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Sékou Sanoh

Guinée : Une autre grève annoncée à partir de ce lundi 19 février (UGTG)

Alors que le pays est plongé dans une crise post-électorale sans précédent suivie d’une paralysie du système éducatif guinéen, une nouvelle grève générale et illimitée s’annonce pour lundi 19 février 2018. Il s’agit cette fois-ci, des travailleurs des secteurs privés, publics, mixtes, formels et informels affiliés à l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG).

Joint cet après-midi par Guinéenews©, Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire général adjoint de l’UGTG a annoncé que son mot d’ordre de grève qui débute ce lundi 19 février est irréversible. Selon lui, aucune négociation n’a été entreprise jusqu’à ce que le préavis de grève soit arrivé à termes.

« Après le dépôt de notre préavis, le ministre du Travail, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnel,, porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, a orienté le dossier vers l’Inspecteur Général du travail, Alia Camara. Ce dernier nous a appelés en nous demandant de lui accorder un temps afin qu’ils puissent étudier tous les dossiers avant de nous faire des propositions. Nous lui avons donné une semaine qui arrive aujourd’hui à termes. Si rien n’est fait, nous allons déclencher une grève générale dès ce lundi 19 février », a annoncé le syndicaliste Aboubacar Sidiki Mara.

Et d’insister sur la tenue de la grève ce lundi : « Nous avons été appelés par l’inspecteur général du Travail, j’avoue que cela ne nous empêchera pas d’aller en grève à partir de ce lundi parce qu’il est dit que même en temps grève, les négociations peuvent se poursuivre. »

Dans la même logique, le camarade Sidiki Mara a fait comprendre qu’ils vont inviter les travailleurs ce lundi à une assemblée générale pour les expliquer l’échec des négociations tout en les invitant à observer le mot d’ordre de grève jusqu’à ce que le Gouvernement leur propose quelques choses.

Cependant, le syndicaliste Mara a insisté qu’il y a des points qui sont non négociables. Il s’agit entre autres : la gestion des cotisations à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) ; la suppression pure et simple de la sous-traitance au niveau des Bâtiment Travaux Publics (BTP); les licenciements arbitraires qui sont intervenus ; les accidents de travail enregistrés sur les sites et la prise en charge de ces familles.

Revenant sur la grève prévue pour ce lundi, M. Mara a indiqué que les travailleurs au niveau du barrage Souapité ont déjà commencé à rallier Conakry. « En principe, on devait recevoir les travailleurs au niveau du barrage Souapiti. Ce sont les plus importants aujourd’hui aux yeux de l’Etat. Ils sont plus de 4 000 travailleurs. Nous les avons dits d’arrêter et venir à Conakry. La plupart d’entre eux sont là », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Aboubacar Sidiki Mara a fait savoir que sa centrale l’UGTG a 16 branches professionnelles et qui a plus 40 000 travailleurs. « UGTG a 16 branches professionnelles, nous sommes la seule centrale syndicale qui évolue dans le secteur BTP. Le nombre des travailleurs de BTP dépasse aujourd’hui tous autres travailleurs de tous les autres secteurs. Il y a plus de 40 mille travailleurs dans le secteur BTP. Le barrage hydraulique Kaléta seul a plus de 4 000 travailleurs », a-t-il dit.

SLECG : « Les autorités n’ont pas la bonne foi, la grève continue »

La rencontre très attendue entre l’inspecteur général du travail, Alia Camara, l’émissaire de l’Etat et le syndicaliste Aboubacar Soumah pour un échange d’informations afin de trouver une solution pour le dénouement de la crise qui secoue tout le système éducatif guinéen, est loin de trouver son épilogue.

En effet, le secrétaire général adjoint du SLECG, Abdoulaye Portos Diallo a indiqué que la situation se trouve dans les mains des autorités. Selon le syndicaliste Diallo, le courrier n’est pas personnel et il doit être adressé à une organisation qui est le secrétariat général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et non la personne d’Aboubacar Soumah qu’on qualifie de « dissident » alors que, selon ses propres termes, le congrès l’a élu à la tête de l’institution.

« Les autorités n’ont pas la bonne foi pour nous rencontrer. Pour négocier, il faut reconnaitre avec quel interlocuteur tu veux négocier », a-t-il souligné avant d’ajouter que « la grève reste maintenue jusqu’à la satisfaction de leurs revendications ».

Il faut rappeler que depuis le lundi, tout le système éducatif est paralysé suite à l’appel du SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Après une semaine de paralysie, aucun couloir de négociation n’est encore ouvert.

Invité à rencontrer l’Inspection du Travail : Voilà ce que pose Soumah comme préalable

Le syndicaliste du SLECG Aboubacar Soumah ne compte pas se rendre à la rencontre de l’inspecteur général du Travail sans avoir reçu un document officiel, en bonne et due forme qui lui est nommément adressé. Du moins, c’est ce que vient confier l’intéressé à Guinéenews© lors d’une conversation téléphonique. En tout cas, il affirme n’avoir rien reçu pour le moment comme document officiel relatif à son invitation. « A l’instant même que vous m’appelez, je n’ai reçu aucune correspondance officielle », a-t-il déclaré.

Interrogé sur son image qui circule sur la toile et dans laquelle, on l’aperçoit en compagnie du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, Aboubacar Soumah n’a voulu faire aucun commentaire. « Cela n’est pas mon problème, je ne connais ni de près ni de loin El hadj Cellou Dalein Diallo. Je ne connais même pas où se trouve le siège de son parti, l’UFDG », a-t-il rétorqué.

Pour ailleurs, Aboubacar Soumah a réitéré que le mot d’ordre de grève reste maintenu jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Depuis le début de la semaine, tout le système éducatif est paralysé par une grève déclenchée par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Aux termes d’une réunion, le Premier ministre Mamady Youla a intimé l’Inspection Générale du Travail,  en sa qualité de médiateur d’inviter le syndicaliste Aboubacar Soumah du SLECG, à un entretien d’information et d’échanges pour un dénouement de cette crise.

4ème jour de grève : les cours restent paralysés à Ratoma, Dixinn et à Kaloum

La grève déclenchée par Aboubacar Soumah continue de paralyser le système éducatif guinéen. Ce jeudi 15 février, 4ème jour du débrayage,  aucun élève n’a pu suivre les cours  dans les grands établissements scolaires dans les communes de Ratoma, Dixinn et Kaloum, a-t-on constaté sur place.

Au lycée Kipé jusqu’aux écoles primaires en passant par le collège, dans la commune de Ratoma, aucun cours n’a été enseigné. Par contre, les élèves des écoles privées, habillés en civile, ont pu suivre les cours. «Ce sont nos responsables qui nous ont dit de venir en civile. Même cela, certains de nos camarades, par peur d’être agressés, n’ont pas accepté de venir», nous a confiés une élève du lycée Sainte-Marie.

Au lycée 2 août à Donka tout comme le collège dans la commune de Dixinn, seuls quelques responsables de l’encadrement étaient visibles sous un manguier à l’intérieur de la cour. «Faites votre constat et partez, nous n’avons aucun commentaire à faire. Les images ne sont pas permises aussi. C’est un ordre que nous avons reçu de la hiérarchie», nous a répondus un responsable.

A 11 heures, notre équipe n’a trouvé aucun élève dans les deux écoles primaires de Tombo  à Kaloum. A l’école primaire du Camp Samory Touré, nous avons aperçu à distance un groupe d’élèves qui rejoignaient la maison. Au lycée 28 Septembre tout comme au lycée 2 Octobre, les cours sont fortement paralysés.

Urgent-Kaloum: la candidate indépendante Aminata Touré remporte avec 11 sièges devant le RPG

La Commission Administrative de  Centralisation des Votes (CAVC) de Kaloum vient de rendre les résultats globaux provisoires de cette circonscription pour le compte des élections communales du 4 février 2018. La candidate indépendante, Hadja Aminata Touré, la fille du premier président de la Guinée Ahmed Sékou Touré, est arrivée en tête avec 7 741 voix soit 36, 44%. Elle est suivie du parti au pouvoir le RPG Arc-en-ciel,  avec 5 259 voix soit 24, 75%.

l’UFR de Sidya Touré avec 4 0140 voix, soit 19, 49%, est arrivée en troisième position suivie de l’UFDG avec 2771 voix, soit 13, 04%.

