Archief

Categories

Abidjan

Fin du sommet UA-UE 2017/Abidjan: les grandes annonces de cette 5ème session

Lancés mercredi, les travaux de la cinquième session des Chefs d’Etat et de gouvernement du sommet Union Africaine(UA)-Union Européenne (UE) ont pris fin ce jeudi 30 novembre à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a  constaté sur place Guinéenews.

 C’est le président guinéen et par ailleurs président en exercice de l’UA qui a, comme à l’ouverture, présidé la clôture de ce sommet.  A cet effet, le président Alpha Condé a décliné les grandes décisions prises par les chefs d’État et  de gouvernement.

Bien avant, le président de l’UA a tenu à saluer la franchise et la responsabilité qui ont caractérisé tous les débats de ce sommet. Ce qui dénote, estime-t-il, de la maturité pour l’institution. Car, affirme le président Alpha Condé, il n’y a pas eu d’hésitation dans les discussions par rapport à l’établissement des responsabilités entre européens et africains.

Parlant du thème principal du sommet : ‘’investir dans la jeunesse pour un avenir meilleur « , le président de l’Union Africaine a déclaré ceci: «nous avons écouté les jeunes… car, on ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un à son insu. C’est autour des préoccupations de la jeunesse que nous devons nous organiser afin de donner satisfaction. Nous avons donc pris note des cris du cœur des représentants de la jeunesse Africaine et Européenne et avons la responsabilité de leur garantir un avenir meilleur. »

Face aux évènements tragiques survenus en Libyen, Alpha Condé a annoncé que certaines décisions d’urgence ont été prises par le sommet. «Nous avons pris des décisions fermes pour l’évacuation immédiate des réfugiés ; la mise en place d’une commission dirigée par la commission des droits de l’homme de l’Union Africaine aidée par l’Union Européenne ; la poursuite des trafiquants d’êtres humains et ensuite les différents pays doivent mettre en place des forces spéciales chargées spécialement de lutter contre le trafic d’êtres humains. Enfin nous devons tous nous organiser pour saisir les comptes de ces trafiquants en Afrique, en Europe mais aussi au Moyen-Orient. »

Par rapport aux nombreux défis qui ont été identifiés, des ébauches de solutions ont été proposées dans une déclaration politique que les chefs d’État et de gouvernement viennent d’adopter conjointement.

«Il ne s’agit donc plus d’aide ou d’assistance mais de bâtir une coopération qui permet de régler les problèmes à la base et dans l’intérêt mutuel des populations et des économies des deux continents. À l’instar des autres pays du monde, il est évident que l’Afrique aussi aspire à la paix, au développement, à la prospérité. Il ne manque pas d’atouts pour réaliser son aspiration traditionnelle dans notre agenda 2063. Comme l’a dit le président Zuma, nous ne voulons plus que l’Afrique soit le continent pourvoyeur de matières premières et marché pour le produit fini. Nous voulons que nos produits agricoles et miniers soient transformés sur place. Donc, l’industrialisation de l’Afrique, seule garante pour que nos jeunes n’aillent plus mourir dans les eaux de la Méditerranées où ils sont transformés en esclaves», a indiqué Alpha Condé.

Enfin, le président de l’Union Africaine a fini par remercier tous les participants pour la disponibilité lors de ces travaux. Car, a-t-il dit, ils ont su surmonter leurs divergences pour arriver à une vision commune. Il a ensuite invité les partis à travailler avec un sens d’urgence sur le plan d’action pour la période 2018– 2021. C’est sur ces mots que le professeur Alpha Condé le président de l’union Africaine a déclaré clos les travaux du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE).

Par ailleurs, il faut noter que le tout a été bouclé par une conférence de presse de moins de trente minutes.

Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews.org à Abidjan.

Sommet UA-EU: les vérités crues du leader de la jeunesse africaine aux dirigeants du continent

 «Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet »

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) le mercredi 29 novembre, Francine Furaha Muyumba, la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, a prononcé face aux dirigeants du continent un discours particulièrement retentissant.

Juste après son intervention, Guinéenews via son envoyé spécial à Abidjan a rencontré ce leader de la jeunesse panafricain pour aborder un certain nombre de questions qui préoccupent les jeunes africains.

Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a rappelé les grandes lignes de sa communication faite devant les chefs d’État et de gouvernement.

«Notre génération est en train aujourd’hui de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entrepreneuriat et aussi favoriser des initiatives Africaine et Européenne qui se focalisent sur la création des emplois. Parce qu’aujourd’hui, nous avons 60% des chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter l’implication de nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe afin qu’ils se focalisent sur la promotion de l’entrepreneuriat jeune et la création d’emplois», a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Poursuivant, la Représentante de la jeunesse africaine martèle  que le temps des discours creux est révolu et qu’il est plus qu’impérieux de passer aux actes concrets.

 «Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État Africain et Européen puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entrepreneuriat afin de mettre à la disposition des jeunes des moyens nécessaires à son développement», a-t-elle lancé.

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews.org à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UE-UA: de nouveaux incidents entre Alpha Condé et la presse à Abidjan

Décidément le chef de l’État guinéen ne porte pas par ces temps qui courent les journalistes dans son cœur. Il l’a une fois exprimé ce mercredi 29 novembre à Abidjan lors du lancement officiel du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE). Choqué par l’insistance des journalistes qui continuait à filmer et à prendre des images quoiqu’on leur ait intimé l’ordre de se retirer, Alpha Condé a laissé exploser sa colère devant tout ce beau monde.

«Il faut dégager les journalistes, mais ils sont têtus ces photographes-là. S’il vous plaît les journalistes quittez! », à insister Alpha Condé, le président de l’Union Africaine à quelques minutes du lancement officiel du sommet Europe – Afrique.

Des propos qui ont aussitôt provoqué une vive réaction au niveau de la salle spécialement réservée aux journalistes. Un confrère ivoirien a dit à haute et intelligible voix ‘’ça c’est Alpha Condé ; il est comme ça, ce monsieur là.’’

Par ailleurs, il faut rappeler que plus rien ne va entre le président Alpha Condé et la presse privée guinéenne. Le week-end dernier Alpha Condé a interdit aux médias de donner la parole au syndicaliste dissident, Aboubacar Soumah qu’il qualifie de ‘’rebelle’’.

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan.

