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17ème étape

France : Macron s’invite à l’étape des trois cols mythiques du Tour de France et clarifie sa politique

Cette 17ème étape du Tour de France, l’un des évènements sportifs les plus médiatisés du monde, il ne fallait pas la manquer et pour cause, trois sommets hors catégorie : la croix de fer, le col du télégraphe et celui du Galibier.

Le président français le savait et espérait une victoire d’étape pour Roman Bardet ou pour Warren Barguil mais c’était sans compter avec le Slovène Primoz Roglic : le Colombien Roigoberto Uran et l’inamovible Christopher Froome.

Le Slovène s’étant échappé au bon moment et comme il n’était pas une menace pour le maillot jaune, l’équipe Sky l’a laissé prendre le large. Roman Bardet, le vrai danger pour Froome, n’a pas eu cette grâce. A force de tenter plusieurs attaques avortées dans les montées, c’est lui qui a eu les jambes molles sur la ligne pour perdre sa deuxième place.

Quant à Warren Barguil, s’il conserve toujours son maillot à pois, du meilleur grimpeur et qui espérait aussi gagner cette étape après avoir gagné l’étape la plus honorable pour un Français, le 14 juillet, le jour de la fête nationale, il est tout simplement aller aux pâquerettes, dans les champs, dès le 19ème  kilomètre. Dans cette chute, il a été accompagné par le quintuple vainqueur de ce Tour, le porteur du maillot vert, Marcel Kittel qui abandonnera la course.

Ainsi, les deux meilleurs sprinters de ce Tour de France 2017 ont été obligés d’abandonner. Après Peter Sagan, voilà Marcel Kittel. Alberto Contador, le  plus combatif de l’étape, Nairo Quintana et tant d’autres ont perdu tout espoir du podium, du moins, au vu de ce qui s’est passé ce 19 juillet. Des surprises n’étant pas à exclure, attendons l’étape du 20, le dernier os et surtout celle du contre la montre à Marseille. Voilà ce qu’on peut dire pour ce qui s’est passé dans la course.

Cette course sort de l’ordinaire, puisque le président français s’est invité, à l’étroit, dans la voiture de l’organisateur et a suivi la course et a répondu aux questions brûlantes que tout le monde se pose, à savoir s’il tient toujours à sa politique d’austérité vis-à-vis de l’armée et vis-à-vis du général Pierre de Villiers. Emmanuel Macron dira qu’il a une politique pour 2018 (concernant l’armée, on peut le supposer), quant à un éventuel rabibochage avec le chef d’état-major des armées, il semble qu’il n’est pas question.

La question que l’observateur peut se poser de cet imbroglio est de savoir si ce plan de réajustement ou de rattrapage en faveur de l’armée était connu du général Pierre de Villiers et si ce dernier aurait rendu démission, s’il avait été mis au courant des coupes provisoires dans le budget militaire.

Une chose est claire, Macron ne fait rien au brouillon. Si cela peut calmer les frustrations…

Moïse Sidibé