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Abords de l’hôpital régional transformés en commerce

Faranah: les abords de l’hôpital envahis et transformés en commerce

Les étalagistes et les marchands ambulants ont fini par occuper les abords immédiats de  l’hôpital régional de Faranah. On ne se croirait pas dans un hôpital lorsqu’on arrive à la rentrée principale de ce complexe sanitaire.

Ce grand centre hospitalier de la région qui accueille des milliers de malades voit aujourd’hui sa rentrée principale transformée en lieu de commerce. Certains malades, la mort dans l’âme, expriment leur ras-le-bol.

Les échanges entre marchands et acheteurs créent des bruits qui dérangent certains malades qui n’ont aucune voie de recours. Et comme tout le monde le sait, le repos est essentiel pour ces malades pour recouvrer la santé. Il est interdit de faire du bruit à l’hôpital.

C’est pourquoi l’on recommande toujours aux malades et aux visiteurs d’observer le silence. Souvent, les lundis (jour de marché), cet hôpital n’est pas reconnaissable à cause notamment de ces parasols et autres tentes déployés par les marchands. En face, se trouve une station de taxi-moto, que certains appellent « Cimetière ». Ces taxis-motos continuent en effet à provoquer des accidents à longueur de journée en cherchant des clients parmi les personnes qui quittent l’hôpital. Il y a des jours où, même ceux qui viennent à l’hôpital ont du mal à garer leurs engins à roues à cause de cette occupation anarchique. Certains canaux d’évacuation des eaux de l’hôpital sont bouchés par ces marchands. Une autre difficulté pour les travailleurs de ce complexe sanitaire.

Curieusement, tout cela se passe au vu et au su des autorités à tous les niveaux mais aucune mesure n’est prise pour y remédier. Selon des informations, certains travailleurs de l’hôpital seraient impliqués dans l’installation de ces marchands, à qui ils retireraient de l’argent. A cela s’ajoute le paiement de 500 FG par jour et par marchand à l’administration du marché.

Le Secrétaire général de la cour des comptes, Fodé Kerfala Camara, lors de la remise de l’appareil d’échographie que sa famille a offert à l’hôpital,  avait plaidé auprès des autorités à tous les niveaux afin que ces marchands soient déguerpis. Mais apparemment, son appel n’est pas tombé dans des oreilles attentives.

Un homme malade, rencontré dans son lit d’hôpital, fait part de son mécontentement. « Ces cris nous empêchent de nous reposer. On ne dort pas. L’hôpital est très sale et il y est difficile d’avoir des médicaments», dénonce-t-il.

Pour beaucoup d’observateurs, même si les malades souffrent, il sera difficile de déguerpir ces marchands parce que, semble-t-il,  l’administration du marché et certains travailleurs de l’hôpital y gagneraient leurs comptes.

Facély Kalman Keita à Faranah pour Guineenews