 

Sommet UA – UE 2017 à Abidjan : L’intégralité du discours d’Alpha Condé

En douze minutes de communication, Alpha Condé le président en exercice de l’Union Africaine a en général touché du doigt tous les aspects du partenariat entre l’Union Européenne et l’Union Africaine. Le chef de l’État guinéen n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’actualité du continent africain qui reste dominé par la traite des Noirs en Libye, les menaces terroristes, le développement durable, l’indépendance de l’Afrique pour ne citer que ceux-ci. Lisez !

« En ma qualité de président en exercice de l’Union Africaine, je voudrais dire toute mon appréciation par rapport aux dispositions idoines prises par les autorités ivoiriennes pour créer le cadre idéal nous permettant de faire face au devoir qui nous interpelle, celui d’assurer le renouveau du partenariat Union Africaine – Union Européenne.

Majesté, Mesdames et monsieurs,

Lors de notre quatrième sommet qui s’est tenu à Bruxelles en avril 2014, nous avons pris des engagements dans le cadre d’une déclaration politique assortie d’une feuille de route pour la période 2014 – 2017. En dépit des progrès indéniables réalisés dans le cadre de notre coopération, l’atteinte de nos objectifs compromis par des défis sécuritaires et humanitaires, la persistance des conflits et la recrudescence des activistes terroristes sans occulter le changement climatique, ensemble l’Union Africaine et l’Union Européenne se sont investies pour apporter des réponses appropriées à ces préoccupations majeures dans le cadre du G5-Sahel. Et là, nous saluons le rôle joué par la France et le président Macron et nous invitons tous les autres pays européens à se joindre à la France pour permettre au G5-Sahel d’être opérationnel. Du sommet d’Allemagne sur la migration, des COP 21, 22, 23, de la conférence des Nations Unies sur les ODD (objectif de développement durable), de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement ; voilà pourquoi nous abordons avec un optimise fondé ce cinquième sommet Union Africaine – Union Européenne qui a pour thème « investir dans la jeunesse pour une croissance inclusive, accélérée et un développement durable ».

Ce thème est d’autant plus d’actualité que l’Union Africaine considère que la dividende démographique est un facteur du développement. En 2014 à Bruxelles, l’atmosphère était clairement à l’optimisme. Les deux dernières années ont hélas beaucoup changé les perspectives concernant l’Afrique. On ne pouvait pas en effet imaginer à Bruxelles, que les prix des matières premières et la demande internationale concernant ces ressources allaient diminuer de manière significative ; on ne pouvait pas aussi imaginer que le modèle de développement chinois allait secouer l’ensemble des indicateurs économiques globaux. On pouvait tout au plus prévoir que le système financier provoquerait des taux d’intérêt négatifs ou encore la volatilité des taux de change et une diminution de la consommation globale. On n’avait pas à l’esprit que l’émission du populisme pouvait déboucher sur des violences à l’égard des migrants ; on n’imaginait pas que l’accélération des changements technologique irait de paire avec une accélération accentuée des inégalités.

Majesté, madames et monsieurs,

L’Afrique a connu en 2015 et en 2016 tous comme d’autres régions du monde, les pires années depuis le début du siècle. Qu’il s’agit du recul des progrès dans le domaine socio-politique, de l’apparition du terrorisme dans le Sahel et les zones arides ; à cette violence est venue s’ajouter la détérioration des indicateurs macroéconomique au cours des deux dernières décennies. Le contexte mondial ne nous a pas aidés non plus.

La conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement de notre continent au profit de la COP 21 s’est présentée plus préparer que jamais. Au niveau continental, nous avons bien avancé sur des dossiers comme la mise sur pied de notre fonds de paix, l’établissement d’une zone de libre-échange pour la réforme de notre organisation continentale. Ce que je vais dire, c’est que nous avons progressé dans des domaines où il est possible d’avancer. Des difficultés ne nous ont pas épargnés mais aujourd’hui, on peut se féliciter de n’avoir pas baissé les bras.

Comme vous le savez, l’Afrique comptera en 2050 près de 2,4 milliards d’habitants. Des stratégies et mécanismes destinés à promouvoir l’épanouissement des jeunes, l’autonomisation des femmes et la protection des jeunes filles sont plus que jamais nécessaires en vue de faire de l’explosion démographique une opportunité économique assurant une croissance soutenue et durable. Il va s’en dire que la prospérité que nous ambitionnons passera nécessairement d’abord par le développement du secteur rurale principale source de revenue et gage de sécurité alimentaire dans nos populations. Il nous appartient de mobiliser les financements nécessaires pour l’aménagement des terres et la maitrise de la gestion de l’eau.

La prospérité de l’Afrique passera aussi par le développement des infrastructures notamment l’énergie source de valeur ajoutée et de création de milliers d’emplois pour les jeunes.

Je voudrais ici saluer la coopération entre l’Union Africaine et l’Union Européenne pour la mise en œuvre de l’initiative africaine pour les énergies renouvelables conçues par des Africains, pour des Africains. Et nous saluons le rôle joué par notre banque sous la direction de notre frère.

Enfin, je ne saurais parler de véritable prospérité si on ne donnait à nos jeunes de véritables compétences pour accéder aux marchés du travail. C’est pourquoi, je tiens à mettre un accent particulier sur le soutien à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle.

Majesté, madames et monsieurs,

Comme je l’ai toujours dit, l’Afrique a décidé de parler d’une même voix et de prendre en main son destin. Notre intégration politique, économique et financière ne peut que renforcer notre crédibilité. Le partenariat Union Européenne – Union Africaine se fond sur un nouveau paradigme gagnant – gagnant dans la perspective de la mise en œuvre d’un agenda 20/30 des ODD (objectif de développement durable) qui rime avec la vision 2033 de l’Afrique dont mon cher frère est le champion.

Des progrès indéniables enregistrés par l’Afrique dans le cadre de la bonne gouvernance et de la croissance montrent à suffisance la capacité de notre contient à entretenir des partenariats équilibrés et viables.

En ce qui concerne la bonne gestion, notre région a encore battu tous les records de progrès de l’indicatrice du climat de la banque mondiale. Notre dette a certes augmenté mais elle est toujours en dessous de 50% par rapport au PIB (produit intérieur brut), c’est-à-dire un des taux les plus bas du monde. Par ailleurs, notre inflation en général est maitrisée. La forte croissance de la demande d’électricité en Afrique durant les prochaines décennies consécutives à la progression de sa population demande davantage d’investissement dans ce secteur stratégique d’où la priorité qu’il convient d’accorder à ce secteur.

