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17 morts et 4 blessés

Frontière guinéo-malienne: des affrontements entre deux villages autour d’une mine font 17 morts

Dix sept morts et plusieurs blessés au cours d’un affrontement dans une zone minière à la frontière guineo-malienne. Des habitants de Gnaouleni et de Kantedougoubalandou, deux villages frontaliers se sont affrontés ce mardi matin suite à un conflit autour d’une zone aurifère. (Photo d’archives)

Ce conflit entre les habitants de Kantedougoubalandou, dans la préfecture de Mandiana et ceux de Gnaouleni dans Kangaba, date de plusieurs années. Mais pour cette fois-ci, il s’est soldé par des morts et des blessés graves.

Joint par une radio locale de Siguiri, le président du district de Kantedougoubalandou parle d’une agression. « Il y a un précédent litige entre les deux villages. Les autorités ont interdit les travaux sur la zone, mais les maliens continuaient à travailler. Nous avons demandé à ce que les travaux soient arrêtés. Les forces de l’ordre maliennes venues prêtées mains fortes à leurs « frères » nous ont agressé. Il y a eu 3 morts et des blessés de notre côté. Des gens on été tués de leurs côtés… », avant de continuer : « nous avons informé les autorités de Mandiana, mais nous attendons toujours qu’elles réagissent. EN attendant, on aperçoit un hélicoptère qui survole notre district. »

Pour l’heure, quatre blessés sont admis à l’hôpital préfectoral. Rencontré, un d’entre eux a accepté de témoigner. « Nous avons voulu travailler dans la mine qui se trouve dans notre zone. Cela a provoqué la colère des habitants Gnaouleni. Les militaires maliens appelés sans doute par nos adversaires, sont venus avec trois pickups.  Ils nous ont poursuivis et ils ont tiré. C’est ainsi que j’ai été atteint. Il y a eu trois morts et quatre blessés. »

Cet affrontement a eu malheureusement un lourd bilan.  Dix sept morts et plusieurs blessés dont quatre admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

Faut-il enfin souligner que ce conflit minier entre les habitants de Gnaouleni et de Kantedoubalandou existe depuis belle lurette. Dejà en 2015, le général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et les autorités maliennes s’y étaient rendus pour apaiser cette situation.