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Mohamed Tall : « l’Etat doit réaliser des gros investissements pour booster l’élevage ».

La Guinée regorge des potentialités pour un développement du secteur de l’élevage. Mais la disponibilité en lait et viande suffisante tarde à voir le jour. C’est en substance l’annonce faite par le ministère de l’élevage, Mohamed Tall, qui a accordé un entretien à votre quotidien en ligne, Guinéenews, un an après sa nomination.

Guinéenews : Comment se porte le secteur de l’élévage, un an après votre nomination ?

Mohamed Tall : D’abord depuis un an environ, nous avons fait de l’agriculture et du secteur rural, une priorité parce que c’est un secteur porteur de croissance, qui peut contribuer fortement à la réduction de la pauvreté, à la promotion de la croissance. Donc, suite à cette prise de conscience ou à ce changement de paradigme, un certain nombre d’actions ont été engagés notamment les fameuses initiatives présidentielles qui ont été mises en place dans le secteur de l’élevage, de la porciculture notamment.

Ces initiatives se sont traduites au niveau de l’agriculture par des programmes de café et d’anacarde afin de promouvoir les produits destinés à l’exportation. En plus de ça, le secteur de l’élevage est en train de se restructurer. Des missions avec l’appui de la Banque mondiale ont commencé sur le terrain pour essayer de sensibiliser les opérateurs en vue d’organiser des ateliers pour la mise en place des structures professionnelles de l’élevage.

Au niveau de la santé animale, il y a des actions qui ont démarré. Il y a le plan de surveillance des maladies animales qui a été révisé et validé récemment avec l’appui de la FAO notamment. Et suite à cela, des campagnes de sensibilisation ont été engagées.

Guinéenews : Des campagnes de sensibilisations par rapport à quoi ?

Mohamed Tall : Des campagnes de sensibilisation en direction des populations à risque. C’est-à-dire les zones identifiées comme étant des zones à haut risque où les maladies animales les plus importantes pourraient se manifester. On a déployé des missions de sensibilisation et de formation aussi. Le réseau de surveillance a été doté des moyens de déplacements, des moyens de communications ainsi que des équipements pour procéder à des prélèvements en cas de signes anormaux constatés au niveau des animaux.

Il y a des fascicules qui vont être élaborés pour expliquer tout cela. Des campagnes de sensibilisation se font à travers les radios rurales actuellement pour ce qui concerne la grippe aviaire notamment. A coté de cela, il y a des choses qui se font, avec l’appui de la FAO, nous allons engager une campagne de sensibilisation contre la PPR, contre la PPCB et le charbon bactéridien. Déjà, une partie de cette campagne est engagée et d’autres campagnes vont être lancées bientôt. Nous avons reçu un certain nombre de vaccin grâce à la FAO. Mais j’avoue que nous sommes confrontés à des difficultés de financement et aussi à un manque de personnel.

 

Guinéenews : Est-ce que c’est ce manque de financements qui empêche votre département à créer des fermes avicoles nationales et à appuyer l’élevage des bovins.

Mohamed Tall : L’exploitation des fermes relève d’une activité purement privée. Aujourd’hui, l’Etat doit réaliser des investissements importants pour améliorer les conditions d’élevage. Ces investissements doivent se situer au niveau de la réalisation d’infrastructures pour faciliter l’élevage, au niveau de la formation, au niveau des subventions pour faciliter l’accès aux vaccins et aux autres intrants, et éventuellement au niveau du transport en ce qui concerne les marchands de bétail.  Les investissements aussi pour mettre en place un programme d’amélioration génétique etc… Bref, ce sont ces investissements qui contribueront à améliorer les conditions d’élevage et des éleveurs. Mais l’activité d’élevage en tant que telle, est une activité privée. C’est par la suite que l’Etat pourrait tirer les profits économiques de tout ça. Ceci, une fois que les investissements de base sont réalisés, une fois que l’environnement du secteur est amélioré et que le secteur est dynamisé. A ce moment là, les richesses qui seront créées, permettront d’accroître la contribution du secteur.

 

Guinéenews : En tant que premier responsable de ce département, vous êtes-vous investis pour améliorer les conditions que vous venez de citer ?

Mohamed Tall : Le département a des missions régaliennes. C’est-à-dire faire en sorte que nos concitoyens ne soient pas affectés par des maladies d’origine animales. Nous devons aussi améliorer les productions et la disponibilité en lait et viande. Ça, c’est notre devoir. En ce qui concerne les investissements, que nous avons à faire, nous les ferons si les moyens sont disponibles et notre rôle consiste à inciter le gouvernement à soutenir le secteur de l’élevage. Je vous ai dit que le secteur agricole dans toutes ses composantes, est considéré comme un secteur prioritaire. Donc, nous allons essayer de pousser pour que cette priorité accordée à ce secteur se traduise par des investissements publics conséquents afin d’exploiter son immense potentielle.

 

Guinéenews : Conakry manque aujourd’hui d’abattoir public digne. Des travaux de constructions d’un abattoir moderne ont été engagés il y a des années à Kagbelen mais qui tarde à finir. Qui bloque ?

Mohamed Tall : C’est un problème de financement mais qui sera très bientôt régler on l’espère parce que le dossier se trouve à présent au plus haut niveau.

