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Exploitation des enfants en Guinée : Les tout-petits poussent leurs cris de cœur !

L’exploitation des enfants est devenue un cancer social en Guinée. Partout dans le pays, on voit des enfants qui sont consignés à faire des taches qu’ils ne peuvent pas accomplir. Souvent dans l’âge d’aller à l’école, ces enfants n’y sont jamais inscrits ; ou sont obligés d’abandonner tôt les cours à profit des activités génératrices de revenus. Ainsi la rédaction de Guinéenews© a mis  à profit la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants pour toucher du doigt des difficultés aux quelles ils sont confrontés.  A cet effet, les réactions des concernés et défenseurs des droits des tout-petits se croisent dans cet élément de reportage réalisé dans certains quartiers de la capitale guinéenne.

Fatoumata Bah originaire de Télémélé vit à Conakry depuis deux ans avec une tutrice. Cette petite de 10 ans accomplie quotidiennement les taches ménagères au sein de sa famille d’accueille. « Je vie dans cette maison avec une tante, mes parents l’ont connu par l’intermédiaire d’un ami de mon grand-frère. Il leur a expliqué qu’un de ses amis cherchait une petite fille pour aider sa femme avec les tâches ménagères. En ce moment, je faisais la deuxième année, ils m’ont sorti de l’école sous prétexte que j’étais trop grande. Mes parents ont estimé que je devais abandonner les études et apprendre un autre métier pour pouvoir vite gagner de l’argent. C’est ainsi que je suis venue à Conakry pour aider ma tante avec les travaux domestiques. Dans l’après midi, je pars apprendre à coudre dans un atelier qui n’est pas trop loin de la maison. Mais à vrai dire moi, j’aurais souhaité continuer les études. Quand je vois les enfants de mon âge revenir à l’école, je suis peinée mais je ne peux aller à l’encontre de la décision de mes parents », se lamente la petite.

Pour sa part une autre fillette de 10 ans qui fait du commerce ambulant contre son gré accuse sa mère. « Ma mère m’a obligé de vendre des articles afin qu’elle puisse m’acheter des habits pour la fête. Elle m’a sorti de l’école sous le prétexte que je n’étais pas intelligente. Depuis lors, je suis au marché tous les jours pour vendre des bracelets et d’autres articles », accuse-t-elle.

« Je suis à Conakry depuis seulement quelques jours avec mes parents. Mais depuis mon arrivée, je cours dans les marchés ou dans les embouteillages pour vendre de l’eau fraîche. A défaut, ma maman m’a clairement dit que je n’aurais pas d’habits pour la fête ; donc je suis obligée de vendre de l’eau », lance cet autre enfant d’une dizaine d’années qui ne fréquente non plus l’école.

Des enfants abandonnés et sans abris ne finissent pas à Conakry. La plupart d’entre eux attendent la nuit pour dormir sur les tables dans les marchés. C’est le cas de cet orphelin rencontré à Cosa dans les environs de 23 heures. « Je n’ai pas où dormir, ma mère est morte et je ne connais pas mon père. Donc, j’attends la nuit quand les vendeuses de légumes rentrent je viens me coucher sur les tables. La journée, je transporte des bagages pour certains d’entre elles. Quand on me paye, j’achète à manger. Mais je n’ai pas de couverture. Quand il pleut, c’est vraiment difficile pour moi de trouver un abri. Pour mes besoins naturels, je suis obligé de les faire dans les faussées car il n’y a pas de toilettes publiques », confie l’enfant âgé d’une dizaine d’années.

Saisis sur la question, un activiste des droits des enfants dénonce.  « Nous avons d’abord des enfants domestiques dans nos familles même. Mais aussi dans les plantations d’acajous vers Boké ou Gaoual (toutes préfectures de la Guinée), ou ailleurs même. On a des enfants qui travaillent dans les mines ou qui font des travaux plus durs ; et ce sont des centaines d’enfants qui sont exploités et qui se retrouvent dans cette situation. C’est déplorable, car ce n’est pas du tout normal », fustige Alpha Oumar Diallo l’activiste des droits de l’enfant.

Des institutions chargées de défendre les droits des enfants sont nombreux en Guinée, mais les actions menées dans ce cadre ne semblent guère porter fruit. Car le constat fait sur le terrain démontre que les enfants qui sont victimes d’exploitation sont plus nombreux que ceux qui bénéficient d’une réelle protection.

La Guinée a pourtant ratifié de nombreux textes dans le cadre de la protection des droits des enfants. Seulement l’application des ces lois fait défaut. D’ailleurs, la journée internationale de lutte contre le travail des enfants est passée sous silence ce lundi 12 juin 2017.

Nous y reviendrons.

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Siguiri: un bébé de 4 jours abandonné par sa mère chez une vendeuse

Ce mercredi, une jeune accouchée a abandonné son bébé de quatre jours chez une vendeuse de riz à ORS, un quartier de la commune urbaine de Siguiri, a-t-on constaté.

Fadima Touré, la vendeuse de riz en question revient sur les circonstances de cette rocambolesque scène: « la jeune femme est venue avec son bébé, elle a acheté du riz et comme le bébé pleurait, je l’ai pris pour le bercer un peu. C’est en ce moment que sa maman m’a dit de l’attendre pour qu’elle aille chercher son argent qu’elle a laissé dans son sac quelque part.  Et depuis, je ne l’ai plus revue. »

Informées de la situation, les autorités ont aussitôt saisi l’officier d’État civil de la commune urbaine pour d’éventuels conseils et procédures à suivre.

« Je suis choqué par cette situation mais, nous allons faire notre travail ici à la mairie et envoyer les dossiers à la justice pour que l’enfant revient à la dame », a fait savoir Fricky Magassouba.

En attendant, il faut souligner que ces abandons ou de vols d’enfants sont de plus en plus récurrents dans la zone minière de Siguiri. L’on se rappelle encore du cas du bébé volé le mois d’avril dernier à la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri.

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