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20 ans

Spectacle : le groupe « Révolution » en Guinée pour les 20 ans de Magic Système

« C’est un honneur d’être là pour les 20 an d’un mythique groupe…»

Le groupe ivoirien « Révolution » auteur du tube « je ne bois plus », a déposé ses valises à Conakry le mercredi 15 novembre dans le cadre du concert anniversaire de Magic Système, a constaté sur place Guinéenews©.

Promethé et ses acolytes, sourire aux lèvres, ont exprimé leur bonheur d’être invité pour fêtés 20 ans de carrière. « Ça nous fait plaisir, c’est un honneur d’être là pour les 20 an d’un mythique groupe », ont-ils affirmé.

Poursuivant, le leader vocal du groupe a fait savoir toute la joie de découvrir la Guinée pour la première fois. « C’est un pays de plus dans notre parcours mais c’est un pays qui compte beaucoup pour nous. La Guinée est un pays où il y a assez de joies, c’est comme en Côte d’Ivoire », ajoutera-t-il.

Pour finir, le groupe détenteur du prix du meilleur groupe africain et meilleur artiste au de l’Afrique de l’ouest a indiqué que le groupe Magic Système est l’exemple typique du groupe Révolution. « Nous sommes quatre comme eux et nous souhaitons le rester jusqu’à nos 20 ans de carrière et déjà en 2018, nous aurons 10 ans », souhaitera-t-il.

Le groupe Magic Système attendu à Conakry dans la nuit du jeudi 16 novembre, livrera deux concerts géants dans la capitale guinéenne le 18 novembre dans un réceptif hôtelier de la place et le 19 sur l’esplanade du palais de peuple de Conakry.

Exclusif : La radioscopie de l’accord de 20 milliards US signé entre la Chine et la Guinée (Ministre)

« …Ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de credit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les memes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement… »

L’accord de coopération bilatérale faisant état d’un prêt de 20 millions US signé le 4 septembre 2017 entre la Chine et la Guinée sur une période de 20 ans, a fait l’objet de beaucoup d’interprétations, de suspicions, voire même des spéculations. D’aucuns estiment que c’est un accord qui braderait nos ressources naturelles alors que d’autres murmurent que c’est un cash-flow qui sera viré dans le compte du trésor public domicilié à la BCRG.

Pour mieux éclairer la lanterne des ses millions de lecteurs, Guinéenews© a eu un entretien télphonique avec Kassory Fofana, ministre d’État chargé du partenariat public-privé, un des principaux artisans de sa signature pour décortiquer en termes clairs, de quoi s’agit-il réellement. Lisez !

«…La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance…»

Guinéenews© : En droit, quel est le poids ou la valeur juridique exacte de cet accord cadre lorsqu’on sait qu’il est conclu non pas entre les deux parlements chinois et guinéen, mais seulement entre le conseil présidentiel de la Guinée et la commission nationale du développement et de la réforme de la Chine ? En d’autres termes, le présent accord est-il contraignant et opposable ?

Kassory Fofana : Tout accord-cadre de ce genre n’a pas de conséquence juridique directe. C’est comme si vous parliez les dans le cadre des relations de coopération économiques, des grandes lignes d’un cadre de coopération. Dans le domaine du secteur privé, on parlerait du « memorandum of understanding (MOU) ». Au niveau publique, on utilise très peu cette expression, on parle plutôt de protocole d’accord, d’accord-cadre ou de convention. Ces arrangements conventionnels expriment les intentions des parties et les orientations qui définissent leurs relations sur tel ou tel sujet. Quand vous lirez l’accord-cadre en question, il est dit clairement que les deux gouvernements veulent aller vers une situation telle qu’a  l’horizon de 20 ans, ils vont pouvoir collaborer progressivement sur les financements et sur les investissements. C’est comme en droit privé, vous avez l’investisseur, vous avez l’argent avec le banquier qui fait l’intermédiation et vous avez le marché. Par exemple vous êtes un opérateur qui a une plantation de pomme terre et vous voulez vous équiper pour construire une usine de transformation de celle-ci en chips, mais vous n’avez pas d’argent. Vous aurez deux options. La première est de dire, je vais produire petit à petit, faire de l’accumulation de capitaux et construire mon usine. La deuxième option est de dire, j’espère que par mes moyens propres, il me prendra 15 ans pour me permettre de le faire. Mais puisqu’il y a quelqu’un dont le métier est de faire l’intermédiation financière, je vais prendre son à argent aujourd’hui et faire mon investissement pour arriver à mon objectif  à court terme et lui rembourser à moyen et long termes. La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance ! Au niveau des États, c’est la même chose.

La Guinée a des ressources aujourd’hui qui sont sous terre, souvent pas évaluées. L’échelle de connaissance de leur teneur en terme d’utilité économique est très faible. Tout le monde doit savoir qu’on a un potentiel économique certes important mais valeur marchande, parce que ce non évalué. Quand vous lirez l’accord, vous verrez qu’en terme de ressource qu’il n’y a que trois sociétés qui sont visées à ce stade : le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco, le projet bauxite alumine de CDM Henan Chine et le projet bauxite alumine de SPIC.

« …Ce sont les revenus FISCAUX tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour Se convaincre que La Guinee Sera capable A faire face ses obligations d’emprunts…»

Guinéenews© : Le remboursement est garanti comme le dit l’accord non seulement par l’eploitation des ressources naturelles de la Guinée mais aussi par d’autres revenus autres que ceux qui proviennent du secteur minier. Au final, peut-on dire que  la Guinée tire un avantage particulier de cet accord-cadre ?

Kassory Fofana : L’esprit de l’accord c’est quoi ? Nous n’avons pas d’argent et nous voulons aller vite, on ne veut pas attendre qu’on ait Simandou demain avant de commencer  à réaliser nos infrastructures pour atteindre notre objectif de taux de croissance à deux chiffres. En demandant des emprunts, les institutions financières chinoises ne peuvent s’engager sans la garantie de l’Etat chinois. Dans cette opération, l’Etat chinois se porte donc garant tout en aidant son secteur privé : entreprises et banques chinoises.

Il faut que cela soit clair, le gouvernement guinéen ne donne pas en gage les ressources minières en terme de tonnage mais plutôt des revenus fiscaux à tirer des ressources minières concédées. Alors la partie chinoise est en droit de se demander qu’adviendrait-il si lesdits revenus fiscaux tirés des concessions ne suffisaient pour rembourser leurs prêts ? C’est en cela que la Guinée s’engage à combler tout gap par ses propres ressources.

L’un des aspects importants à souligner est que cet accord est incitatif pour accélérer la prospection minière en Guinée ne sont pas connue à part Simandou et quelques sites de bauxite et d’or. Grâce à cet accord, l’État chinois donnera des moyens à ses entreprises pour aider à faire des études de prospection conformément au code minier guinéen. Cela signifie que les entreprises chinoises vont se bousculer à faire des demandes de permis d’exploration. Ce qui nous économise du temps et des efforts dans la recherche des moyens destinés à la prospection minière. Il n’y pas d’exclusivité. C’est l’un des avantages d’un tel accord, car la prospection c’est souvent cher et à fonds perdu. Dès lors que la probabilité de trouver des ressources exploitables est hypothétique   !

Un accord comme ça permet aux grandes sociétés chinoises de prendre des risques, parce qu’elles savent que l’État chinois est derrière. Puisque ce sont essentiellement des entreprises chinoises d’Etat,  s’il y a une perte, c’est l’État chinois qui en paye le prix. Ça c’est un avantage très important pour la Guinée.

Un autre avantage pas des moindres, à chaque fois qu’une entreprise découvrira un gisement exploitable, c’est la moitié qui lui cédée conformément au code minier guinéen. L’autre moitié est revient à l’État qui a la faculté dès lors de donner d’autres investisseurs. Vous le savez bien.

Une fois que les concessions sont données et les sociétés créées avec les investisseurs chinois, c’est la phase d’exploitation qui génèrent des revenus fiscaux pour la Guinée. Ce sont les revenus ainsi tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour dire que la Guinée sera capable de rembourser cet important prêt de 20 milliards US.

« …La fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport a la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.. »

Guinéenews© : L’accord cadre ne dit pas si les prêts qui seront accordés le seront selon un taux préférentiel ou celui avantageux. Concrètement, c’est quoi le taux d’intérêt sur ce prêt de 20 milliards US ?

Kassory Fofana : Les Chinois ont été clairs avec nous. Ils ont suggéré une approche progressive. D’où l’objectif de 20 milliards sur 20 ans. C’est pour cela qu’au titre de l’année 2017-2018, la première tranche est fixée  à un milliard quatre cent millions de dollars américains (1.400.000.000 USD) avec une anticipation sur les revenus des trois premières sociétés chinoises ciblées. Demain, si les négociations sur Simandou, qui ne fait pas partie de cet accord, aboutissaient, l’on pourrait augmenter l’enveloppe annuelle à deux, trois ou quatre milliards de dollars US par an.

L’on peut dire que les conditions financières ne sont pas concessionnelles. Elles ne sont pas non plus commerciales, parce qu’elles comportent une part de subventions indirectes de l’Etat chinois par voie de bonification des primes d’assurance. En terme clair, il y a une décote d’au moins 20% par rapport aux conditions du marché.

Maintenant, en ce qui concerne l’opérationnalisstion des accords de financement, c’est l’approche projet par par projet qui est retenue. Chaque projet aura un accord de financement spécifique. Et chaque accord de prêt fera l’objet de ratification par l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’on pourra parler d’engagement ou d’obligation financière de l’Etat. Vous avez donc un accord général, celui qui est signé qui exprime le cadre, les intentions er le modus operandi des parties. Aucun des deux pays concerné n’amènera l’autre devant une juridiction parce qu’il n’y pas d’obligation « binding » au sens financier du terme. Mais demain, pour faire la route Coyah-Mamou-Dabola pour une enveloppe de près de 400 millions US, il y aura un accord de financement qui sera signé entre le ministre guinéen et le consortium des banques chinoises. Lequel accord va être soumis à l’Assemblée nationale guinéenne pour ratification. Ladite Assemblée fondera  sa décision sur l’objet de l’endettement et sur l’assurance ou non qu’on pourrait faire face au service de la dette par les revenus fiscaux tirés des entreprises chinoises ou d’autres revenus de l’Etat. C’est fort de cet argument que l’assemblée donnera son quitus et ratifiera l’accord. C’est comme ça que ça va fonctionner ! C’est un cadre général de coopération qui se passe entre les États, comme je l’ai déjà dit tantôt. Les obligations financières seront par projet et en fonction de la viabilité de chaque projet.

Donc, concrètement, la fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport à la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.

Si vous prenez par exemple Afri Exim Bank de Caire ou le guichet commercial de la banque africaine de développement (BAD) ou les conditions de prêt de la société financière internationale (SFI), vous ne verrez pas de taux en dessous de 6%. La ministre des finances a bien négocié les conditions générales de financement avec le consortium des banques chinoises dont le résultat est un taux bonifié qui est en deçà des conditions du marché.

Il est donc important de souligner que ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de crédit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si Le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les mêmes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement.

« Aucun cent ne transitera ni dans Un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée… »

Guinéenews© : Les Guinéens ordinaires pensent que les Chinois vont donner directement ces 20 milliards US au gouvernement guinéen tout de se suite pour faire sa propagande politique. Parce qu’un tel accord tel que vous l’avez étayé reste très avantageux pour la Guinée, mais il se trouve qu’il est très mal perçu par eux…Qu’en dites-vous ?

Kassory Fofana : Justement, c’est le rôle d’une presse sérieuse telle que la vôtre pour faire comprendre à nos compatriotes l’esprit et les mécanismes qui sous-tendent l’esprit de cet accord important pour le développement économique de la Guinée. Aucun cent ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée. Ce sont des projets spécifiques qui seront soumis aux banques chinoises, qui, une fois la rentabilité démontrée, acceptent et financent. Et les appels d’offres seront lancés aux entreprises chinoises. Là aussi, on doit comprendre qu’aucun pays ne donne du financement dans le cadre d’un accord bilatéral et que les entreprises de pays tiers  en profitent. C’est une règle universelle ! Quand la France donne de l’argent, c’est aux entreprises françaises que ça profite ; quand  l’Amérique donne, c’est aux entreprises américaines que ça profite. Mais lorsque la banque mondiale ou la BAD les marchés sont ouverts aux entreprises des pays actionnaires dans ces institutions. Ce n’est pas l’argent cash qu’on donne au gouvernement  guinéen. Cela doit être très clair ! Une fois que les projets sont approuvés, les contrats signés, l’argent quitte des compte des banques chinoises pour les comptes des entreprises adjutatrices des différents marchés. Donc, rien ne tombe dans les caisses de l’Etat. L’argent est dépensé selon des mécanismes et procédures de transparence bien définis.

«…Tous les marchés sont examinés et validés par les cabinets occidentaux. et tous les travaux seront supervisés par Ceux -ci pour s’assurer du contrôle de qualitE et de la sincerIte des cout…» 

Guinéenews© : C’est bien beau de dire qu’on ne reçoit pas l’argent en liquide, mais on s’en dette tout de même pour financer nos projets de développement. Alors, comment l’État s’assure du contrôle de qualité des travaux d’infrastructures qui seront réalisées par les entreprises chinoises étant donné que notre expertise est limitée en la matière ?

Kassory Fofana : Les choses se passeront comme dans le cas du projet Souapiti (projet d’un coût d’un milliard et demi), où nous avons fait appel aux services de TEC, un cabinet franco-belge d’études et de contrôle. Ce cabinet a revu l’étude de faisabilité technique et financière du projet de barrage. Il a eu des séances de travail avec l’entrepise chinoise chargée  des travaux pour corriger les imperfections de l’étude de faisabilité. Le cabinet et l’entreprise chinoise ont ainsi optimisé les conditions de raliswtion du projet Souapiti.  Dans cet exemple, le contrat des marchés est donnée à une entreprise chinoise (parce que le marché est chinois) et le contrat de supervision est revenu à un cabinet occidental. C’est à la lumière de cette expérience réussie que le président de la République a donné des instructions très claires sur le mode d’exécution de cet important accord bilatéral. À cet titre, les études de faisabilité effectuées dans le cadre de réhabilitation de la route Coyah-Mamou-Dabola, ont été vérifiées par un bureau d’études français (Regis) pour garantir la pertinence des études techniques et les coûts du projet. La revue technique par le bureau d’études a permis des ajustements techniques du projet et des économies sur son coût de réalisation. L’application des instructions du président de la République permettent ainsi de se prémunir contre des risques de surfacturstion comme ça été le cas dans certains pays en Afrique.

Bref, tous les marchés serint examinés et validés par les cabinets occidentaux et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour garantir la qualité des ouvrages et la sincérité des coût.

Guinéenews© : Quels sentiments vous anime après avoir été un des artisans majeurs de la signature de cet accord et surtout son opérationnalisation pour celui qui connaît la lourdeur administrative guinéenne ?

Kassory Fofana : C’est un sentiment d’optimisme pour l’avenir économique de la Guinée doublé d’un sentiment de confiance aux perspectives de croissance à deux chiffres projetées par le président Alpha Condé. En effet, cet accord garantit des ressources annuelles d’un montant minimum d’un milliard de dollars d’investissement et cela pour les 20 prochaines années. Ceci est très important pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Et par cet accord, le président Alpha Condé aura donné à la Guinée les moyens substentitels de son développement économique. Il aura réussi son pari de changer la Guinée au delà de ses mandats présidentiels.

Bien sûr, il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants. Là aussi, le président de la République m’a donné des instructions fermes en ma qualité du président du pool économique de lui présenter des propositions garantissant les conditions d’exécutions optimales de cet accord de coopération sino-guinéen. Je m’y emploierais en coordination avec le gouvernement de la République.

Interview réalisée par Youssouf Boundou Sylla, pour Guinéenews©

 

Exclusif : La radioscopie de l’accord de 20 milliards US signé entre la Chine et la Guinée (Ministre)

«…Ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de credit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les memes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement… »

L’accord de coopération bilatérale faisant état d’un prêt de 20 milliards US signé le 4 septembre 2017 entre la Chine et la Guinée sur une période de 20 ans, a fait l’objet de beaucoup d’interprétations, de suspicions, voire même des spéculations. D’aucuns estiment que c’est un accord qui braderait nos ressources naturelles alors que d’autres murmurent que c’est un cash-flow qui sera viré dans le compte du trésor public domicilié à la BCRG.

Pour mieux éclairer la lanterne des ses millions de lecteurs, Guinéenews© a eu un entretien télphonique avec Kassory Fofana, ministre d’État chargé du partenariat public-privé, un des principaux artisans de sa signature pour décortiquer en termes clairs, de quoi s’agit-il réellement. Lisez !

«…La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance…»

Guinéenews© : En droit, quel est le poids ou la valeur juridique exacte de cet accord cadre lorsqu’on sait qu’il est conclu non pas entre les deux parlements chinois et guinéen, mais seulement entre le conseil présidentiel de la Guinée et la commission nationale du développement et de la réforme de la Chine ? En d’autres termes, le présent accord est-il contraignant et opposable ?

Kassory Fofana : Tout accord-cadre de ce genre n’a pas de conséquence juridique directe. C’est comme si vous parliez les dans le cadre des relations de coopération économiques, des grandes lignes d’un cadre de coopération. Dans le domaine du secteur privé, on parlerait du « memorandum of understanding (MOU) ». Au niveau publique, on utilise très peu cette expression, on parle plutôt de protocole d’accord, d’accord-cadre ou de convention. Ces arrangements conventionnels expriment les intentions des parties et les orientations qui définissent leurs relations sur tel ou tel sujet. Quand vous lirez l’accord-cadre en question, il est dit clairement que les deux gouvernements veulent aller vers une situation telle qu’à  l’horizon de 20 ans, ils vont pouvoir collaborer progressivement sur les financements et sur les investissements. C’est comme en droit privé, vous avez l’investisseur, vous avez l’argent avec le banquier qui fait l’intermédiation et vous avez le marché. Par exemple vous êtes un opérateur qui a une plantation de pomme terre et vous voulez vous équiper pour construire une usine de transformation de celle-ci en chips, mais vous n’avez pas d’argent. Vous aurez deux options. La première est de dire, je vais produire petit à petit, faire de l’accumulation de capitaux et construire mon usine. La deuxième option est de dire, j’espère que par mes moyens propres, il me prendra 15 ans pour me permettre de le faire. Mais puisqu’il y a quelqu’un dont le métier est de faire l’intermédiation financière, je vais prendre son à argent aujourd’hui et faire mon investissement pour arriver à mon objectif  à court terme et lui rembourser à moyen et long termes. La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance ! Au niveau des États, c’est la même chose.

La Guinée a des ressources aujourd’hui qui sont sous terre, souvent pas évaluées. L’échelle de connaissance de leur teneur en terme d’utilité économique est très faible. Tout le monde doit savoir qu’on a un potentiel économique certes important mais valeur marchande, parce que ce non évalué. Quand vous lirez l’accord, vous verrez qu’en terme de ressource qu’il n’y a que trois sociétés qui sont visées à ce stade : le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco, le projet bauxite alumine de CDM Henan Chine et le projet bauxite alumine de SPIC.

« …Ce sont les revenus fiscaux tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour se convaincre que La Guinée sera capable à faire face ses obligations d’emprunts…»

Guinéenews© : Le remboursement est garanti comme le dit l’accord non seulement par l’exploitation des ressources naturelles de la Guinée mais aussi par d’autres revenus autres que ceux qui proviennent du secteur minier. Au final, peut-on dire que  la Guinée tire un avantage particulier de cet accord-cadre ?

Kassory Fofana : L’esprit de l’accord c’est quoi ? Nous n’avons pas d’argent et nous voulons aller vite, on ne veut pas attendre qu’on ait Simandou demain avant de commencer  à réaliser nos infrastructures pour atteindre notre objectif de taux de croissance à deux chiffres. En demandant des emprunts, les institutions financières chinoises ne peuvent s’engager sans la garantie de l’Etat chinois. Dans cette opération, l’Etat chinois se porte donc garant tout en aidant son secteur privé : entreprises et banques chinoises.

Il faut que cela soit clair, le gouvernement guinéen ne donne pas en gage les ressources minières en terme de tonnage mais plutôt des revenus fiscaux à tirer des ressources minières concédées. Alors la partie chinoise est en droit de se demander qu’adviendrait-il si lesdits revenus fiscaux tirés des concessions ne suffisaient pas pour rembourser leurs prêts ? C’est en cela que la Guinée s’engage à combler tout gap par ses propres ressources.

L’un des aspects importants à souligner est que cet accord est incitatif pour accélérer la prospection minière en Guinée dont l’évaluation des ressources n’est pas connue à part Simandou et quelques sites de bauxite et d’or. Grâce à cet accord, l’État chinois donnera des moyens à ses entreprises pour aider à faire des études de prospection conformément au code minier guinéen. Cela signifie que les entreprises chinoises vont se bousculer à faire des demandes de permis d’exploration. Ce qui nous économise du temps et des efforts dans la recherche des moyens destinés à la prospection minière. Il n’y pas d’exclusivité. C’est l’un des avantages d’un tel accord, car la prospection c’est souvent cher et à fonds perdu. Dès lors que la probabilité de trouver des ressources exploitables est hypothétique   !

Un accord comme ça permet aux grandes sociétés chinoises de prendre des risques, parce qu’elles savent que l’État chinois est derrière. Puisque ce sont essentiellement des entreprises chinoises d’Etat,  s’il y a une perte, c’est l’État chinois qui en paye le prix. Ça c’est un avantage très important pour la Guinée.

Un autre avantage pas des moindres, à chaque fois qu’une entreprise découvrira un gisement exploitable, c’est la moitié qui lui sera cédée conformément au code minier guinéen. L’autre moitié reviendra à l’État qui a la faculté dès lors de donner à d’autres investisseurs. Vous le savez bien.

Une fois que les concessions sont données et les sociétés créées avec les investisseurs chinois, c’est la phase d’exploitation qui génère des revenus fiscaux pour la Guinée. Ce sont les revenus ainsi tirés de ces exploitations qui donnent une sorte de garantie à la Chine pour dire que la Guinée sera capable de rembourser cet important prêt de 20 milliards US.

« …La fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport a la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.. »

Guinéenews© : L’accord cadre ne dit pas si les prêts qui seront accordés le seront selon un taux préférentiel ou celui avantageux. Concrètement, c’est quoi le taux d’intérêt sur ce prêt de 20 milliards US ?

Kassory Fofana : Les Chinois ont été clairs avec nous. Ils ont suggéré une approche progressive. D’où l’objectif de 20 milliards sur 20 ans. C’est pour cela qu’au titre de l’année 2017-2018, la première tranche est fixée  à un milliard quatre cent millions de dollars américains (1.400.000.000 USD) avec une anticipation sur les revenus des trois premières sociétés chinoises ciblées. Demain, si les négociations sur Simandou, qui ne fait pas partie de cet accord, aboutissaient, l’on pourrait augmenter l’enveloppe annuelle à deux, trois ou quatre milliards de dollars US par an.

L’on peut dire que les conditions financières ne sont pas concessionnelles. Elles ne sont pas non plus commerciales, parce qu’elles comportent une part de subventions indirectes de l’Etat chinois par voie de bonification des primes d’assurance. En terme clair, il y a une décote d’au moins 20% par rapport aux conditions du marché.

Maintenant, en ce qui concerne l’opérationnalisation des accords de financement, c’est l’approche projet par projet qui est retenue. Chaque projet aura un accord de financement spécifique. Et chaque accord de prêt fera l’objet de ratification par l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’on pourra parler d’engagement ou d’obligation financière de l’Etat. Vous avez donc un accord général, celui qui est signé et qui exprime le cadre, les intentions et le modus operandi des parties. Aucun des deux pays concernés n’amènera l’autre devant une juridiction parce qu’il n’y pas d’obligation « binding » au sens financier du terme. Mais demain, pour faire la route Coyah-Mamou-Dabola pour une enveloppe de près de 400 millions US, il y aura un accord de financement qui sera signé entre le ministre guinéen des Finances et le consortium des banques chinoises. Lequel accord va être soumis à l’Assemblée nationale guinéenne pour ratification. Ladite Assemblée fondera sa décision sur l’objet de l’endettement et sur l’assurance ou non qu’on pourrait faire face au service de la dette par les revenus fiscaux tirés des entreprises chinoises ou d’autres revenus de l’Etat. C’est fort de cet argument que l’assemblée donnera son quitus et ratifiera l’accord. C’est comme ça que ça va fonctionner ! C’est un cadre général de coopération qui se passe entre les États, comme je l’ai déjà dit tantôt. Les obligations financières seront par projet et en fonction de la viabilité de chaque projet.

Donc, concrètement, la fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport à la prime de risques sur la Guinée et des conditions du marché financier ; toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.

Si vous prenez par exemple Afri Exim Bank de Caire ou le guichet commercial de la banque africaine de développement (BAD) ou les conditions de prêt de la société financière internationale (SFI), vous ne verrez pas de taux en dessous de 6%. La ministre des Finances a bien négocié les conditions générales de financement avec le consortium des banques chinoises dont le résultat est un taux bonifié qui est en deçà des conditions du marché.

Il est donc important de souligner que ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de crédit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si Le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Le dernier mot ne revient pas au gouvernement guinéen. Il soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les mêmes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement.

«…Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée… »

Guinéenews© : Les Guinéens ordinaires pensent que les Chinois vont donner directement ces 20 milliards US au gouvernement guinéen tout de se suite pour faire sa propagande politique. Parce qu’un tel accord tel que vous l’avez étayé reste très avantageux pour la Guinée, mais il se trouve qu’il est très mal perçu par eux…Qu’en dites-vous ?

Kassory Fofana : Justement, c’est le rôle d’une presse sérieuse telle que la vôtre pour faire comprendre à nos compatriotes l’esprit et les mécanismes qui sous-tendent l’esprit de cet accord important pour le développement économique de la Guinée. Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Ce sont des projets spécifiques qui seront soumis aux banques chinoises, qui, une fois la rentabilité démontrée, acceptent et financent. Et les appels d’offres seront lancés aux entreprises chinoises. Là aussi, on doit comprendre qu’aucun pays ne donne du financement dans le cadre d’un accord bilatéral et que les entreprises de pays tiers  en profitent. C’est une règle universelle ! Quand la France donne de l’argent, c’est aux entreprises françaises que ça profite ; quand  l’Amérique donne, c’est aux entreprises américaines que ça profite. Mais lorsque la banque mondiale ou la BAD donne, les marchés sont ouverts aux entreprises des pays actionnaires dans ces institutions. Ce n’est pas l’argent cash qu’on donne au gouvernement  guinéen. Cela doit être très clair ! Une fois que les projets sont approuvés, les contrats signés, l’argent quitte des comptes des banques chinoises pour les comptes des entreprises adjucatrices des différents marchés. Donc, rien ne tombe dans les caisses de l’Etat. L’argent est dépensé selon des mécanismes et procédures de transparence bien définis.

«…Tous les marchés sont examinés et validés par les cabinets occidentaux. Et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour s’assurer du contrôle de qualité et de la sincerité des coûts…» 

Guinéenews© : C’est bien beau de dire qu’on ne reçoit pas d’argent en liquide, mais on s’en dette tout de même pour financer nos projets de développement. Alors, comment l’État va s’assurer du contrôle de qualité des travaux d’infrastructures qui seront réalisés par les entreprises chinoises étant donné que notre expertise est limitée en la matière ?

Kassory Fofana : Les choses se passeront comme dans le cas du projet Souapiti (projet d’un coût d’un milliard et demi), où nous avons fait appel aux services de TEC, un cabinet franco-belge d’études et de contrôle. Ce cabinet a revu l’étude de faisabilité technique et financière du projet de barrage. Il a eu des séances de travail avec l’entrepise chinoise chargée  des travaux pour corriger les imperfections de l’étude de faisabilité. Le cabinet et l’entreprise chinoise ont ainsi optimisé les conditions de réalisation du projet Souapiti. Dans cet exemple, le contrat des marchés est donné à une entreprise chinoise (parce que le marché est chinois) et le contrat de supervision est revenu à un cabinet occidental. C’est à la lumière de cette expérience réussie que le président de la République a donné des instructions très claires sur le mode d’exécution de cet important accord bilatéral. À cet titre, les études de faisabilité effectuées dans le cadre de réhabilitation de la route Coyah-Mamou-Dabola, ont été vérifiées par un bureau d’études français (Regis) pour garantir la pertinence des études techniques et les coûts du projet. La revue technique par le bureau d’études a permis des ajustements techniques du projet et des économies sur son coût de réalisation. L’application des instructions du président de la République permettent ainsi de se prémunir contre des risques de surfacturations comme ça été le cas dans certains pays en Afrique.

Bref, tous les marchés seront examinés et validés par les cabinets occidentaux et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour garantir la qualité des ouvrages et la sincérité des coûts.