Aminata Touré de Kaloum Yigui a eu 11 sièges alors que le  RPG Arc-en-ciel a obtenu 7 conseillers. Quant à l’UFR, il a eu 6 sièges tandis que l’UFDG a eu 4 sièges.  L’UDG de Mamadou Sylla qui a obtenu un siège avec 441 voix. Soit, 2,8%

Guinée : Menace contre les syndicalistes congressistes, Aboubacar Soumah révient

Dans un communiqué dont une copie est parvenue à Guinéenews©, le Bureau Exécutif du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar Soumah, a informé l’opinion nationale et internationale ce qu’il appelle, « l’ingérence avérée de l’administration scolaire dans les affaires syndicales, notamment le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ainsi que tous les responsables des services centraux et déconcentrés (chefs de cabinet, directeurs nationaux, inspecteurs régionaux, directeurs préfectoraux et communaux et des chefs d’établissements) ».  

Toutefois, lu-t-on dans le communiqué, « le Bureau Exécutif national du SLECG a mis en garde les autorités sus-citées que toutes sanctions prises à l’encontre d’un responsable syndical congressiste ou non à quelque niveau que ce soit, entraineraient ipso facto le déclenchement d’une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national dans le secteur de l’Education et par la suite, exigera le départ du chef de service qui aura pris cet acte ».       

Dans la même logique, le SLECG a condamné avec « vigueur toutes les exactions, les intimidations et menaces proférées à l’endroit des responsables syndicaux à la base d’une part et les enseignants d’autre part ».

Communiqué transcrit par Sékou Sanoh pour Guinéenews©

SLECG : Des sanctions pécuniaires infligées à Soumah et son acolyte !

Après Aboubacar Soumah du SLECG (syndicats libres des enseignants et chercheurs de Guinée), c’est le tour de son secrétaire administratif de voir son salaire suspendu. Pour riposter, le fer de lance du SLECG a convoqué une réunion extraordinairelundi 22 janvier 2018.

Abdoulaye Portos Diallo, secrétaire administratif du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a vu son salaire suspendu ce mois. C’est l’intéressé lui-même qui a donné l’infirmation à votre quotidien Guinéenews©
samedi 20 janvier.

Au bout du fil, Abdoulaye Portos Diallo se dit « très surpris de cette sanction alors qu’il continu à travailler ». « Ce mois de janvier, nous avons été payés très tôt mais depuis, j’ai constaté que mon salaire a été suspendu sans aucune raison. Peut-être, on me reproche d’avoir suivi le Secrétaire général adjoint du SLECG Aboubacar Soumah. Je rappelle que je suis son secrétaire administratif, les dernières négociations du février 2017 m’ont trouvé à la Mecque. Quand je suis arrivé, après toutes les analyses, j’ai trouvé que les négociations ont été biaisées. Dès lors, j’ai pris la position pour soutenir camarade Aboubacar Soumah. Je ne soutiendrai jamais le mensonge même
s’il est véhiculé par le gouvernement. Je ne suis même pas affecté pour dire que j’ai fait un abandon de poste. Tout simplement, j’ai été à la Mecque, et dès que je suis revenu, j’ai aussitôt directement repris le service. Je suis très surpris de voir mon salaire suspendu », a-t-il expliqué.

Joint au téléphone, le secrétaire général adjoint du SLECG, Aboubacar Soumah se dit « très étonné de cet acte du gouvernement alors que son secrétaire administratif, Abdoulaye Portos Diallo continue à travailler ». Plus loin, il a indiqué au téléphone qu’ils vont se réunir ce lundi pour prendre une décision. « Je suis étonné comme tout le monde d’apprendre que le salaire de mon secrétaire administratif est bloqué et pourtant il continue travailler. Peut-être qu’il est syndicaliste, je n’en sais rien. En tout cas, aucune loi ne prévoit que le pouvoir s’immisce dans les affaires syndicales. Cela prouve que nous sommes dans un régime dictatorial. Mais dès ce lundi 22 janvier, nous allons nous retrouver pour prendre une décision », a-t-il annoncé.