J’ai la ferme conviction qu’ensemble, nous pouvons juguler la pauvreté en luttant contre ses causes profondes. L’interdépendance entre l’Europe et l’Afrique nous commande à œuvrer pour la mise en place d’un espace de coopération solidaire capable de sceller davantage des relations qui ont uni nos peuples tout au long de l’histoire. La paix et la sécurité du développement durable demeurent le fondement de notre partenariat. Nous serons ensemble pour relever les défis sécuritaires et humanitaires notamment dans le Sahel.

Donnons-nous la main pour apporter des solutions plus humaines à cette crise migratoire qui impacte les relations entre le nord et le sud. Nous condamnons énergiquement les actes abominables commis dans certains pays de la corne de l’Afrique notamment en Libye. Ces faits sont intolérables et inacceptables. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces crimes d’un autre âge.

Majesté, madames et monsieurs,

Au moment où nous nous engageons vers la mise en place d’un nouveau partenariat, je voudrais vous féliciter de l’appui constant de l’Union Européenne qui démure l’un des partenaires privilégier de notre continent. Je tiens à mettre en exergue le fonds fiduciaire d’urgence pour la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière comprenant un volet pour le financement de l’emploi jeune en Afrique. Le plan d’investissement extérieur mis en place pour le développement durable en Afrique ainsi que des investissements de l’UE pour faire face au changement climatique sur le contient.

Majesté, madames et monsieurs,

Je reste confiant à l’avenir radieux de la coopération Union Européenne – Union Africaine car les priorités du nouveau partenariat ont été choisies par l’Afrique et traduisent les attentes de nos populations notamment en matière de paix, de sécurité, de développement économique et social ainsi que la bonne gouvernance. L’atteinte de ces objectifs profitera avant tout bien naturellement à la jeunesse qui trouvera en Afrique la clé de son bien-être et de son épanouissement dans des Etats désormais plus résilients.

Vive la coopération entre l’Union Européenne et l’Union Africaine,

Vive la coopération internationale,

Je vous remercie. »

Propos recueillis par Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan.

Traite des noirs en Libye : « Une pratique inacceptable », estime Alhassane Ouattara

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le cinquième sommet Union Africaine (UE) – Union Européenne (UA) a officiellement été lancé dans l’après-midi de ce mercredi 29 novembre 2017 à Abidjan, la capitale ivoirienne en présence d’une dizaine de chefs d’État africains et européens, a constaté sur place Guinéenews©.

Ouvrant la valse des discours, le président du pays hôte, Alhassane Outtara a mis un accent particulier sur le traitement inhumain infligé aux jeunes africains à la quête d’une vie meilleure sur le territoire Libyen.

« Notre sécurité dépendra également de notre capacité de mettre fin par tous les moyens au traitement inhumain infligé aux migrants. L’actualité nous offre un triste exemple en Libye et nous interpelle sur une situation qui est devenue totalement inacceptable », soutient le président ivoirien.

Face à ce drame ignoble qui selon lui rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité, Alhassane Ouattara a demandé le sens de responsabilité collective des Africains. « J’en appelle à notre sens de la responsabilité collective pour prendre des mesures vigoureuses et urgentes pour mettre fin à ces pratiques indignes d’un autre âge », plaide-t-il.

En plus, le président ivoirien a réclamé une intensification des efforts pour démanteler les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains.

Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan.

Sommet UA-UE : La Guinée d’Alpha Condé honorée à Abidjan

Comme annoncé, les travaux du 5e sommet Union Africaine (UA)- Union Européenne (UE) ont débuté ce mercredi à Abidjan, devant un parterre de personnalités africaines et européennes.

C’est comme le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guteress, le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le roi du Maroc, Mohamed VI….

La bonne nouvelle, c’est que la cérémonie d’ouverture est présidée par le président Alpha Condé, en sa qualité du président de l’UA. C’est à lui que l’honneur est revenu de distribuer la parole.

Après le discours d’ouverture du président Alassane Ouattara, le président de la commission de l’Union africaine, le tchadien Moussa Faki et le secrétaire de l’ONU, Antonio Guteress tiennent leur discours.

Tout à l’heure, le président Alpha Condé tiendra son discours.

Au total, plus de 5 000 invités sont annoncés dont, au bas mot, une quarantaine de chefs d’État.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews©, à Abidjan, Côte d’Ivoire.

Abidjan : embouteillage dans les airs, dans les rues, devant les hôtels pour… un Sommet

Abidjan, affiche plein, en prélude au 5e sommet Union Africaine (UA)- Union Européenne (UE). Au total, plus de 5 000 invités sont annoncés dont, au bas mot, une quarantaine de chefs d’État ou de gouvernements.

Cependant, rallier Abidjan, avant et pendant ce sommet, n’est pas du tout aisé. La preuve, plusieurs compagnies ont été contraintes de modifier leur plan d’atterrissage, à la dernière minute.

C’est le cas de la compagnie aérienne ivoirienne ayant transporté des passagers guinéens de Conakry à Abidjan. Décollage à l’aéroport de Conakry vers 16h. Temps de vol : 1h 40mn.

Au moment de l’atterrissage, le pilote est sommé de continuer à Accra. Raisons invoquées, des chefs de l’État étrangers occupent le tarmac de l’aéroport d’Abidjan depuis 15h. Et ils sont prioritaires. Aussitôt dit, le vol continue à Accra pour près de quarante minutes, le temps de prendre du kérosène et de revenir.

Retour de nouveau à Abidjan. Au moment de l’atterrissage, après 40mn de vol, pour la deuxième fois, le pilote est sommé de se balader dans l’air; le temps qu’un chef d’État étranger libère la piste. Dix minutes après, l’avion atterrit enfin. Mais contre toute attente, les passagers doivent prendre leur mal en patience. La raison, l’avion doit attendre le décollage d’une autre compagnie pour pouvoir s’immobiliser.

Et quand il s’immobilise dix minutes après, les passagers sont contraints de poireauter dans leur cabine, près d’une heure du temps, tout simplement parce que toutes les échelles sont occupées. Ils finissent par descendre.

A la descente des passagers, un nouvel obstacle. La cause ? La police d’immigration est débordée, alors que certains passagers d’autres vols protestent à cause de l’annonce de l’annulation précipitée de leur vol.