 

Mohamed Tall : « l’Etat doit réaliser des gros investissements pour booster l’élevage ».

La Guinée regorge des potentialités pour un développement du secteur de l’élevage. Mais la disponibilité en lait et viande suffisante tarde à voir le jour. C’est en substance l’annonce faite par le ministère de l’élevage, Mohamed Tall, qui a accordé un entretien à votre quotidien en ligne, Guinéenews, un an après sa nomination.

Guinéenews : Comment se porte le secteur de l’élévage, un an après votre nomination ?

Mohamed Tall : D’abord depuis un an environ, nous avons fait de l’agriculture et du secteur rural, une priorité parce que c’est un secteur porteur de croissance, qui peut contribuer fortement à la réduction de la pauvreté, à la promotion de la croissance. Donc, suite à cette prise de conscience ou à ce changement de paradigme, un certain nombre d’actions ont été engagés notamment les fameuses initiatives présidentielles qui ont été mises en place dans le secteur de l’élevage, de la porciculture notamment.

Ces initiatives se sont traduites au niveau de l’agriculture par des programmes de café et d’anacarde afin de promouvoir les produits destinés à l’exportation. En plus de ça, le secteur de l’élevage est en train de se restructurer. Des missions avec l’appui de la Banque mondiale ont commencé sur le terrain pour essayer de sensibiliser les opérateurs en vue d’organiser des ateliers pour la mise en place des structures professionnelles de l’élevage.

Au niveau de la santé animale, il y a des actions qui ont démarré. Il y a le plan de surveillance des maladies animales qui a été révisé et validé récemment avec l’appui de la FAO notamment. Et suite à cela, des campagnes de sensibilisation ont été engagées.

Guinéenews : Des campagnes de sensibilisations par rapport à quoi ?

Mohamed Tall : Des campagnes de sensibilisation en direction des populations à risque. C’est-à-dire les zones identifiées comme étant des zones à haut risque où les maladies animales les plus importantes pourraient se manifester. On a déployé des missions de sensibilisation et de formation aussi. Le réseau de surveillance a été doté des moyens de déplacements, des moyens de communications ainsi que des équipements pour procéder à des prélèvements en cas de signes anormaux constatés au niveau des animaux.

Il y a des fascicules qui vont être élaborés pour expliquer tout cela. Des campagnes de sensibilisation se font à travers les radios rurales actuellement pour ce qui concerne la grippe aviaire notamment. A coté de cela, il y a des choses qui se font, avec l’appui de la FAO, nous allons engager une campagne de sensibilisation contre la PPR, contre la PPCB et le charbon bactéridien. Déjà, une partie de cette campagne est engagée et d’autres campagnes vont être lancées bientôt. Nous avons reçu un certain nombre de vaccin grâce à la FAO. Mais j’avoue que nous sommes confrontés à des difficultés de financement et aussi à un manque de personnel.

 

Guinéenews : Est-ce que c’est ce manque de financements qui empêche votre département à créer des fermes avicoles nationales et à appuyer l’élevage des bovins.

Mohamed Tall : L’exploitation des fermes relève d’une activité purement privée. Aujourd’hui, l’Etat doit réaliser des investissements importants pour améliorer les conditions d’élevage. Ces investissements doivent se situer au niveau de la réalisation d’infrastructures pour faciliter l’élevage, au niveau de la formation, au niveau des subventions pour faciliter l’accès aux vaccins et aux autres intrants, et éventuellement au niveau du transport en ce qui concerne les marchands de bétail.  Les investissements aussi pour mettre en place un programme d’amélioration génétique etc… Bref, ce sont ces investissements qui contribueront à améliorer les conditions d’élevage et des éleveurs. Mais l’activité d’élevage en tant que telle, est une activité privée. C’est par la suite que l’Etat pourrait tirer les profits économiques de tout ça. Ceci, une fois que les investissements de base sont réalisés, une fois que l’environnement du secteur est amélioré et que le secteur est dynamisé. A ce moment là, les richesses qui seront créées, permettront d’accroître la contribution du secteur.

 

Guinéenews : En tant que premier responsable de ce département, vous êtes-vous investis pour améliorer les conditions que vous venez de citer ?

Mohamed Tall : Le département a des missions régaliennes. C’est-à-dire faire en sorte que nos concitoyens ne soient pas affectés par des maladies d’origine animales. Nous devons aussi améliorer les productions et la disponibilité en lait et viande. Ça, c’est notre devoir. En ce qui concerne les investissements, que nous avons à faire, nous les ferons si les moyens sont disponibles et notre rôle consiste à inciter le gouvernement à soutenir le secteur de l’élevage. Je vous ai dit que le secteur agricole dans toutes ses composantes, est considéré comme un secteur prioritaire. Donc, nous allons essayer de pousser pour que cette priorité accordée à ce secteur se traduise par des investissements publics conséquents afin d’exploiter son immense potentielle.

 

Guinéenews : Conakry manque aujourd’hui d’abattoir public digne. Des travaux de constructions d’un abattoir moderne ont été engagés il y a des années à Kagbelen mais qui tarde à finir. Qui bloque ?

Mohamed Tall : C’est un problème de financement mais qui sera très bientôt régler on l’espère parce que le dossier se trouve à présent au plus haut niveau.