Délestages : La désespérante annonce du ministre de l’Energie sur Kaléta

 «Pendant la saison sèche, Kaléta ne peut donner que 33 mégawatts… et pendant la journée, il ne fonctionne pas…»

Suite aux nombreux et persistants délestages du courant qui continuent de plonger la capitale Conakry dans le noir, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla a conféré ce lundi 8 janvier 2018 avec la presse nationale. Objectif, expliquer aux journalistes les raisons de cette grave perturbation enregistrée dans la production et la desserte de l’électricité dans les ménages.

A cette occasion, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a déclaré que le barrage hydroélectrique Kaléta est à l’arrêt pendant toute la journée. Avec une capacité de 240 mégawatts, ce barrage ne produit que 110 avec une assistance du barrage Garafiri. Dr Taliby Sylla avait à ses côtés l’administrateur général de l’Electricité de Guinée (EDG).

Sur la question du fonctionnement actuel du barrage Kaléta en cette période qualifiée d’étiage, le ministre Sylla a répondu ceci : «pendant la saison sèche, Kaléta ne peut donner que 33 mégawatts. Nous avons réfléchi… et nous avons fait une simulation. Garafiri a une retenue d’eau, Kaléta n’en a pas… Il y a combien de kilomètres entre les deux, les lâchées d’eau à partir de Garafiri prennent combien de temps pour arriver à Kaléta. Nous avons trouvé que Garafiri peut alimenter Kaléta… Pendant la journée, le barrage Kaléta ne fonctionne pas, c’est Garafiri qui envoie l’eau qui est accumulée jusqu’à ce qu’elle arrive à la côte 110 pour ne pas provoquer la cavitation. Et dès que cela est fait, l’EDG appelle Kaléta qui envoie le courant à partir de 18 heures. Un moment où la demande est accrue de Conakry jusqu’à Labé. Quand on venait de lancer le barrage Kaléta, 80 mégawatts seulement permettaient d’alimenter tout Conakry. Aujourd’hui, à partir de 18 heures, nous sommes face à une demande de 345 mégawatts, les consommations ont considérablement augmentées. C’est pourquoi, ces 110 mégawatts tiennent jusqu’à zéro heures et à partir de cette heure, nous commençons à accumuler de l’eau pour avoir les 110 afin de reprendre dès 18 heures. Aujourd’hui, sur 75 mégawatts de Garafiri, nous n’avons que 40 et sur 240 mégawatts du barrage Kaléta, nous avons que 110 mégawatts. Nous corrigeons ce déficit à travers les centrales thermiques », a-t-il expliqué.  

AG-RPG : Les piques de Bantama contre les opposants

Au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi 6 janvier 2018 à Gbessia, le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, Sanoussy Bantama Sow a sermonné les opposants au régime d’Alpha Condé dans l’intérêt supérieur de la Guinée, a-t-on constaté sur place.

Le ministre Bantama Sow a invité les opposants à se mettre au-dessus de l’ethnie et de la région. «J’invite nos amis de l’autre côté d’accepter le bienfait. Qu’ils acceptent de s’inscrire dans la logique du bonheur du peuple de Guinée. Qu’ils acceptent de s’inscrire sur la ligne du développement de la Guinée. Qu’ils acceptent de se mettre au-dessus de l’ethnie et  de la région. Qu’ils se considèrent tout simplement Guinéens», a-t-il lancé dans la foulée.

Poursuivant, Bantama Sow a réitéré son appel aux opposants à se donner la main pour une Guinée unie et prospère. «Alpha Condé a au cours de l’année 2017 mobilisé des ressources. 20 milliards en Chine, 21 milliards en Europe, ce qui fait au total 41 milliards de dollars. Cela veut dire que nos amis de l’autre côté doivent accepter de nous accompagner dans l’intérêt supérieur de la Guinée. Tous ceux qui ont connu la Guinée de 1992 à aujourd’hui, ont eu la chance de voir les grands partis politiques, parmi lesquels figurent le PUP, UNR, PRP ainsi que d’autres partis qui n’existent pas aujourd’hui, mais la Guinée continue à rester. C’est pourquoi j’invite tous les politiciens de la Guinée à  se donner la main pour une Guinée unie et prospère…», a-t-il dit.

