour décider de la suite à donner au mouvement. « Nous avons demandé une assemblée générale le vendredi à 9h au siège du SLECG pour qu’on puisse échanger avec la base sur les propositions. […] La grève est maintenue. Tant que l’assemblée ne nous autorise pas à la suspendre, elle ne sera pas suspendue. »

Le samedi dernier, le président Alpha Condé a menacé de fermer toute radio qui diffuserait les propos du syndicaliste Aboubacar Soumah. Pour ce dernier, c’est le constat du recul de la démocratie guinéenne : « Je constate, d’une manière très regrettable, que la démocratie est reculons dans notre pays. Ce n’est pas notre souhait que ce soit un  chef d’Etat qui prenne une telle décision confisquant ainsi les droits des citoyens, surtout le droit à l’expression. Tous ces droits qui sont violés par le chef de l’Etat ne sont pas de nature à faire avancer la démocratie dans notre pays. »