A la sortie de l’aéroport, ce qui frappe le visiteur, ce sont les embouteillages dans les gares et devant les hôtels. Partout, la ville affiche complet.

Pour faciliter la circulation routière dans la ville, le district de police de Marcory a pris d’importantes mesures particulières visant à libérer l’emprise du Boulevard Valerie Giscard d’Estaing (VGE), et ce, à compter du lundi 27 novembre 2017 jusqu’au vendredi 1er décembre 2017.

A cet effet, aucun stationnement ni encombrement de cette voie ne seront permis à qui que ce soit. Et tout contrevenant s’exposera à la mise en fourrière de son véhicule ou de ses marchandises.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan

Sommet UA – UE : Alpha Condé lève le verre à la santé de Merkel et de Buhari

Le président guinéen, Alpha Condé, et également président en exercice de l’Union africaine (UA), marque sa présence, ce mercredi, au cinquième sommet Union Africaine- Union Européenne, qui se tient au Sofitel Ivoire Hôtel d’Abidjan, qui domine la Lagune Ebrié et le Plateau.

Dans la salle, réservée par les autorités ivoiriennes aux hôtes pour le déjeuner, le numéro un guinéen est assis avec la chancelière allemande, Angela Merkel et Mohammad Buhari du Nigéria.

Outre ses personnalités, y sont également arrivés, le Roi du Maroc, Mohamed VI, le rwandais Paul Kagamé, le Sénégalais Macky Sall, le Tchadien Idriss Deby, le Gabonais Ali Bongo, l’Angolais Lourenço, le nigérien Mahammadou Issoufou, le malien IBK, le Sud-africain Zuma, le camerounais Biya, l’équato-guinéen Obiang Nguema, le Congolais Kabila, le Béninois Talon…

Selon le comité d’organisation, la cérémonie officielle s’ouvre par un déjeuner offert aux hôtes avant le bal des discours. Le premier sera tenu par Alassane Ouattara et le second par Alpha Condé.

A l’instant même où nous mettions cette dépêche en ligne, le président Macron est arrivé à l’aéroport international d’Abidjan. Il a été accueilli par le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan.

 Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan

Sommet UE- UA : Alpha Condé accueilli par le couple Ouattara à Abidjan

Depuis ce mercredi matin, les délégations commencent à rallier l’hôtel Ivoire où doit se tenir la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Européenne (UE)- Union Africaine (UA).

En attendant l’arrivée des Chefs d’État, toutes les dispositions sont prises pour éviter des ratés. Les drapeaux des pays participants flottent déjà en l’air et la sécurité y est déployée en nombre.

Cependant, pour franchir tous les périmètres de sécurité, il faut montrer patte blanche.

Comme annoncé, le président guinéen, Alpha Condé, et président de l’Union africaine (UA), prendra part au sommet. Il est arrivé à Abidjan, mardi dans la soirée, en provenance de Conakry.

A sa descente d’avion, il a été accueilli par le couple de son homologue Ouattara.

Ensuite, les deux ont eu un tête-à-tête en présence du premier ministre ivoirien et de la première dame de Côte d’ivoire d’une part, et du ministre des AE de Guinée, Mamadi Touré d’autre part.

Selon le comité d’organisation, le sommet s’ouvre ce mercredi dans l’après-midi par un déjeuner offert aux hôtes. Ensuite, le président Alassane Ouattara  tiendra un discours. Il sera suivi par le président Alpha Condé, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA).

Pour boucler la journée, le président Paul Kagamé du Rwanda, mandaté par ses pairs africains, de mener les réflexions pour une véritable refonte de l’Union africaine, fera son compte- rendu.

 

Alpha Condé en route pour Abidjan au sommet Afrique- Europe

Le président de la république, Alpha Condé et président de l’Union Africaine, s’apprête à s’embarquer à l’aéroport international de Conakry, destination Abidjan où il prendra part au cinquième sommet Union Africaine- Union européenne qui s’y tient du 29 au 30 novembre 2017.

A Gbessia, tout le dispositif sécuritaire est mis en place, avant l’arrivée du chef de l’Etat. Pour l’heure, l’on ignore la composition exacte de sa délégation mais l’on sait quand même que des ministres comme celui de la jeunesse, Moustapha Naite, sont déjà à Abidjan depuis 48h.

Au total, plus de 5000 participants issus de 55 pays africains et 28 pays européens et 80 chefs d’état ou de gouvernements. Outre le président français, Emmanuel Macron, le Roi du Maroc, Mohamed VI y sera aussi de la partie.

Au menu, les dirigeants africains et européens évoqueront, deux jours durant, l’avenir des relations entre l’UE et l’Afrique en vue de mettre un accent particulier sur l’investissement dans la jeunesse. Ce n’est pas pour rien que le thème du sommet porte sur l’investissement dans la jeunesse.

D’autres priorités seront également examinées au cours du sommet : la paix et la sécurité, la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité, l’investissement et le commerce, la création d’emplois.

Congrès du RDR : Dalein, Sidya et Soumaila aux côtés de Ouattara

Le troisième Congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Alhassane Ouattara s’est ouvert, ce samedi, au Parc des Sports de Treichville situé au sud d’Abidjan, neuf ans après le dernier congrès qui s’était tenu au mois de février 2008.

Grand présent, le président Alassane Ouattara lui-même et son épouse, Dominique Ouattara.

Il y avait des invités comme les anciens premiers ministres Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Soumaila Cissé du Mali, tous membres du mouvement international des libéraux.

L’un est chef de file de l’opposition guinéenne et leader de l’UFDG. Le deuxième, haut représentant du chef de l’Etat et leader de l’UFR. Le troisième, chef de l’opposition malienne et leader de l’URD.

Le thème retenu, cette année, est intitulé : « un RDR nouveau pour une Côte d’Ivoire rassemblée ».

Ce congrès permettrait de voir si le président Ouattara réintégrerait le poste de président ou pas.

Grand absent, Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale, qui affirme avoir été ignoré.

 

Congrès du RDR : Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré tous à Abidjan

Le chef de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo et le haut représentant du Chef de l’Etat, Sidya Touré, sont effectivement arrivés à Abidjan, pour prendre part au troisième Congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Alhassane Ouattara (ADO) au pouvoir, où ils sont invités.