Selon le ministre Sow, les manifestations politiques doivent être pacifiques afin de pouvoir conserver les acquis du régime Condé. «Après Alpha Condé, c’est un autre Guinéen qui sera le président. Il se peut qu’il soit Kissien, Toma, Peulh, Soussou, Baga etc. Alors souhaitons que celui qui viendra commence où Alpha Condé s’est arrêté. Evitons le recommencement perpétuel, évitons la casse lors de nos revendications, conservons ce qu’on a déjà», a-t-il expliqué.

Revenant sur les élections communales, Bantama Sow a rappelé que le RPG doit forcément les gagner, une condition sine qua non selon lui, pour le RPG de rafler l’élection présidentielle de 2020. «Chaque parti politique doit désigner les chefs de quartier où il a gagné. C’est pourquoi, nous demandons aux responsables de tous les quartiers  de se retrouver dans les quartiers parce que la bataille se passera dans les quartiers… Si on veut gagner l’élection présidentielle de 2020, il nous faut forcément gagner ces élections communales…», a-t-il fait savoir.

Dans la même logique, Bantama Sow a invité ses collègues du gouvernement à s’investir afin que la liste du RPG passe dans leur quartier. «Chaque cadre qui a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat, doit se battre pour que la liste du RPG gagne dans son quartier. Le président de la République a été choisi sur la base de son projet de société. Il  a désigné les membres du gouvernement avec lesquels il a estimé qu’ils pourront exécuter ensemble son projet de société. Donc mobilisons-nous pour la réussite du programme du chef  de l’Etat, Alpha Condé».

Plus loin, le ministre Sow a dénoncé le fait que les opposants ait vite commencé à crier à la fraude dans le seul but de préparer l’opinion nationale et internationale pour une éternelle contestation. «Déjà nos amis de l’autre côté ont commencé à pleurnicher, ils crient déjà à la fraude. On comprend que c’est une manière de préparer l’esprit de l’opinion nationale et internationale. Le chien aboie et la caravane passe, ils n’ont qu’à crier à la fraude, le 4 février 2018, ils seront battus à plate couture parce que leur programme, c’est de se mettre dans l’éternelle contestation. Prions Dieu que le RPG se succède au pouvoir parce qu’il y a des aigris qui cherchent le pouvoir dans ce pays. Si jamais ils arrivent au pourvoir, ce n’est pas bon pour notre pays…», a-t-il conclu.

Buzz sur le prétendu mariage de Nantou: l’outrage fait à l’honneur d’une femme

«Je ne me suis pas remariée, je ne suis pas prête à me remarier. J’ai perdu mon mari, il y a à peine une année… Tout le monde me dit que je me suis remariée et que mon mari est le petit Macron et que Macron a montré l’exemple aux jeunes »

Suite aux folles rumeurs relatives au mariage de la Coordinatrice nationale du RPG Arc-en-ciel, Hadja Nantou Chérif Konaté,  à un jeune de 34 ans, l’intéressée vient d’apporter un démenti formel. Très peinée, Hadja Nantou Chérif a déclaré qu’elle ne s’est  pas remariée et qu’un projet de mariage n’est même pas dans son programme.

La député Hadja Nantou Chérif a fait ce démenti ce samedi 6 janvier 2018 à la faveur de l’Assemblée générale de son parti à Gbessia.

Lisez en intégralité son démenti !

