Archief

Categories

59ème anniversaire

Fête du 2 octobre: l’Ambassadeur du Maroc félicite la Guinée et compte sur elle pour son adhésion à la CEDEAO

La fête commémorative de l’indépendance de la Guinée a été célébrée ce lundi 2 octobre à Conakry par les autorités à travers le dépôt de la gerbe de fleurs en la mémoire des martyrs. En dehors des officiels guinéens, certains diplomates accrédités en Guinée dont l’ambassadeur du Maroc, n’ont pas voulu se faire conter l’évènement.

Dans son intervention, le représentant du Royaume chérifien en Guinée, Driss Isbayène a déclaré que  l’anniversaire  de l’indépendance de la Guinée est celui de toute l’Afrique. Le diplomate marocain a aussi rappelé que la Guinée a traversé des moments importants de feu Ahmed Sékou Touré jusqu’au président Pr. Alpha Condé.

Poursuivant, Son Excellence Driss Isbayène dira qu’Alpha Condé est le porte-flambeau de l’intégration africaine dont il assure la Présidence.

«Le Maroc a rejoint cette année l’Union Africaine grâce au leadership du président Alpha Condé et nous sommes encore dans un processus de rejoindre la Communauté Economique des Etats de l’Afrique  de l’Ouest (CEDEAO)», a-t-il annoncé tout en remerciant le président Alpha Condé.

Pour clore, l’Ambassadeur du Maroc a fait remarquer que le peuple de Guinée a toujours soutenu le Maroc dans sa cause nationale. «Notre prochaine adhésion à la CEDEAO est un combat qu’on va engager ensemble pour non seulement le développement de l’Afrique mais aussi pour l’intégration  africaine.»

Lire vidéo:

Guinée : toujours trop jeune pour avoir 59 ans

Quand la Guinée opta pour l’indépendance en 1958, transportés par l’enthousiasme et l’allégresse populaires, les jeunes dirigeants n’avaient pas pu mesurer la portée des conséquences sur l’instant mais quand les militaires français avaient procédé au transfert des fonds et des documents administratifs qui les intéressaient, quand ils ont passé à l’autodafé ceux qui ne leur servaient plus, quand ils ont arraché jusqu’aux installations électriques des locaux administratifs et même le plan du réseau d’adduction d’eau de Conakry, quand ils ont arrosé les plantations de banane, d’ananas de Forécariah, quand les exportations de fruits et légumes pourrissaient au quai du port de Conakry, les techniciens commencèrent à réaliser que les conséquences de l’indépendance seront lourdes : la Guinée était trop jeune pour opter pour l’indépendance.

 Quand en 1959, une première tentative de coup d’Etat contre le régime fut annoncé, coup manqué dans lequel Ibrahima Diallo, le grand frère de Pathé Diallo était inculpé, on se disait que la Guinée était trop jeune pour  connaître une tentative de ce genre.

Quand en 1961, la première révolte des enseignants et des élèves au sujet de la réforme de l’enseignement a été réprimée, les révoltés conduits et retenus au camp Alpha Yaya et gardés dans des maisons inachevées pendant 24 heures par des « commandos », on saura plus tard que le professeur Djibril Tamsir Niane faisait partie du lot, on pensait que la Guinée était trop jeune pour une révolte des enseignants et élèves.

Quand en 1968 Tidiane Kéita s’est pris en public à Sékou Touré, en compagnie de président Kenneth Kaunda de Zambie et quelques mois plus tard la seconde réforme de l’enseignement conduisit à la Formation de masse, on avait pensé que la Guinée était trop jeune pour prendre des décisions aussi audacieuses

Quand en 1969, le coup Kaman-Fodéba fut découvert, Sékou Touré avait exhibé une statue en or massif de De Gaulle et une veste de maréchal que Kaman Diaby devait porter pour l’annonce du changement du régime, les populations se posèrent des questions sur la véracité de ce coup puisqu’on se disait que si Kaman Diaby voulait faire un coup contre Sékou, c’était immanquable d’autant qu’il pouvait mettre Sékou dans le sac  et qu’il avait ses entrées libres à la Présidence. Ce qui contrebalançait le doute était que les parachutistes avaient largué l’inspecteur Boiro d’un avion et de fil en aiguille, la filière conduisait à Kaman, on recommença à dire que la Guinée était trop jeune pour connaître de telles manigances.

Quand en 1970 l’agression portugaise intervint, la Guinée était aux mains des envahisseurs en moins de trois heures et n’eût été un manque de coordination qui reste une énigme, la Guinée était trop jeune pour se défendre contre une armée portugaise.

Quand en 1984, les militaires accédèrent au pouvoir, on disait qu’ils étaient trop jeunes et non préparés pour diriger un pays aussi retors.

 

Quand en 1985, les militaires annoncèrent la démocratie même Jacques Chirac avait qualifié cela de luxe, parce qu’on ne gouverne pas un pays dans le chao avec des caresses démocratiques sur la joue.

Quand en 2008, la Guinée fêtait son cinquantenaire dans des conditions économiques désastreuses, il avait manqué une chaise pour Abdoulaye Wade, c’est ATT du Mali qui lui avait cédé la sienne pour aller se cacher derrière, sur un strapontin, la Guinée était trop jeune pour fêter ses cinquante ans.

Quand le CNDD avait pris le pouvoir avec une débandade qui s’en est suivie, beaucoup pensaient que les Dadis étaient trop jeunes pour diriger la Guinée qui ne changeait pas.

 

 

A 59 ans dont 7 de gestion made in Alpha Condé, la Guinée est plus agitée que jamais, la fête de l’indépendance n’est pas comme les premières années de sa gouvernance enchantée avec la tournante dans les régions de l’intérieur accompagnées d’infrastructures comme présents. La faillite est parlante, alors que les mines mises sur le marché est l’objet des suspicions les plus fantaisistes. Les « nains politiques », qui ne savent pas ce que c’est la gestion » sont en train de rire comme des bossus.

A ce rythme, même à 60 ans, l’âge de la sagesse tardera à venir, comme chez les attardés mentaux, ceux dont le quotient intellectuel reste toujours à l’âge des gamins et comme les gamins n’organisent jamais d’élection, il faut bien craindre que les opposants, qui veulent que les élections se fassent, ne lâchent plus la laisse au pouvoir par des manifestations de rue, mais ces manifestations empêchent les activités économiques de se dérouler pour faire des recettes afin de financer ces élections. L’impasse est en vue, puisque l’opposition politique ne veut plus lâcher l’os, il y a du grabuge à l’horizon.

Alassane Ouattara a promis à Alpha de venir sabler le champagne pour les 59 ans de la Guinée, il va être fort désappointé de la tournure des choses chez le président en exerce de l’Union Africaine, mais s’il avait économisé un ou deux voyages, les choses auraient été autres.

 

Le pays de Alpha Condé n’apprendra la leçon que quand il aura 60 ans. En attendant, il écrit dans le brouillon. La question qui reste est de savoir si le temps sera galant indéfiniment…