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20 mai

L’UFR célèbre les 17 ans de Sidya Touré à la tête du parti : Des révélations croustillantes !

La date du 20 mai 2000 marque l’élection de Sidya Touré à la tête de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Alors que les responsables du parti entendent célébrer cette date après le mois de ramadan, à la demande des fédérations de Matam qui n’ont pas voulu passer cette date sous silence, l’assemblée générale du samedi 20 mai présidée par Sidya Touré au siège du parti à Conakry, a connu une forte mobilisation de toutes les fédérations de la capitale.

A l’occasion, le président du parti est largement revenu sur les péripéties ainsi que ses souvenirs gardés des premiers leaders de l’opposition qu’il qualifie d’hommes de valeurs.

« Le 20 mai 2000, quand nous nous sommes réunis à Coléah, nous avons fait un congrès extraordinaire qui m’a porté à la tête de l’Union des Forces Républicaines. Depuis cette date, beaucoup de choses se sont passées. Je me rappelle que dès le lendemain, nous sommes allés aux élections communales le 20 juin 2000. Au niveau de l’UFR, nous avons laissé un goût amer. Vous vous souvenez, c’est au cours de ces élections que nous avons eus à Boké un mort et 5 blessés par balles. Quand le PUP s’est rendu compte qu’on avait gagné les élections, ils sont sortis pour chercher notre secrétaire fédéral d’alors Dabo et, par malheur, un jeune homme était habillé comme lui, c’est sur lui qu’on a tiré. Et je crois que nous continuons de nous battre pour que ce sacrifice ne soit pas vain », a rappelé Sidya Touré.

L’UFR a continué son chemin depuis, dit-il, en prenant part, à l’époque, à tous les mouvements, le boycotte du référendum de 2001, le boycotte de l’élection présidentielle de 2003, avec l’accord de la totalité des leaders de l’opposition, Siradio Diallo, Bâ Mamadou, Jean Marie Doré, Alpha Condé et Sidya Touré), entre autres.

« L’opposition a continué de la manière la plus unie possible. Est-ce que vous imaginez, une opposition où vous avez Bâ Mamadou, Alpha Condé, Siradio Diallo, Jean Marie Doré et moi-même, est-ce quelqu’un peut dire à ces gens-là il faut me suivre, laissez vos partis ? », s’est-il interrogé faisant allusion, pourrait-on dire, au chef de file de l’opposition.

Et de poursuivre : « C’était des leaders qui avaient tous leur charisme, leur caractère et il était totalement impossible d’imaginer que le débat pourrait disparaître au profit d’un d’entre eux. C’est pourquoi aujourd’hui, quand j’entends que l’opposition n’est pas plurielle, je dis non ! Nous avons vécu l’opposition. Il n’était pas imaginable, même Alpha qui avait plus de députés, pour que les autres disent puisqu’il a beaucoup de députés, il doit être notre chef. Personne n’était le chef de personne. Et quand on trouvait un moment pour se réunir, moi qui étais le plus jeune, il fallait circuler entre eux pendant deux semaines pour pouvoir organiser une réunion. Mais c’était la vie politique guinéenne. Et on était animée par des personnes de valeur. Tous ces gens avaient travaillé dans des circonstances qui faisaient qu’ils étaient connus ».

La mort de Siradiou Diallo

« Malheureusement en 2004, à notre dernière réunion à Paris, je crois c’était au mois de février, Alpha, Siradiou, Bâ Mamadou et moi-même, Siradiou nous a parlé assez affaibli. Et je me souviens encore ce jour-là, je lui ai demandé qu’est-ce qui ne va, il m’a dit non Sidya ça va aller, j’ai été à l’hôpital. Au mois de mars, j’étais à Addis-Abeba, j’étais invité par le président Konaré qui était à l’époque, président de l’Union Africaine et c’est lui qui m’a réveillé en ce mois de mars pour me dire que Siradiou était décédé. J’ai pris mon avion, je suis allé directement à Paris auprès de Assiatou et ses enfants. Nous nous sommes organisés, je suis venu moi-même avec le corps de Siradiou Diallo à Conakry ».

Des complots et résultats obtenus

« Il y avait dans ce groupe des combattants guinéens pour un meilleur devenir de notre pays et une confiance, un point de vue commun sur la manière dont la lutte devait être menée. Et je crois que cela a contribué à faire en sorte que nous comprenions mieux quel était le sens de la lutte. C’est dans cette même année de 2004, si j’ai bonne mémoire, que les problèmes de complot ont commencé. Entre temps Alpha était sorti de prison, on a voulu trouver un nouveau prisonnier en la personne de Sidya. Et certains de nos anciens collaborateurs qui étaient venus au gouvernement ont monté cette histoire de diner subversif… Mais je n’étais pas là. Je me souviens, c’est le jour où il y a le diner que j’ai pris mon avion pour aller à Addis-Abeba. Je leur ai dit que je ne pouvais pas être à Addis-Abeba et être au moment à Paris. Toujours est-il que je raconte ces péripéties pour qu’on comprenne bien la démarche que nous avons eue. Quand je vois des gens se taper la poitrine aujourd’hui, nous sommes passés par là. Et pendant qu’on nous arrêtait, eux ils étaient au gouvernement. Le parti a continué et on n’a jamais baissé les bras. Nous n’avons jamais abandonné notre objectif qui était et qui est toujours de faire en sorte que la Guinée aille de l’avant », a souligné Sidya Touré qui cite comme résultats de ce combat des leaders de l’opposition d’alors : la libéralisation des ondes en 2007, la création de la Commission électorale nationale indépendant et la charte des partis politiques.

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