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Abdoulaye Wade

Sénégal : au secours, Abdoulaye Wade est de retour !

Parlant et mettant le Sénégal à l’index, on pense également à la situation en Guinée et en Côte d’Ivoire où politiquement et économiquement, il y a des choses intéressantes.

L’Opposition sénégalaise comme toutes les oppositions du continent, pour lesquelles tous les moyens sont bons pour prendre le Pouvoir, au lieu d’affaiblir les tenants du pouvoir, les renforcent. Et pour ces derniers, tous les moyens pour garder le pouvoir sont bons. Machiavel, lève-toi et marche ! Comme aurait commandé Jésus à Lazare, ou qui-là ?

Les Gaïndés ne sont pas contents de Macky Sall. Malgré les nouvelles infrastructures nouvelles, les coupures d’eau et d’électricité se font de plus en plus rares par rapport à l’ancien temps, mais la cherté de vie prend les ménages au collet, les loyers sont automatiquement indexés à l’inflation.

En Guinée, on a entendu un clabaudage sur la hausse des prix des loyers et une association dont Mouctar Diallo, député des NFD, s’était identifié à tue-tête et à l’emporte-pièce. Quant à l’association des consommateurs et du ministère du Commerce, ils se sont fait entendre sur la baisse des prix des denrées de première consommation pour ce mois de ramadan. Si on parle d’ignorance de l’association des consommateurs, manipulés ou pas, on parle d’hypocrisie du ministère du Commerce et même de l’OHADA. Comment peut-on demander aux commerçants de sacrifier leurs gains et ne pas demander aussi à l’Etat de baisser les taxes et impôts ? Quant à ces commerçants véreux jusqu’au feu et aux femmes qui spéculent impitoyablement, Dieu n’a qu’à aller se cacher.

Revenons à Doumbelane où courte queue se paie avec courte queue. On a entendu d’un officiel de Macky Sall dire qu’Abdoulaye Wade ne fait plus peur. Que pendant 11 ans, il n’a fait que 11 ponts et que, eux, en 5 ans, ils en ont fait 12. Un bilan largement positif, mais alors pourquoi la rue gronde ?

L’observateur distrait voit deux raisons, qui ne sont peut-être pas les fondamentales, mais elles ont droit d’être citées, par spéculation :

La première est que Macky Sall a commencé son règne par régler les comptes personnels. Les spectateurs parlent du match de rugby au stade Rubeuf de Dakar, au cours duquel Karim Wade a été durement plaqué. Certains disent que Karim l’a bien mérité pour s’être conduit de façon cavalière lorsqu’il était le ministre de la terre et du ciel, n’hésitant à « mettre là-dans » ceux qui ne sont pas de son avis. Pour le Sénégalais lambda, le retour du boomerang n’est que justice immanente. D’autres trouvent que Macky Sall exagère, qu’il est dans son ADN de régler les comptes personnels, pour peu qu’il sente un vent d’adversité, puisque le voilà qui rebelote avec Khalifa Sall. Ce qu’on ne comprend pas, le maire de Dakar a plongé le doigt dans la confiture de Dakar, et ses partisans trouvent un alibi ou un subterfuge ou une argutie juridique pour dire que c’est un fonds indépendant laissé  la discrétion du maire qui est libre d’en disposer à sa guise, même à donner à des femmes politiques, à des balayeuses ou à des «…jolies demoiselles ! ». Seulement, Khalifa Sall ne les dévoile pas, ce qui fait dire, à juste titre, qu’il les a détournés.

 Comme Cassandre ou Cassandra ou Alexandra, cette prophétesse aux noms multiples, qui s’est refusée à un dieu de la mythologie qui a jeté son sort de la rendre grande voyante, mais qui ne sera jamais écoutée, même par sa famille. Quand elle a vu le cheval de Trois dans le camp, elle s’était écriée : « la mort est dans le ventre de ce cheval », et les autres de la prendre pour une toquée…

Comme Cassandra, Macky Sall ne sera pas soutenu dans sa mise à l’ombre de Khalifa. Les accusations de détournements colossaux de Karim Wade ne sont pas prouvées, ça fait deux et ça tape sur le système nerveux des Gaïndés.  A côté de ces patatras, il y a la cherté de la vie pour les ménages. Mais là, comme les arrivistes forcenés, comme ceux qui confondent vitesse et précipitation, comme ceux qui veulent courir avant de marcher, c’est la chute inévitable.

