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Abdoul Gadiri Diallo

Massacres du Stade 28 septembre: les victimes exigent la fin de l’instruction avant le 28 septembre prochain

A l’issue d’une mission internationale, quatre organisations de défense des droits humains et de défense des victimes ont appelé ce vendredi 28 juillet, les autorités guinéennes à clôturer au plus vite l’information judiciaire sur l’affaire du 28 septembre 2009 au stade de Conakry.

 Etant parties civiles, elles demandent à ce que cette clôture ait lieu avant le 8ème anniversaire du massacre afin de permettre la tenue rapide d’un procès emblématique et trop longuement attendu.

Poursuivant, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH),
l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH),  Les Mêmes Droits pour Tous (MDT) et Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA ), ont rappelé  que le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes ont été tuées et 109 femmes violées lorsque des militaires de la junte au pouvoir ont attaqué le meeting de l’opposition tenu au Stade de Conakry.

Bien que qualifié de « crime contre l’humanité » par la commission d’enquête des Nations Unies, elles ont regretté que ce massacre n’ait donné lieu à aucun procès, près de huit  ans après  les faits.

C’est pour cette raison, lors de leur mission de plaidoyer du 24 au 28  juillet 2017, quatre organisations guinéennes et internationales ont rencontré les autorités judiciaires et politiques guinéennes pour leur rappeler l’urgence et l’importance de clôturer dans les plus brefs délais l’instruction judiciaire ouverte depuis février 2010.

Pour elles, parties civiles à l’affaire et représentant près de 450 victimes, les derniers actes à poser dans l’instruction notamment les confrontations entre Toumba Diakité et d’autres personnes inculpées dans le dossier, ne sauraient empêcher la clôture de l’instruction avant le 28 septembre 2017.

«L’instruction judiciaire est aujourd’hui suffisamment complète pour clôturer le dossier au plus vite et ouvrir le procès au plus tard au début de l’année 2018, comme s’y est à nouveau engagé le ministre de la Justice, Cheick Sako, lors de notre rencontre », a déclaré Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH.

Pendant la mission, ces ONG de défense des droits de l’Homme ont fait comprendre que les consultations menées avec les victimes ont permis de montrer l’urgence de la tenue d’un tel procès alors que nombre d’entre elles sont déjà décédées et que les autres souffrent des séquelles des violences exercées par les forces de sécurité pour réprimer la manifestation le 28 septembre 2009.

«L’État guinéen doit répondre à l’attente de justice exprimée par les victimes. Le procès doit se tenir dans les meilleurs délais afin de leur permettre de tourner enfin cette page oh, combien douloureuse et faire leur deuil», a déclaré madame Asmaou Diallo, présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre.