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Mali : Pourquoi IBK a abandonné ? Abdication ou sagesse, ou les deux ?

Le président Ibrahima Boubacar Kéita, IBK, a préféré la cohésion nationale à la confrontation sociale, une confrontation qui ne serait que de trop pour son pays déjà dans bien de situations délicates. Les autorités intérimaires sont théoriquement installées au nord mais elles ne sont pas fonctionnelles à plein rendement. Les Maliens ne le disent pas assez, mais si le résultat du Bac a été minable partout au centre et au sud du pays, il y a problème, et s’il faut appeler le chien par son nom, il y a sabotage flagrant. Comment une région du nord, qui n’a vu ni l’administration fonctionner ni les écoles ouverte pleinement avec les enseignants qui n’ont presque pas rejoint ces lieux d’affectation dangereux peut présenter un résultat plus positif que les autres, qui ont vu tout fonctionner normalement ? Quel Malien croit véritablement qu’il était possible qu’il y ait plus d’admis au Bac à Tombouctou ou Kidal qu’ailleurs ?

Un tel référendum sans la participation effective de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et autres, même si toutes les autres régions participaient à plus de 90% au vote, il n’est pas valide, à moins d’exclure le nord de la politique du pays.

Si IBK a abandonné ce projet mal ficelé, il y a un peu de tout dans cet abandon. Les Maliens ne doivent pas avoir peur des mots et couvrir l’acte, ils ne doivent pas hésiter de dire qu’il y a bel et bien eu renoncement et abdication de la part de leur président pour le bien de leur pays.

Comme dit Jean-Paul Sartre en substance : « Le courageux n’est pas celui qui n’a pas peur, c’est celui qui a peur et qui se lève pour avancer ». IBK sait qu’après avoir tiré en longueur, sa décision d’abandonner serait vue comme celle d’une baudruche, mais après toute réflexion, il a sacrifié son orgueil pour mettre l’intérêt du pays au-dessus. Ils peuvent dire merci à leur président dont la sagesse a guidé plus que l’égoïsme et l’aveuglement.

Voilà que tout finit bien.