 Comme Alassane Ouattara, champion du redressement économique des pays, cadre hors pair du FMI, comme Alpha Condé, président de la Guinée, de la FEANF, de l’Union Africaine, qui vient de céder la présidence de l’OMVS à Macky Sall (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, (quelle occurrence impromptue que de mettre Macky et Alpha dans le même panier de propos venus au pif), tous les trois décorés pour la circonstance ont de commun la course à l’émergence à qui mieux-mieux, chacun pour soi et Dieu pour tous.

Le meilleur jeune, ADO, s’était échappé dès les premiers kilomètres et a eu une crevaison. Ceux qui tiraient le diable par la queue en queue du peloton viennent de le rejoindre et pédalent en tirant la langue et viennent de découvrir que l’émergence est une côte hors catégorie.

Si l’émergence est taillée sur mesure pour les élites, pas pour les populations, elle a ses exigences. Les crédits obtenus par le biais du FMI, par la Banque Mondiale,  par les bailleurs bi et multilatérales, à taux préférentiel ou avantageux et à tout ce qu’on veut pour flouer le peuple, pour ne pas qu’il s’oppose à la contraction de ces crédits, mais qui seront une charge et un fardeau pour les futures générations, puisqu’ils doivent payer ces dettes par l’augmentation des taxes et impôts jusqu’au dernier sous par l’augmentation des prix de tout et tout. Plus les infrastructures, ponts, routes, stades, hôtels de luxe, poussent de terre, plus il faudrait appréhender l’avenir.

C’est un cas général, aucun pays ne peut se soustraire aux exigences de l’émergence, le Sénégal de Macky Sall, qui se vante des réalisations hors du commun en si peu de temps doit boire la ciguë jusqu’à la lie de la cherté de vie.

C’est dans ces conditions que la politique s’est mêlée pour contester la gouvernance. Seulement, le père Wade fait son come back, ce qui n’est pas du tout du goût des autres, à commencer par Khalifa Sall, bien que dans le coffre.

 Cette dichotomie politique de l’Opposition n’est pas pour déplaire à Macky Sall. Le besoin fébrile du vieux Lion de revenir à Doumbelane cacherait-il une intention de revanchard ? La question se pose, puisqu’à 91 ans, pourquoi cherche-t-il encore à boire les déboires politiques ? Macky Sall est en train de grelotter. Un lion, même vieux, fait peur aux moineaux.

Moïse Sidibé

 

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Sénégal : au secours, Abdoulaye Wade est de retour !

Parlant et mettant le Sénégal à l’index, on pense également à la situation en Guinée et en Côte d’Ivoire où politiquement et économiquement, il y a des choses intéressantes.

L’Opposition sénégalaise comme toutes les oppositions du continent, pour lesquelles tous les moyens sont bons pour prendre le Pouvoir, au lieu d’affaiblir les tenants du pouvoir, les renforcent. Et pour ces derniers, tous les moyens pour garder le pouvoir sont bons. Machiavel, lève-toi et marche ! Comme aurait commandé Jésus à Lazare, ou qui-là ?

Les Gaïndés ne sont pas contents de Macky Sall. Malgré les nouvelles infrastructures nouvelles, les coupures d’eau et d’électricité se font de plus en plus rares par rapport à l’ancien temps, mais la cherté de vie prend les ménages au collet, les loyers sont automatiquement indexés à l’inflation.

En Guinée, on a entendu un clabaudage sur la hausse des prix des loyers et une association dont Mouctar Diallo, député des NFD, s’était identifié à tue-tête et à l’emporte-pièce. Quant à l’association des consommateurs et du ministère du Commerce, ils se sont fait entendre sur la baisse des prix des denrées de première consommation pour ce mois de ramadan. Si on parle d’ignorance de l’association des consommateurs, manipulés ou pas, on parle d’hypocrisie du ministère du Commerce et même de l’OHADA. Comment peut-on demander aux commerçants de sacrifier leurs gains et ne pas demander aussi à l’Etat de baisser les taxes et impôts ? Quant à ces commerçants véreux jusqu’au feu et aux femmes qui spéculent impitoyablement, Dieu n’a qu’à aller se cacher.

Revenons à Doumbelane où courte queue se paie avec courte queue. On a entendu d’un officiel de Macky Sall dire qu’Abdoulaye Wade ne fait plus peur. Que pendant 11 ans, il n’a fait que 11 ponts et que, eux, en 5 ans, ils en ont fait 12. Un bilan largement positif, mais alors pourquoi la rue gronde ?