Après un détour à Dakar, en compagnie de son épouse pour présenter les condoléances, suite au décès d’un de ses cousins, le leader de l’UFDG a rallié Abidjan avec son conseiller politique, Souleymane Sow. Là, il prendra part au congrès du RDR à Abidjan, en compagnie du leader de l’UFR, Sidya Touré, qui est arrivé la veille.

Alhassane Ouattara, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré appartiennent tous au mouvement international Libéral.

Mais il faut préciser que ce congrès du RDR intervient dans un contexte marqué de tensions et de guerre de positionnement. Dans un communiqué relayé par la presse locale, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro a annoncé sa non-participation, puisque n’étant « associé, ni en amont ni en aval, par le RDR ».

Communiqué de presse : 20 ans Magic Système !

Fierté de la musique africaine, le groupe MAGIC SYSTEM est présenté aujourd’hui comme un modèle de réussite et un exemple pour la jeunesse Africaine.

Depuis 20 ans, A’salfo, Goudé, Tino et Manadja s’évertuent à éveiller les consciences et prodiguer des conseils aux populations Africaines, notamment la jeunesse, espoir de demain.

A la faveur de leur 20ème anniversaire, les 4 Magiciens venus d’Anoumabo (Abidjan), initient une tournée dénommée «LE MAGIC TOUR». Cette tournée, dont la durée est estimée à 3 mois environs, sillonnera plusieurs pays d’Afrique.

Placé sous l’égide de la problématique du réchauffement climatique et de la promotion des énergies renouvelables, «LE MAGIC TOUR»,prévu en 20 étapes, sera l’occasion pour le groupe de remercier les fans pour leur soutien, de consolider les liens avec le grand public africain, de célébrer avec eux cette carrière et surtout de sensibiliser les populations sur les effets du réchauffement climatique en les incitant à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour eux l’étape de Conakry prévue pour le mois de Novembre 2017 au stade de Nongo sera l’occasion d’exprimer leur totale reconnaissance au peuple de Guinée pour son soutien des premiers instants.

C’est donc en prélude à cet évènement qui s’annonce mémorable tant par sa grandeur que par son impact social, que Noosecom promoteur choisi pour l’étape de la Guinée s’est rendu à Abidjan pour la signature de la convention de prestation du groupe à travers son responsable projets Jason DIALLO. Les locaux de Gaou productions, siège social de la structure évènementiel du groupe Magic System sis aux 2plateaux ont abrité ladite signature sous le regard bienveillant du Ministre de la Culture de Guinée et des Sports, Monsieur Siaka BARRY parrain pour la circonstance.

Il faut rappeler que le Ministre Siaka Barry à Abidjan, à la tête d’une forte délégation guinéene dans le cadre des 8ieme Jeux de la Francophonie n’a pas boudé son plaisir à chaperonner la signature d’un évènement qui dit il sera le tremplin idéal pour les jeunes guinéens de soutirer les secrets de la recette du succès planétaire des 4 garçons d’Anoumabo.

Etait par ailleurs présent à cette signature Oudy 1er qui a promis mettre la main à la pâte afin de recevoir comme il se doit ses ainés à Conakry.

Le ton est donné que la fête soit belle !

A PROPOS DE NOOSECOM
NOOSECOM, est une société à responsabilité de droit guinéen immatriculée au registre de commerce sous le numéro RCCM/GC-KAL/025.373A/2009 dont le siège social est Kobaya Commune de Rotoma.

NOOSECOM est une jeune société guinéenne spécialisée en marketing sportif, communication, production audiovisuelle et évènementiel. Fondé en 2010 par le journaliste sportif Sega Diallo.

Nos Productions Média
▪ Emission Football Factory
▪ ça Cancane, émission spéciale au cours des compétitions internationales dont les dernières en date :
– Can 2017 au Gabon
– Can U17 au Gabon
– Mondial U17 Seoul
Le déclic de prendre une part active dans la promotion et l’organisation de spectacle est venu du triste constat du manque d’innovation et de professionnalisme des ténors proclamés de ce segment d’activité au cours des récentes années.
Autres atouts majeurs :
– Expérience d’une dizaine d’année dans le domaine des spectacles de notre équipe projets évènementielles en Guinée et en dehors.
– La synergie entre notre réseau de contacts d’artistes et celui des intermittents du spectacle.
– Représentant de Lagardère Sport en Guinée

MERCI DE VOTRE ATTENTION

Contacts :

Directeur Général : Sega Diallo
628 78 34 82
segadiallo10@gmail.com​

Project Manager : Jason DIALLO
620 00 07 44
jdiallo123@gmail.com

NOOSECOM MAGIC TOUR 20ANS – COMMUNIQUE DE PRESSE

Les frères Sylla, vainqueurs de “l’Afrique a un incroyable talent” à New York pour une série de spectacles

La seconde saison de l’émission “l’Afrique a un incroyable talent” se tient depuis presqu’une semaine à Abidjan et la question qui se pose, est de savoir que sont devenus les frères Sylla ? En effet, ces deux acrobates guinéens qui ont remporté la première édition de la téléréalité, ont ravivé la fierté culturelle chez la jeunesse guinéenne.

 

 

Pour votre plaisir, votre quotidien en ligne Guineenews est rentré en contact avec ce duo artistique dont le talent et le sens de la créativité, ont forcé le respect et l’admiration de Angélique Kidjo, Fally Ipupa et Claudia Tagbo tous, membres du jury ainsi que des téléspectateurs de la première édition de cette compétition artistique.

Depuis le 26 décembre 2016, Kabinet et son frère Alya se sont envolés pour les Etats-Unis d’Amérique pour des fins de prestations scéniques avec la troupe Universoul Circus. Une troupe artistique de douze personnes venues d’horizons différents mais qui sont unis par amour pour le cirque.

Résidants à New-York, Strong Man (Kabinet) et Sobè (Alya) produisent treize  spectacles par semaine, exception faite du lundi, depuis le mois de février 2017. Ils ont deux séances de répétitions dans la semaine.

Reconnus pour leurs acrobaties, les frères Sylla brillent dans la “bascule”, une discipline du cirque qui met en scène deux acrobates et une bascule. Et pour les numéros de scène qui leur ont permis de remporter des prix, ils les exécutent sur invitation.