«…Il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants…»

Guinéenews© : Quels sentiments vous anime après avoir été un des artisans majeurs de la signature de cet accord et surtout son opérationnalisation pour celui qui connaît la lourdeur administrative guinéenne ?

Kassory Fofana : C’est un sentiment d’optimisme pour l’avenir économique de la Guinée doublé d’un sentiment de confiance aux perspectives de croissance à deux chiffres projetées par le président Alpha Condé. En effet, cet accord garantit des ressources annuelles d’un montant minimum d’un milliard de dollars d’investissement et cela pour les 20 prochaines années. Ceci est très important pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Et par cet accord, le président Alpha Condé aura donné à la Guinée les moyens substentiels de son développement économique. Il aura réussi son pari de changer la Guinée au delà de ses mandats présidentiels.

Bien sûr, il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants. Là aussi, le président de la République m’a donné des instructions fermes en ma qualité de président du pool économique de lui présenter des propositions garantissant les conditions d’exécutions optimales de cet accord de coopération sino-guinéen. Je m’y emploierais en coordination avec le gouvernement de la République.

Interview réalisée par Youssouf Boundou Sylla, pour Guinéenews©

 

Communiqué de presse : 20 ans Magic Système !

Fierté de la musique africaine, le groupe MAGIC SYSTEM est présenté aujourd’hui comme un modèle de réussite et un exemple pour la jeunesse Africaine.

Depuis 20 ans, A’salfo, Goudé, Tino et Manadja s’évertuent à éveiller les consciences et prodiguer des conseils aux populations Africaines, notamment la jeunesse, espoir de demain.

A la faveur de leur 20ème anniversaire, les 4 Magiciens venus d’Anoumabo (Abidjan), initient une tournée dénommée «LE MAGIC TOUR». Cette tournée, dont la durée est estimée à 3 mois environs, sillonnera plusieurs pays d’Afrique.

Placé sous l’égide de la problématique du réchauffement climatique et de la promotion des énergies renouvelables, «LE MAGIC TOUR»,prévu en 20 étapes, sera l’occasion pour le groupe de remercier les fans pour leur soutien, de consolider les liens avec le grand public africain, de célébrer avec eux cette carrière et surtout de sensibiliser les populations sur les effets du réchauffement climatique en les incitant à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour eux l’étape de Conakry prévue pour le mois de Novembre 2017 au stade de Nongo sera l’occasion d’exprimer leur totale reconnaissance au peuple de Guinée pour son soutien des premiers instants.

C’est donc en prélude à cet évènement qui s’annonce mémorable tant par sa grandeur que par son impact social, que Noosecom promoteur choisi pour l’étape de la Guinée s’est rendu à Abidjan pour la signature de la convention de prestation du groupe à travers son responsable projets Jason DIALLO. Les locaux de Gaou productions, siège social de la structure évènementiel du groupe Magic System sis aux 2plateaux ont abrité ladite signature sous le regard bienveillant du Ministre de la Culture de Guinée et des Sports, Monsieur Siaka BARRY parrain pour la circonstance.

Il faut rappeler que le Ministre Siaka Barry à Abidjan, à la tête d’une forte délégation guinéene dans le cadre des 8ieme Jeux de la Francophonie n’a pas boudé son plaisir à chaperonner la signature d’un évènement qui dit il sera le tremplin idéal pour les jeunes guinéens de soutirer les secrets de la recette du succès planétaire des 4 garçons d’Anoumabo.

Etait par ailleurs présent à cette signature Oudy 1er qui a promis mettre la main à la pâte afin de recevoir comme il se doit ses ainés à Conakry.

Le ton est donné que la fête soit belle !

A PROPOS DE NOOSECOM
NOOSECOM, est une société à responsabilité de droit guinéen immatriculée au registre de commerce sous le numéro RCCM/GC-KAL/025.373A/2009 dont le siège social est Kobaya Commune de Rotoma.

NOOSECOM est une jeune société guinéenne spécialisée en marketing sportif, communication, production audiovisuelle et évènementiel. Fondé en 2010 par le journaliste sportif Sega Diallo.

Nos Productions Média
▪ Emission Football Factory
▪ ça Cancane, émission spéciale au cours des compétitions internationales dont les dernières en date :
– Can 2017 au Gabon
– Can U17 au Gabon
– Mondial U17 Seoul
Le déclic de prendre une part active dans la promotion et l’organisation de spectacle est venu du triste constat du manque d’innovation et de professionnalisme des ténors proclamés de ce segment d’activité au cours des récentes années.
Autres atouts majeurs :
– Expérience d’une dizaine d’année dans le domaine des spectacles de notre équipe projets évènementielles en Guinée et en dehors.
– La synergie entre notre réseau de contacts d’artistes et celui des intermittents du spectacle.
– Représentant de Lagardère Sport en Guinée

MERCI DE VOTRE ATTENTION

Contacts :

Directeur Général : Sega Diallo
628 78 34 82
segadiallo10@gmail.com​

Project Manager : Jason DIALLO
620 00 07 44
jdiallo123@gmail.com

NOOSECOM MAGIC TOUR 20ANS – COMMUNIQUE DE PRESSE

Sécurité et Justice : « Rendez le tablier si vous ne pouvez pas », fustige Bantama Sow

Au cours du meeting traditionnel du RPG Arc-en-ciel ce samedi 3 juin à Gbessia, Sanoussy Bantama Sow a interpelé les autorités en charge de la sécurité des citoyens et de leurs biens, a-t-on constaté sur place.

D’entrée de jeu, il a déclaré que son parti, le RPG est très inquiet de l’insécurité qui prévaut dans le pays alors que le président Alpha Condé s’est battu plus de 20 ans contre ce fléau. « Nous sommes le premier parti politique en Guinée. Par conséquent, nous devons être le premier à dénoncer ce qu’il ne va bien », a-t-il affirmé avant d’ajouter qu’il suffit d’aller dans la circulation pour constater ce qu’il appelle ‘’l’anarchie totale’’.

« Chaque matin, tu entends qu’un taximan a été assassiné ou quelqu’un a été attaqué. Ils ont tiré sur le neveu de Mme Faro (cheffe de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances, NDLR). Nous lançons un appel pressent à tous ceux qui évoluent dans le secteur de la sécurité de jouer leur rôle », a martelé Bantama Sow tout en précisant que s’ils ne peuvent pas de rendre le tablier.

Selon l’ancien ministre des Guinéens de l’Etranger, il est hors question qu’Alpha Condé se batte plus 40 ans pour une Guinée unie et prospère, qu’il confie des responsabilités à des cadres et que ceux-ci soient incapables de jouer leur rôle. « Nous n’attendons pas que l’opposition dénonce. Nous sommes là pour gérer », a-t-il insisté.

« Le présent Alpha Condé est le premier citoyen. S’il confie des responsabilités à des gens, s’ils ne sont pas à la hauteur, ils doivent avoir le courage de rendre le tablier. Le peuple de Guinée veut entendre dès la semaine prochaine que ceux qui sont en charge de la sécurité des personnes et de leurs biens, se sont retrouvés et qu’ils ont pris leurs responsabilités », poursuit-il.

Dans la même logique, l’ancien ministre des Sports n’a pas épargné la justice guinéenne. « Nous ne voulons plus entendre l’ouverture d’un dossier et ne pas entendre sa fermeture. Tout le monde est en insécurité, dès que le crépuscule tombe, tu as peur de sortir. C’est pourquoi, nous dénonçons avant que les autres ne le fassent…», a dit M. Sow.

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Justice : De lourdes peines contre des coupeurs de route à Mamou

Ouvert la semaine dernière, le procès de Thierno Mamadou Sow alias Bobo, Mamadou Aliou Sow alias Bassörö, Alhassane Bah et Saidou Fofana alias Big poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à mains armées et complicité a pris fin ce mercredi 10 mai au tribunal de première instance de Mamou.

Pour cette deuxième journée, place était aux réquisitions du ministère public suivies des plaidoiries du collectif des avocats de la défense.

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Ousmane Sané et Daouda Diomandé est revenu sur l’attaque de Sokotoro ayant entrainé l’arrestation de ces accusés. Au cours cette attaque, un assaillant a été tué par les victimes. Les gendarmes ont utilisé le téléphone du défunt pour main sur les autres qui avaient pris la fuite. Le ministère public a par la suite établi les statistiques des attaques suivant la période aout 2014 à nos jours. Au total, 24 braquages ont été opérés dans la préfecture de Mamou. Enfin, le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle à temps contre Thierno Mamadou Sow, Mamadou Aliou Sow et Alhassane Bah. Quant à Saïdou Fofana poursuivi pour recel de malfaiteurs et complicité de vol aggravé, le ministère public a requis 1 an de prison ferme, fermer le bar et 5 ans d’interdiction de l’activité de bar.

Dans leurs plaidoiries, le collectif des avocats de la défense a indiqué qu’il n’y a aucun lien entre Saïdou Fofana et les autres. Il n’y a jamais eu de confrontation entre les accusés et les objets retrouvés lors de la perquisition. Les avocats ont plaidé pour leur relaxe pure et simple.

Dans son verdict, Sidiki Kourouma le président du tribunal a retenu Thierno Mamadou Sow, Mamadou Aliou Sow et Alhassane Bah coupables des faits qui leur sont reprochés. Pour la répression, il les a condamnes à 20 ans de réclusion criminelle à temps. Pour Saïdou Fofana, le président lui a renvoyé aux fins de la poursuite. Vive émotion de joie de Saïdou Fofana dans la salle qui gesticulait les mains.

Dans une autres affaire, Abdourahamane Traoré poursuivi pour tentative de viol, a été condamné à 2 ans de prison ferme. Amadou Mouctar Diallo poursuivi pour coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner, a été condamné à 3 ans de prison ferme. Ce dernier, suivant son mandat de dépôt, sa peine va finir le 27 mai 2017 prochain.

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