L’observateur distrait voit deux raisons, qui ne sont peut-être pas les fondamentales, mais elles ont droit d’être citées, par spéculation :

La première est que Macky Sall a commencé son règne par régler les comptes personnels. Les spectateurs parlent du match de rugby au stade Rubeuf de Dakar, au cours duquel Karim Wade a été durement plaqué. Certains disent que Karim l’a bien mérité pour s’être conduit de façon cavalière lorsqu’il était le ministre de la terre et du ciel, n’hésitant à « mettre là-dans » ceux qui ne sont pas de son avis. Pour le Sénégalais lambda, le retour du boomerang n’est que justice immanente. D’autres trouvent que Macky Sall exagère, qu’il est dans son ADN de régler les comptes personnels, pour peu qu’il sente un vent d’adversité, puisque le voilà qui rebelote avec Khalifa Sall. Ce qu’on ne comprend pas, le maire de Dakar a plongé le doigt dans la confiture de Dakar, et ses partisans trouvent un alibi ou un subterfuge ou une argutie juridique pour dire que c’est un fonds indépendant laissé  la discrétion du maire qui est libre d’en disposer à sa guise, même à donner à des femmes politiques, à des balayeuses ou à des «…jolies demoiselles ! ». Seulement, Khalifa Sall ne les dévoile pas, ce qui fait dire, à juste titre, qu’il les a détournés.

 Comme Cassandre ou Cassandra ou Alexandra, cette prophétesse aux noms multiples, qui s’est refusée à un dieu de la mythologie qui a jeté son sort de la rendre grande voyante, mais qui ne sera jamais écoutée, même par sa famille. Quand elle a vu le cheval de Trois dans le camp, elle s’était écriée : « la mort est dans le ventre de ce cheval », et les autres de la prendre pour une toquée…

Comme Cassandra, Macky Sall ne sera pas soutenu dans sa mise à l’ombre de Khalifa. Les accusations de détournements colossaux de Karim Wade ne sont pas prouvées, ça fait deux et ça tape sur le système nerveux des Gaïndés.  A côté de ces patatras, il y a la cherté de la vie pour les ménages. Mais là, comme les arrivistes forcenés, comme ceux qui confondent vitesse et précipitation, comme ceux qui veulent courir avant de marcher, c’est la chute inévitable.

 Comme Alassane Ouattara, champion du redressement économique des pays, cadre hors pair du FMI, comme Alpha Condé, président de la Guinée, de la FEANF, de l’Union Africaine, qui vient de céder la présidence de l’OMVS à Macky Sall (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, (quelle occurrence impromptue que de mettre Macky et Alpha dans le même panier de propos venus au pif), tous les trois décorés pour la circonstance ont de commun la course à l’émergence à qui mieux-mieux, chacun pour soi et Dieu pour tous.

Le meilleur jeune, ADO, s’était échappé dès les premiers kilomètres et a eu une crevaison. Ceux qui tiraient le diable par la queue en queue du peloton viennent de le rejoindre et pédalent en tirant la langue et viennent de découvrir que l’émergence est une côte hors catégorie.

Si l’émergence est taillée sur mesure pour les élites, pas pour les populations, elle a ses exigences. Les crédits obtenus par le biais du FMI, par la Banque Mondiale,  par les bailleurs bi et multilatérales, à taux préférentiel ou avantageux et à tout ce qu’on veut pour flouer le peuple, pour ne pas qu’il s’oppose à la contraction de ces crédits, mais qui seront une charge et un fardeau pour les futures générations, puisqu’ils doivent payer ces dettes par l’augmentation des taxes et impôts jusqu’au dernier sous par l’augmentation des prix de tout et tout. Plus les infrastructures, ponts, routes, stades, hôtels de luxe, poussent de terre, plus il faudrait appréhender l’avenir.

C’est un cas général, aucun pays ne peut se soustraire aux exigences de l’émergence, le Sénégal de Macky Sall, qui se vante des réalisations hors du commun en si peu de temps doit boire la ciguë jusqu’à la lie de la cherté de vie.

C’est dans ces conditions que la politique s’est mêlée pour contester la gouvernance. Seulement, le père Wade fait son come back, ce qui n’est pas du tout du goût des autres, à commencer par Khalifa Sall, bien que dans le coffre.

 Cette dichotomie politique de l’Opposition n’est pas pour déplaire à Macky Sall. Le besoin fébrile du vieux Lion de revenir à Doumbelane cacherait-il une intention de revanchard ? La question se pose, puisqu’à 91 ans, pourquoi cherche-t-il encore à boire les déboires politiques ? Macky Sall est en train de grelotter. Un lion, même vieux, fait peur aux moineaux.

Moïse Sidibé

 

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