Pour la deuxième saison de l’émission “l’Afrique a un incroyable talent”, Kabinet le plus jeune nous a confiés qu’ils restent les champions et que selon les règlements, ils ne doivent plus participer en qualité d’artistes. Mais tout de même, ils peuvent y assister en tant qu’invités et peut-être, remettre le trophée au prochain vainqueur.

L’on se rappelle que durant le dernier trimestre de l’année 2016, la Guinée acclamait les prestations de ces jeunes guinéens qui se démarquaient des autres candidats au fil des étapes par des numéros de scène. Une prouesse qui leur a valu la première place de l’émission, “l’Afrique a un incroyable talent”.

Cet article Les frères Sylla, vainqueurs de “l’Afrique a un incroyable talent” à New York pour une série de spectacles est apparu en premier sur Guinéenews.

Abidjan: le ministre de la Défense décline le plan anti terrorisme de la Guinée

A la sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, qui s’est ouvert jeudi à Abidjan, le ministre de la Défense Dr. Mohamed Diané a décliné devant ses pairs le plan de son pays contre le terrorisme, devenu une préoccupation dans l’espace CEN-SAD. Lisez un extrait de son discours tenu en présence de 27 autres ministres de la Communauté :

 «La sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, après  celle fructueuse de Sharm El-Sheikh en République Arabe d’Égypte dont elle est la continuation et l’approfondissement des sillons, se tient dans un contexte géostratégique qui risque d’être celle de toute une époque, la nôtre, si nous n’y mettons pas fin. Elle est en effet caractérisée par l’émergence d’un espace d’insécurité sans frontières, provoqué par un phénomène planétaire auquel il nous faut solidairement résister pour l’abattre : le terrorisme.  

 C’est pourquoi, ce qui rassemble la CEN-SAD est un combat de tous ; on ne peut lutter efficacement contre le terrorisme qu’universellement. Alors nous disons que le thème est bien choisi, « ensemble contre le terrorisme, pour la sécurité et le développement ».

Le président Alpha Condé l’a récemment rappelé ici même à Abidjan. Il est impossible de combattre et vaincre le terrorisme sans d’abord lutter contre ses germes : la pauvreté et les inégalités. Si nous gagnons la bataille du développement, si nous réussissons à équitablement redistribuer les richesses que nous produisons, alors nous sortirons victorieux de cette bataille. Car il est désormais établi que pour empêcher la résurgence des organisations terroristes, il faudra endiguer toutes les conditions qui favorisent leur développement et même leur existence. Il faut donc travailler sur le tarissement de leurs principales sources de financement.

Mesdames et Messieurs

Je rappelle que parlant de ma mission, le Premier ministre de mon pays a bien indiqué que « le Département que je dirige devra poursuivre et surtout, renforcer les efforts déployés jusque- là pour améliorer les conditions de vie de nos populations et accélérer le progrès économique ». Cette visée peut être surprenante ailleurs ; elle ne l’est pas en Guinée. Car notre armée est aussi une armée du développement qui participe activement à la relance économique de notre pays, après les douloureuses parenthèses des dernières décennies. Pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos Etats, des solutions existent : créer de l’emploi-jeunes, soutenir les efforts des femmes, protéger l’environnement et investir dans l’éducation.

Après son élection en 2010, le Président Alpha CONDE a placé la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) comme la priorité de son programme politique. De cette vision a découlé progressivement les liens entre la qualification de l’armée guinéenne et les initiatives de développement, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les Forces armées guinéennes participent aux activités économiques et productives des populations, notamment au niveau de l’agriculture dont elle accroît le rendement dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire. Elle participe également à la construction des pistes rurales pour désenclaver les zones et villages de production pour une meilleure commercialisation des produits. Les rendements font que les jeunes et les enfants restent attachés à la terre, à l’école et au travail.

La réforme du Secteur de sécurité en République de Guinée est conçue non seulement pour le renforcement de la souveraineté de l’État, mais aussi pour contribuer à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

 Ainsi, dans le cadre des accords de coopération militaire dont l’impact est mesurable, l’armée guinéenne a pu obtenir l’appui des armées française et américaine, pour la formation de trois bataillons successifs dénommés Gangan, près de 3000 militaires, engagés dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU (MINUSMA) au Mali. Cet engagement de nos soldats est notre contribution pour la stabilité et la consolidation de la paix dans ce pays frère.

 Mesdames et Messieurs

 Bien entendu, pour vaincre définitivement le terrorisme dans notre espace géopolitique, la Guinée a estimé qu’il fallait avoir un cadre légal spécifique. Un projet de loi sur la prévention et la répression du terrorisme a été élaboré et doit être soumis à l’Assemblée nationale pour adoption. Il prend en compte tous les aspects liés au terrorisme.

Dans le cadre de la prévention, le secrétariat général des Affaires religieuses a formé à ce jour 500 Imams et prédicateurs religieux à travers la coopération avec le Maroc. Il identifie et contrôle des ONG religieuses évoluant en Guinée notamment dans la construction des mosquées, écoles, forages ou puits améliorés, prestation sanitaire et toutes autres actions réalisées sur le terrain.

Le Secrétariat général aux Affaires religieuses harmonise et veille sur les prêches et sermons de toutes les rencontres religieuses, tout en organisant des campagnes de communication, d’information et de sensibilisation de la population sur les enjeux du terrorisme. Mon gouvernement travaille également pour le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité au niveau de leurs unités d’intervention et les services de renseignement. Ceci, avant la mise en place prochaine des Forces spéciales de la Guinée, avec l’appui de nos partenaires. A ce titre, c’est le lieu de saluer les efforts de l’Egypte et du Maroc pour leur contribution dans la formation de nos militaires.

 Le gouvernement guinéen, pour plus d’efficacité, a opté pour l’harmonisation de sa stratégie de lutte contre le terrorisme à celles de la sous-région ainsi qu’avec celles d’autres organisations. Nous avons également procédé à la formation des jeunes au niveau du SCAD afin d’éviter la vulnérabilité de la jeunesse qui est un terreau fertile pour le recrutement des terroristes. Nous sommes en train de travailler pour l’installation de scanners au niveau de certains postes frontières. Sans compter la mise en place d’unités spécialisées de la police, de la gendarmerie et de l’armée prêtes à toutes interventions en tous points du territoire national.

 Nous avons mené toutes ces actions, malgré la faiblesse de nos moyens, parce que nous estimons que le temps des discours est révolu. Nous devons désormais agir, ici et maintenant en appliquant sur le terrain les recommandations issues de nos travaux.

 Je sais que c’est un combat difficile et long compte tenu des enjeux, mais je n’ai aucun doute là-dessus : nous réussirons notre mission car c’est un devoir sacré pour nous tous ! »

 

 

Cet article Abidjan: le ministre de la Défense décline le plan anti terrorisme de la Guinée est apparu en premier sur Guinéenews.

Abidjan: le ministre de la Défense décline le plan anti terrorisme de la Guinée

A la sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, qui s’est ouvert jeudi à Abidjan, le ministre de la Défense Dr. Mohamed Diané a décliné devant ses pairs le plan de son pays contre le terrorisme, devenu une préoccupation dans l’espace CEN-SAD. Lisez un extrait de son discours tenu en présence de 27 autres ministres de la Communauté :

 «La sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, après  celle fructueuse de Sharm El-Sheikh en République Arabe d’Égypte dont elle est la continuation et l’approfondissement des sillons, se tient dans un contexte géostratégique qui risque d’être celle de toute une époque, la nôtre, si nous n’y mettons pas fin. Elle est en effet caractérisée par l’émergence d’un espace d’insécurité sans frontières, provoqué par un phénomène planétaire auquel il nous faut solidairement résister pour l’abattre : le terrorisme.  

 C’est pourquoi, ce qui rassemble la CEN-SAD est un combat de tous ; on ne peut lutter efficacement contre le terrorisme qu’universellement. Alors nous disons que le thème est bien choisi, « ensemble contre le terrorisme, pour la sécurité et le développement ».

Le président Alpha Condé l’a récemment rappelé ici même à Abidjan. Il est impossible de combattre et vaincre le terrorisme sans d’abord lutter contre ses germes : la pauvreté et les inégalités. Si nous gagnons la bataille du développement, si nous réussissons à équitablement redistribuer les richesses que nous produisons, alors nous sortirons victorieux de cette bataille. Car il est désormais établi que pour empêcher la résurgence des organisations terroristes, il faudra endiguer toutes les conditions qui favorisent leur développement et même leur existence. Il faut donc travailler sur le tarissement de leurs principales sources de financement.

Mesdames et Messieurs

Je rappelle que parlant de ma mission, le Premier ministre de mon pays a bien indiqué que « le Département que je dirige devra poursuivre et surtout, renforcer les efforts déployés jusque- là pour améliorer les conditions de vie de nos populations et accélérer le progrès économique ». Cette visée peut être surprenante ailleurs ; elle ne l’est pas en Guinée. Car notre armée est aussi une armée du développement qui participe activement à la relance économique de notre pays, après les douloureuses parenthèses des dernières décennies. Pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos Etats, des solutions existent : créer de l’emploi-jeunes, soutenir les efforts des femmes, protéger l’environnement et investir dans l’éducation.

Après son élection en 2010, le Président Alpha CONDE a placé la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) comme la priorité de son programme politique. De cette vision a découlé progressivement les liens entre la qualification de l’armée guinéenne et les initiatives de développement, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les Forces armées guinéennes participent aux activités économiques et productives des populations, notamment au niveau de l’agriculture dont elle accroît le rendement dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire. Elle participe également à la construction des pistes rurales pour désenclaver les zones et villages de production pour une meilleure commercialisation des produits. Les rendements font que les jeunes et les enfants restent attachés à la terre, à l’école et au travail.

La réforme du Secteur de sécurité en République de Guinée est conçue non seulement pour le renforcement de la souveraineté de l’État, mais aussi pour contribuer à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

 Ainsi, dans le cadre des accords de coopération militaire dont l’impact est mesurable, l’armée guinéenne a pu obtenir l’appui des armées française et américaine, pour la formation de trois bataillons successifs dénommés Gangan, près de 3000 militaires, engagés dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU (MINUSMA) au Mali. Cet engagement de nos soldats est notre contribution pour la stabilité et la consolidation de la paix dans ce pays frère.

 Mesdames et Messieurs

 Bien entendu, pour vaincre définitivement le terrorisme dans notre espace géopolitique, la Guinée a estimé qu’il fallait avoir un cadre légal spécifique. Un projet de loi sur la prévention et la répression du terrorisme a été élaboré et doit être soumis à l’Assemblée nationale pour adoption. Il prend en compte tous les aspects liés au terrorisme.

Dans le cadre de la prévention, le secrétariat général des Affaires religieuses a formé à ce jour 500 Imams et prédicateurs religieux à travers la coopération avec le Maroc. Il identifie et contrôle des ONG religieuses évoluant en Guinée notamment dans la construction des mosquées, écoles, forages ou puits améliorés, prestation sanitaire et toutes autres actions réalisées sur le terrain.

Le Secrétariat général aux Affaires religieuses harmonise et veille sur les prêches et sermons de toutes les rencontres religieuses, tout en organisant des campagnes de communication, d’information et de sensibilisation de la population sur les enjeux du terrorisme. Mon gouvernement travaille également pour le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité au niveau de leurs unités d’intervention et les services de renseignement. Ceci, avant la mise en place prochaine des Forces spéciales de la Guinée, avec l’appui de nos partenaires. A ce titre, c’est le lieu de saluer les efforts de l’Egypte et du Maroc pour leur contribution dans la formation de nos militaires.

 Le gouvernement guinéen, pour plus d’efficacité, a opté pour l’harmonisation de sa stratégie de lutte contre le terrorisme à celles de la sous-région ainsi qu’avec celles d’autres organisations. Nous avons également procédé à la formation des jeunes au niveau du SCAD afin d’éviter la vulnérabilité de la jeunesse qui est un terreau fertile pour le recrutement des terroristes. Nous sommes en train de travailler pour l’installation de scanners au niveau de certains postes frontières. Sans compter la mise en place d’unités spécialisées de la police, de la gendarmerie et de l’armée prêtes à toutes interventions en tous points du territoire national.

 Nous avons mené toutes ces actions, malgré la faiblesse de nos moyens, parce que nous estimons que le temps des discours est révolu. Nous devons désormais agir, ici et maintenant en appliquant sur le terrain les recommandations issues de nos travaux.