«Je voudrais rassurer les militants du RPG Arc-en-ciel sur un sujet qui me concerne. Le 31 décembre 2017 et d’ailleurs tout comme les années précédentes, j’organise un déjeuner chez moi. A ces occasions pareilles, les femmes, les hommes, les jeunes, bref tout le monde m’invite à prendre des photos. C’est ce que j’ai fait le 31 décembre 2017. Après, j’étais très surprise d’apprendre que je me suis remariée à un jeune de 34 ans et que j’ai 79 ans alors que même mon grand frère n’a pas encore cet âge. Mais quand cela ne tienne et ce n’est pas ce qui me gêne. Dire que Hadja Nantou Chérif Konaté s’est remariée à un  jeune de 34 ans qui ne doit être que mon petit-fils, je suis obligée d’apporter un rectificatif. Je ne me suis pas remariée, je ne suis pas prête à me remarier, j’ai perdu mon mari, il y a à peine une année. Je vous assure le mariage pour le moment ne m’intéresse pas… J’ai été appelée un peu partout à travers le monde, tout le monde me dit que je me suis remariée et que mon mari est le petit Macron et que Macron a montré l’exemple aux jeunes parce que le président Macron s’est marié à une vielle et que Hadja Nantou aussi s’est mariée à un jeune. Il n’est pas question, je le dément ici formellement, je ne suis pas remariée  et je ne suis pas prête à le faire».

Lire vidéo:

Négociations pouvoir-SLECG : le grand Imam de Conakry fait le point

Joint ce vendredi 5 janvier 2018 au téléphone par Guinéenews, le  premier Imam de Conakry, Mamadou Saliou Camara a déclaré que ses négociations entre les autorités et le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG), «aboutiront bientôt».

Interrogé sur la question relative à la sanction administrative contre le syndicaliste Aboubacar Soumah, Secrétaire général adjoint du SLECG, El hadj Mamadou Saliou Camara a répondu : «Pendant qu’on entamait les négociations, nous étions déjà vers la fin du mois donc, ce n’était pas facile…»

Poursuivant, le grand Imam de la Mosquée Fayçal, a indiqué qu’ils tiennent à la parole donnée tout en invitant les autorités à faire autant. «Nous sommes en train de travailler, nous avons pris des engagements, nous respecterons notre parole d’honneur que Dieu fasse que les autorités aussi, respectent la leur», a-t-il lancé au bout du fil.

Il faut par ailleurs rappeler que la grève des enseignants a été lancée le vendredi 13 novembre 2017. Qualifiée d’une grève «sauvage et illégale», elle a paralysé tout le système éducatif guinéen, entrainant des morts et des dégâts importants.

Guinée : Le syndicaliste Aboubacar Soumah dénonce les manœuvres gouvernementales !

« Le gouvernement a donné cent millions à l’inter-centrale pour désorienter les enseignants…»

Dans un entretien téléphonique qu’il nous a accordés ce jeudi 4 janvier 2018, le Secrétaire général adjoint du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah a fait de graves révélations qui, à ses yeux, sont de nature à désorienter les enseignants de leur objectif qui n’est autre que la lutte pour l’amélioration de leur conditions de vie.

Voici en in extenso sa déclaration !

« Le gouvernement a donné cent millions de nos francs à l’inter-centrale, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) et la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG). Bien avant, le Secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo avait remis cinquante millions à la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Education (FSPE) qui est sur le terrain depuis la semaine dernière.

Ces missionnaires de la FSPE en tête son secrétaire général, Amara Baloto Keita, ont visité beaucoup de préfectures dont Mamou, Dalaba, Pita, Boffa (…). Nous avons les échos de leur passage. Partout où ils sont passés, ils ont été humiliés. Je suis très ravi de la réaction des enseignants qui ont compris qu’on doit se donner la main pour lutter afin que nos conditions de vie soient améliorées

C’est officiel, ma propre centrale syndicale USTG a confirmé au sortir d’une de ses réunions que le gouvernement a débloqué cent millions pour que les deux centrales aillent sensibiliser les enseignants. Une fois encore, nous nous réjouissons des réponses des enseignants infligées aux missionnaires qui sillonnent à l’intérieur du pays.

Concernant le congrès du SLECG, nous n’avons pas encore fixé une date mais, c’est vers la deuxième moitié du mois de janvier 2018. Le temps pour nous de finir l’installation de nos bureaux dans les préfectures et dans les communes. C’est après avoir validé tous ces bureaux que nous allons programmer automatiquement le congrès ».

Toutes nos tentatives de recouper cette information auprès des deux secrétaires généraux de l’inter-centrale CNTG-USTG sont restées vaines.