 Je sais que c’est un combat difficile et long compte tenu des enjeux, mais je n’ai aucun doute là-dessus : nous réussirons notre mission car c’est un devoir sacré pour nous tous ! »

 

 

Cet article Abidjan: le ministre de la Défense décline le plan anti terrorisme de la Guinée est apparu en premier sur Guinéenews.

Abidjan : Le ministre Diané décline le plan de la Guinée contre le terrorisme

A la sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, qui s’est ouvert jeudi à Abidjan, le ministre de La Défense Dr Mohamed Diané a décliné devant ses pairs le plan de son pays contre le terrorisme devenu une préoccupation dans l’espace CEN-SAD. Lisez un extrait de son discours tenu en présence de 27 autres ministres de la Communauté :

« La sixième réunion des ministres de la Défense des États membres de la Communauté des États Sahélo-Sahariens, après celle fructueuse de Sharm El-Sheikh en République Arabe d’Égypte dont elle est la continuation et l’approfondissement des sillons, se tient dans un contexte géostratégique qui risque d’être celle de toute une époque, la nôtre, si nous n’y mettons pas fin. Elle est en effet caractérisée par l’émergence d’un espace d’insécurité sans frontières, provoqué par un phénomène planétaire auquel il nous faut solidairement résister pour l’abattre : le terrorisme.

C’est pourquoi, ce qui rassemble la CEN-SAD est un combat de tous ; on ne peut lutter efficacement contre le terrorisme qu’universellement. Alors nous disons que le thème est bien choisi, « ensemble contre le terrorisme, pour la sécurité et le développement ».

Le président Alpha Condé l’a récemment rappelé ici même à Abidjan. Il est impossible de combattre et vaincre le terrorisme sans d’abord lutter contre ses germes : la pauvreté et les inégalités. Si nous gagnons la bataille du développement, si nous réussissons à équitablement redistribuer les richesses que nous produisons, alors nous sortirons victorieux de cette bataille. Car il est désormais établi que pour empêcher la résurgence des organisations terroristes, il faudra endiguer toutes les conditions qui favorisent leur développement et même leur existence. Il faut donc travailler sur le tarissement de leurs principales sources de financement.

Mesdames et Messieurs

Je rappelle que parlant de ma mission, le Premier ministre de mon pays a bien indiqué que « le Département que je dirige devra poursuivre et surtout, renforcer les efforts déployés jusque- là pour améliorer les conditions de vie de nos populations et accélérer le progrès économique ». Cette visée peut être surprenante ailleurs ; elle ne l’est pas en Guinée. Car notre armée est aussi une armée du développement qui participe activement à la relance économique de notre pays, après les douloureuses parenthèses des dernières décennies. Pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos Etats, des solutions existent : créer de l’emploi jeunes, soutenir les efforts des femmes, protéger l’environnement et investir dans l’éducation.

Après son élection en 2010, le Président Alpha CONDE a placé la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) comme la priorité de son programme politique. De cette vision a découlé progressivement les liens entre la qualification de l’armée guinéenne et les initiatives de développement, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les Forces armées guinéennes participent aux activités économiques et productives des populations, notamment au niveau de l’agriculture dont elle accroît le rendement dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire. Elle participe également à la construction des pistes rurales pour désenclaver les zones et villages de production pour une meilleure commercialisation des produits. Les rendements font que les jeunes et les enfants restent attachés à la terre, à l’école et au travail.

La réforme du Secteur de sécurité en République de Guinée est conçue non seulement pour le renforcement de la souveraineté de l’État, mais aussi pour contribuer à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

Ainsi, dans le cadre des accords de coopération militaire dont l’impact est mesurable, l’armée guinéenne a pu obtenir l’appui des armées française et américaine, pour la formation de trois bataillons successifs dénommés Gangan, près de 3000 militaires, engagés dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU (MINUSMA) au Mali. Cet engagement de nos soldats est notre contribution pour la stabilité et la consolidation de la paix dans ce pays frère.

Mesdames et Messieurs

Bien entendu, pour vaincre définitivement le terrorisme dans notre espace géopolitique, la Guinée a estimé qu’il fallait avoir un cadre légal spécifique. Un projet de loi sur la prévention et la répression du terrorisme a été élaboré et doit être soumis à l’Assemblée nationale pour adoption. Il prend en compte tous les aspects liés au terrorisme.

Dans le cadre de la prévention, le secrétariat général des Affaires religieuses a formé à ce jour 500 Imams et prédicateurs religieux à travers la coopération avec le Maroc. Il identifie et contrôle des ONG religieuses évoluant en Guinée notamment dans la construction des mosquées, écoles, forages ou puits améliorés, prestation sanitaire et toutes autres actions réalisées sur le terrain.

Le Secrétariat général aux Affaires religieuses harmonise et veille sur les prêches et sermons de toutes les rencontres religieuses, tout en organisant des campagnes de communication, d’information et de sensibilisation de la population sur les enjeux du terrorisme. Mon gouvernement travaille également pour le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité au niveau de leurs unités d’intervention et les services de renseignement. Ceci, avant la mise en place prochaine des Forces spéciales de la Guinée, avec l’appui de nos partenaires. A ce titre, c’est le lieu de saluer les efforts de l’Egypte et du Maroc pour leur contribution dans la formation de nos militaires.

Le gouvernement guinéen, pour plus d’efficacité, a opté pour l’harmonisation de sa stratégie de lutte contre le terrorisme à celles de la sous-région ainsi qu’avec celles d’autres organisations. Nous avons également procédé à la formation des jeunes au niveau du SCAD afin d’éviter la vulnérabilité de la jeunesse qui est un terreau fertile pour le recrutement des terroristes. Nous sommes en train de travailler pour l’installation de scanners au niveau de certains postes frontières. Sans compter la mise en place d’unités spécialisées de la police, de la gendarmerie et de l’armée prêtes à toutes interventions en tous points du territoire national.

Nous avons mené toutes ces actions, malgré la faiblesse de nos moyens, parce que nous estimons que le temps des discours est révolu. Nous devons désormais agir, ici et maintenant en appliquant sur le terrain les recommandations issues de nos travaux.

Je sais que c’est un combat difficile et long compte tenu des enjeux, mais je n’ai aucun doute là-dessus : nous réussirons notre mission car c’est un devoir sacré pour nous tous ! »

Transcrit pas Tokpanan Doré

Cet article Abidjan : Le ministre Diané décline le plan de la Guinée contre le terrorisme est apparu en premier sur Guinéenews.